Pourquoi je n’aurai pas d’autres enfants

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Evidemment, si ma moitié me proposait d’avoir un 5 ème enfant, je pense que je pourrais me laisser tenter. Mais ça n’arrivera pas. Déjà, parce que l’annonce des jumeaux en guise de petit troisième n’a pas été accueillie immédiatement comme la meilleure nouvelle de l’année, mais aussi parce que notre famille semble avoir trouvé un certain équilibre, encore fragile je le sens, et qu’un autre bébé pourrait tout faire basculer. Egoïstement, j’aimerais retrouver l’excitation d’un test de grossesse positif, l’impatience d’une première échographie, la magie du ventre qui s’arrondit et des petits mouvements que l’on commence à sentir doucement. J’aimerais accoucher à nouveau, allaiter à nouveau, materner encore un peu plus longtemps. Mais il me semble plus sage de s’arrêter à quatre enfants. Je pense à mon grand, qui a eu tant de mal à trouver sa place auprès de son frère et de ses 2 soeurs, à ses épaules trop petites pour supporter la responsabilité qu’il s’est lui-même attribuée.  Je pense à ma grande, qui est en demande constante d’attention, et à qui je dis trop souvent, « plus tard », « pas maintenant », « attend un peu ». Je pense à mes twins, qui luttent pour leur quota de maman disponible. Je pense à mon couple, aussi, qui essaie de rester solide malgré les sollicitations permanentes d’un quotidien de famille suffisamment nombreuse. Et je pense à moi, aussi, un peu. Mais alors pourquoi c’est si difficile de se dire que c’est terminé, que mon tour est passé, qu’il n’y aura plus de bébé à la maison ?

19 commentaires sur “Pourquoi je n’aurai pas d’autres enfants

  1. Je pense que c’est toujours difficile, quelque soit le nombre d’enfants, de tirer un trait sur la grossesse et les premiers mois avec un petit bébé …
    Je suis certaine que je ressentirai cela aussi, le moment venu …
    Mais tu as déjà une famille magnifique !
    J’en profite pour te souhaiter une bonne année 2016 …

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  2. Je n’en suis qu’au début de la création de ma famille, mais je pense pouvoir comprendre … j’avais lu quelque part qu’il fallait 5 ans pour faire le deuil du dernier enfant que l’on aura pas. ^^
    Bonne année 2016, profite bien de ta belle famille.

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  3. Comme je te comprends!! Bien que la majorité du temps je me dis que 3 c’est bien assez… je me surprend à rêver d’un petit dernier… Mais mon Mr A est pas très pour… et si il y en avait a nouveau deux en même temps?!! Moi je préfère éviter de penser que tout ça est déjà dernière moi et de penser que qui sait…le temps nous le dira:) Bonne année à toute ta jolie famille!

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  4. Eh eh tellement difficile de te dire cela que tu as fait un superbe lapsus dans le titre en mettant un s à « aurai »… Et si finalement il s’ agissait d’une question encore ouverte ?

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  5. Et puis ce n’est pas tout. Tu as mis d’autres enfants au pluriel dans ton titre…
    Bon ben sur ce je te laisse méditer sur tes désirs profonds et non sur ce qui est raisonnable

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  6. c’est marrant mais alors que je suis encore enceinte je te comprends très bien…tout le monde me dit que l’accouchement me fera changer d’avis. peut-être, peut-être pas… pour le moment j’ai en tête qu’on en souhaite ensuite un deuxième et ça me va. mais lorsque (j’espère) nous en serons au deuxième et à approcher de la naissance….je pense que ça sera un peu difficile pour moi. de dire adieu à ces moments, ces attentes, ce grand bouleversement qu’on retrouve peu de fois dans la vie

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  7. Sujet qui me parle particulièrement !
    C’est vraiment un deuil de se dire que l’on aura pas d’autre enfant (même au singulier ;-))
    C’est un deuil que j’ai vécu 2 fois.
    La première après mon 2e.
    Après avoir bien fait la paix sur le sujet, après m’être très sereinement projetée avec des enfants qui grandissent et avec qui je pouvais partager plein d’autres choses que les câlins et les couches des 1eres années, après une séparation, après la rencontre avec mon mari qui n’avait pas d’enfant, j’ai dû faire un deuil à l’envers, le deuil de cette projection que j’avais, de cette nouvelle respiration dont je bénéficiais après des années difficiles avec mon N°2.
    Et aujourd’hui que mon petit troiz est là, que je ne sais même pas comment j’ai un jour pu imaginer qu’il aurait pu ne pas y être, que la quarantaine approche à pas de géant, que la responsabilité de 3 petits êtