Confinement 3

École à la maison. Un an après, on y retourne, et ça fait bien mal au cul j’te le dis. Cette fois-ci, la mère a appris de ses erreurs et optera pour la stratégie dite de Koh-Lanta, qui consiste à assurer les bases niveau survie tout en dégageant les éléments perturbateurs. Assurer les bases, c’est être présente à la visio de 10.00 parce que faut bien bosser, c’est faire à bouffer 2 fois par jour, et c’est éventuellement faire lire et écrire un peu les petits histoire de renforcer un peu les bases encore fragiles. MAIS, ce n’est PAS cuisiner des légumes verts à chaque repas et ce n’est PAS jouer sa vie sur le coloriage du mandala demandé par la maîtresse des CP3. La continuité pédagogique c’est important évidemment, mais il est pas en prépa ton môme il est en CP3, ne l’oublies pas je compte sur toi. 
Allez, courage les meufs. On va y arriver, tu vas y arriver, et même si tu n’y arrives pas, on s’en fout complètement. Éduquer un enfant, ça se joue sur 20 ans, pas sur une période de confinement.

Ça roule

La parentalité option ça roule tout seul, je crois qu’on y est. Pile maintenant. Imagine bien que je savoure l’instant. Tout me paraît si facile en ce moment. J’ose pas le dire trop fort, le karma peut être une telle pute parfois, regarde Britney (#freebritney). Mais bon, j’ai souvent braillé ici que j’en avais ras la culotte de mes gamins, alors là que ça va bien, y’a pas de raison que j’te dise rien. On est potes ou pas ? Compte pas sur moi pour te donner des tips pour gérer en même temps une visio, un plat de lasagnes, l’attestation de sécu et la dictée de mots des CP3, j’en sais rien moi j’suis pas ta reum à toi. D’ailleurs les meufs qui font ça je sais pas toi, mais moi j’ai envie direct de leur faire un mulet au sécateur. Mais je peux quand même te dire qu’en vrai y’a pas de secret. Si ça me parait simple à présent, c’est parce que mes enfants sont grands. Avant 5 ans cherche même pas, c’est chaud patate. Que t’en ai un ou que t’en ai quatre. Un môme petit modèle, c’est totalement dépendant, ça épuise, ça rend dingue, ça fait des colères et ça chope des maladies. C’est comme ça, pas le choix. Alors courage à toi si en ce moment t’es en plein dedans, et souviens toi que c’est pas toi qui fais pas ce qu’il faut, que c’est pas toi qui t’organises mal, que c’est pas toi qui sais pas gérer tes mômes, non, non, c’est rien de tout ça. c’est juste la petite enfance, celle qui puise toute l’énergie, celle qui flingue les nuits. Courage à toi, un jour viendra et tu trouveras que c’est (presque) trop facile crois-moi.

Coûte que coûte

Cette année, coûte que coûte, on fêtera les 7 ans des jumeaux a décidé la mère à l’approche de la date anniversaire du jour où elle s’est délestée à la fois de 6 kilos de bébés et de sa capacité à maitriser ses sphincters. Voilà comment elle se retrouva avec 7 gamins à la maison. 7 ans, 7 gamins. C’est une règle basique qui permet en général de pas trop se laisser déborder. 2 ans, 2 copains, ça fait pas beaucoup, penseront certains. Rappel rapide de la seconde règle basique de l’anniversaire : à 2 ans, tu fêtes l’anniv de Juliette avec sa mémé et sa tata uniquement. Tu te réserves le carton d’invitation à paillettes que t’as vu sur Pinterest et l’atelier Kids du Musée des Arts Deco pour quand Juliette sera plus autonome. Pour le moment elle s’en fout alors tu t’épargnes si tu veux pas finir toute burnoutée. Niveau programme, la mère a eu ce qu’on peut qualifier de fausse bonne idée : organiser un concours géant et compter les points pour chaque activité proposée. Chaises musicales, puissance 4, tours de kapla, etc … tout jeu deviendra l’occasion de cumuler des points qui permettront de monter dans le classement puis de gagner des médailles (#StartupNation). Ça mettra un peu de piment s’est dit la mère, pour si jamais l’ambiance retombe. Sauf que 7 mômes shootés aux Tagada, c’est pas du tout le même délire que d’organiser le bingo des seniors de Saint Hilaire du Harcouët et que l’ambiance, avoisinant régulièrement les 120 db, n’est évidemment jamais retombée. La mère s’est immédiatement rendue compte de son erreur. Ce concours était une idée à la con. Tous les mômes voulait absolument TOUT gagner, les plus sournois trichaient allègrement, les plus sensibles chouinaient à l’injustice, pleurs et cris primaires pendant 3 heures, je le souhaite à personne. Certains en sont venus aux mains sur la finale des chaises musicales. J’te jure c’est vrai. La fragilité du petit mâle de 7 ans t’as pas idée. Bref, coûte que coûte, on a fêté les 7 ans, et ça lui a coûté à la mère, ça lui a coûté …

Finie la bamboche

La bamboche, c’est terminé, mais pas le carnaval qu’a braillé la mère quand elle apprit que les mômes auraient le droit de venir déguisés à l’école. Là qu’on lui autorisait enfin un truc, elle allait pas passer à côté. Ni une ni deux, la voilà en train de retourner l’appart afin de trouver LA tenue parfaite pour sa progéniture. L’air déterminé de sa génitrice fit d’abord flipper l’ado qui a bien cru un moment qu’on l’obligerait à incarner la Reine des Neiges des 4eme C vu comme c’était parti cette affaire. La deuxième-née, 10 ans, a rapidement freiné les ardeurs de la mère. Laisse maman, c’est moi qui m’occupe de ma tenue de carnaval, c’est mon déguisement, mon corps, mon choix. 1 pour la môme, 0 pour la mère qui avait plus d’un tour dans son sac et deux enfants supplémentaires pour assouvir ses désirs de liberté durement arrachés. Pas de bol, le petit, 6 ans, refusa catégoriquement tout accessoire pouvant mettre en péril sa routine de reassurance quotidienne qui consiste principalement à ne jamais rien changer. Le môme porte ainsi les mêmes baskets depuis la moyenne section, celles en 29 alors qu’il fait depuis un bon 31. Juge pas meuf, chacun fait comme il peut. La mère comprit vite que le succès de l’opération reposait uniquement sur les épaules de la petite dernière qui choisit un déguisement de Wonder Woman parmi une vingtaine de robes de princesses. Faut dire que depuis le coup du pont de l’Alma, princesse comme métier, ça fait vachement moins rêver. Au même moment, t’as la 10 ans qui déboule dans la chambre habillée en pute. Si si. Total look cagole inspiration Mandelieu la Napoule et maquillage excessif, la mère se surprit un instant à jalouser sa fille sur sa maîtrise du rouge à lèvres. Alors Maman, tu me trouves comment en Ariana Grande ? Absolument ra-vi-ssante ma chérie, lui répondit la mère à qui il reste quelques bases d’éducation positive. 
Tu vois les mômes en fait, c’est comme l’anglais sur un CV, tu dis que tu maîtrises mais tu fais vachement moins la maligne quand faut pratiquer.
PS : Le 6 ans ayant réussi à s’ouvrir le menton pour la sixième fois consécutive fut déguisé, bien malgré lui, en gueule cassée.

La liste

Note que la môme a développé un goût pour les listes qui interroge évidemment sur sa non-capacité à lâcher-prise, mais cette liste-là, je vais la garder précieusement. Elle reflète précisément ce qu’est la vie d’une enfant de 10 ans option confinement. Une môme de 10 ans, ça passe sa vie sur un écran, mais ça lit aussi, t’angoisse pas Marie-Cystite, l’un n’empêche pas l’autre alors hydrate-toi. Une môme de 10 ans, ça joue à des trucs dont t’as jamais entendu parler. Et ouais, il est fini le temps où tu lui apprenais à jouer au batawaf ma grande. Respire, ça va bien se passer, y’a un moment où faut bien les lâcher. Moi ca y est, je m’y suis habituée. L’enfant fait sa petite vie et m’en fait part ce temps en temps, même si je me rends bien compte que c’est de moins en moins souvent. Même pas mal. Ça fait partie du job. Tu les as accrochés aux nichons jours et nuits et paf un matin, t’as rien compris, ça passe sa vie à faire des squishys. T’inquiète Josette, moi non plus je sais pas ce que c’est. On notera pour la forme que l’enfant n’a malheureusement pas mentionné de bosser son Bescherelle. C’était soit ça, soit trottinette et la môme sait l’importance de l’activité physique. 

Le coup de mou

Le voilà, le coup de mou qui revient chaque hiver aussi régulièrement que le mois Saveurs d’Italie chez Picard. Fatigue extrême, irritabilité et motivation sous le niveau de la mère. Pas de bol, de la motivation, il t’en faut un minimum pour élever 4 mômes sinon tu te fais bien chier. Ça marche aussi pour un môme unique mais reconnais quand même que tu limites les possibilités d’emmerdements. Et pas la peine de me sortir un mantra positif à la con que t’aurais lu dans un guide de développement personnel. J’emmerde le développement personnel. Voilà, comme ça t’as une idée de l’état d’esprit du moment. Le coup du variant anglais, ça a été la goutte d’eau. Même Jean-Louis le scénariste de Joséphine ange gardien il aurait pas osé un truc aussi éclaté. Pas crédible, trop gros, trop tordue comme idée, on oublie Jean-Louis. Tu l’auras compris, le coup de mou est cette année plus lourd que d’habitude, comme tonton quand il a un coup dans le nez. 
La mère essaie mollement de résister mais certains jours, c’est compliqué, certains jours, elle a envie de chialer. Et pourtant Dieu sait si son niveau d’exigence a considérablement baissé. Ce qui l’excite à mort désormais c’est de réussir à faire cuire correctement ses blancs de poulet. Imagine bien que c’est pas avec ça qu’elle va pimper son Linkedin. Alors elle attend, la mère, même si elle ne sait plus vraiment quoi exactement, peut-être qu’on lui donne l’envie, comme disait Johnny, parce que pour la vie d’avant, elle a bien compris qu’il allait falloir être patient.

Madame Cachetajoie

Ce fut une semaine qu’on qualifiera d’instable, à l’instar des humeurs de la mère. Ça a commencé dès lundi matin avec le sms de Mme Cachetajoie, l’instit des CP 4, sournoisement balancé à 8.32, prévenant de son absence du jour et recommandant si possible de garder l’élève, élève que la mère avait déposé à 8.30 puis rattrapé in extremis par la capuche à 8.33 afin de le ramener à la maison. Montagnes russes émotionnelles pour le môme, celui qui est hyper à l’aise sur le concept de racine carré mais beaucoup moins sur celui de l’imprévu. C’est souvent le cas pour les enfants « comme ça », m’a dit ma voisine, celle qui a fait 1 an de psycho à Nanterre. Bref, l’enfant fut un peu paumé, mais a vite su tirer profit de la situation. Sa journée serait entièrement consacrée à construire un truc géant sur Minecraft vu que ses parents, télé-travaillant, auraient autre chose à foutre que de s’en occuper. 
Jour 2, Mme Cachetajoie récidive. Re-texto a 8.32, re-rattrapage de capuche, re-Minecraft à volonté. La mère soupçonne très vite une faille personnelle chez Mme Cachetajoie, qui prendrait corps dans ce refus d’anticipation. Elle aussi a fait psycho à Nanterre. 
Le môme lui commence à trouver ça sympa. La mère beaucoup moins, surtout quand la petite dernière a décidé de brailler sévère en réalisant que son frère jumeau vivait sa meilleure vie en pyj à la maison pendant qu’elle devait de son côté se cogner l’ apprentissage du son oi et du riz pilaf.
Jour 3, tu me crois si tu veux, Mme Cachetajoie refait la même. Même texto, même timing, même galère. C’est maintenant une certitude, cette instit ne va pas bien, mais la mère décida pourtant de ne pas s’agacer. Elle préféra attendre les annonces officielles de Jean-Mi, prévues en jour 4, celles qui à coup sûr rebattraient à nouveau les cartes de son organisation familiale. Il faut toujours en garder sous le pied, lui disait mémé. La mère sait pertinemment que le combat se gagnerait sur la durée.

Retrospective

14 janv. Grève des transports, la mère s’essaie chaque matin aux nouveaux modes de déplacements urbains pour aller au bureau. Le nid de poule du boulevard Pereire lui fera abandonner le même jour la trottinette électrique et la dignité. 

23 fev. Numéro 3, aka Ragnar s’ouvre le menton pour la 5ème fois consécutive. La mère, forte de son expérience, essaya de recoller l’enfant à coup de strips miraculeux, de graines homéopathiques et de méthode Coué. En vain. 8 heures d’attentes aux urgences. 

18 mars. Première expérience de Home-Schooling. La mère, qui connaît ses limites, les atteint au 3ème jour. Elle en écrit un article sur le blog (lien en profil). L’article est lu par des dizaines de milliers de lecteurs. La mère est rassurée, elle n’est donc pas la seule à en chier. 

17 avril. Premier gros voyage en famille prévu en Floride. Putain de covid. La mère connaît par cœur toutes les bonnes adresses sur Rodeo Drive mais attend encore le remboursement des billets. C’est pas demain qu’elle fera la bitch à Miami.

10 mai. La mère signe un deuxième contrat d’édition. Joie, fierté, et flippe de la mort de ne pas réussir à écrire un truc correct. Ça passe un jour ?

5 juin. L’ado a 13 ans. La mère n’est pas prête et essaie de s’adapter tant bien que mal à cet individu aussi désagréable que de mauvaise foi. On va pas se le cacher, y’a des ratés. 

20 juillet. Départ en vacances. Quitter la Porte de Champerret après des mois en confinement procure à la mère une joie folle. Tu l’as pas vue dans cet état depuis le nouvel an 2003 à la Loco.

30 août. Les ravages de l’expérience home-schooling sont encore bien présents et la mère inscrit ses mômes à toutes les activités extra-scolaires proposées par la mairie pour ne pas les avoir dans les pattes à la rentrée. Depuis, ils ont fait d’énormes progrès en twirling bâton.

20 sept. La mère a survécu à la réunion de rentrée des CP 3, au serre-tête velours de Marie-Cystite, mais pas à l’intensité du groupe WhatsApp des parents d’élèves.

21 oct. La mère s’autorise un apéro de copines pour souffler un peu. Le seul, parce que faut bien vivre un peu bordel. Les 7 copines seront positives au covid 3 jours après. Pas la mère, qui se demande si elle n’aurait pas développé un super pouvoir depuis qu’on lui a recousu le périnée à vif. 

15 nov. Télétravail + mômes à l’école. La mère, cheveux approximatifs et teint de bidet, vit désormais en pyjama avec son chat sur les genoux. Elle commence même à y prendre goût. 

20 déc. La dernière-née annonce ce matin à la mère vouloir faire un erratum sur la totalité de sa liste au Père Noël. Elle a changé d’avis, elle ne veut plus du tout ca. La mère pensait pourtant avoir bien anticipé cette année, mais apparemment pas assez…

Guy et Michel

En cherchant le cahier rouge dans le fond du cartable, la mère trouva un tube de colle sans bouchon et un petit mot d’Alphonse qui s’interrogeait sur la faisabilité d’une histoire avec ma dernière-née. Tu ve ètre mon amoureuze ? Tout ça en police CP sans serif. Si t’en as pas en stock à la maison, sache que la police CP ressemble à celle d’un vieil oncle analphabète testé à 2 grammes, mais en plus mignon. C’est mignon mais c’est mort, balança la fille, aussi déterminée qu’une Miss France devant un test de QI. C’est mort, comme je l’ai déjà dit à Octave la semaine dernière et à Arthur la semaine d’avant. Note que le môme de 6 ans est chaud comme une baraque à frites. C’est mort parce que moi je vais vivre avec mon frère jumeau alors j’ai pas besoin d’amoureux. Le frère jumeau en question, celui qu’on surnomme Ragnar, rapport à la série Viking – ça te donne une idée du caractère de l’enfant – clôt le débat d’un définitif « de toutes façons, si L. trouve un amoureux, je lui pète toutes les dents ». Alphonse se fera donc éconduire demain matin, mais devrait s’en remettre plutôt bien vu qu’il a écrit le même courrier à Léa, Elisa, Lou et Marguerite. Note que le môme de 6 ans n’a rien contre le polyamour. Ça a fait marrer l’ado, qui de sa longue expérience a pu calculer que le bail c’est un ratio de 9 refus/10 demandes, donc autant multiplier les chances. La mère trouve qu’il est meilleur en maths quand il veut pécho que quand il doit bosser les nombres relatifs. La plus grande peur de la mère, quand elle a appris qu’elle attendait des jumeaux, c’etait qu’ils se suffisent à eux-mêmes, comme dans ce reportage qui avait hanté ses nuits, où Michel et Guy, jumeaux, vieux garçons et passionnés de puzzles, habitaient ensemble, à 54 ans, dans un T3 près de Vesoul. Je ne sais pas encore si mes jumeaux à moi auront un destin aussi tragique, mais dès demain, c’est décidé, finis les puzzles.

La puissance du seum

Un jour, une meuf qui avait du passer une mauvaise journée m’a écrit ce message délicieux « Votre bouquin est nul, je ne comprends pas pourquoi écrire qu’il faut donner des Curly aux enfants, c’est complètement con, et d’ailleurs pourquoi avoir fait 4 enfants si c’est pour vous plaindre tout le temps. Si vous n’arrivez pas à vous en occuper correctement, fallait pas en faire autant ». Délicieux, j’vous avais prévenu. Bref, Corinne était vénère. Corinne était surtout magistralement passée à côté du propos du bouquin, mais rappelons-nous qu’elle avait passé une mauvaise journée. Ne négligeons jamais la puissance du seum. Alors Coco, là que tu vas mieux, petit rappel des règles de la maternité :
– Des enfants, tu en fais autant que tu veux. 0, 1, 2 ou plus. C’est ton choix, c’est toi qui vois. 
– En vrai, t’en fais surtout autant que tu peux, tout le monde n’a pas le luxe d’avoir l’utérus performant de Marie-Cystite qui attend son sixième. 
– Tu te plains si ça te fait du bien. Tu as le droit de gueuler, de brailler, de râler, d’avoir la flemme, de regretter parfois d’être devenue mère, ça n’enlèvera JAMAIS le fait que tu aimes tes enfants éperdument, et pourtant dieu sait à quel point ils peuvent être chiants. 
– Enfin, personne n’a le droit de te dire que tu ne t’occupes pas de tes mômes correctement, On pourra te donner des conseils, t’aiguiller, te soutenir, t’orienter, mais jamais, JAMAIS personne ne doit te faire douter de tes capacités.
– Et évidemment, oui, tu peux donner des Curly aux enfants. 
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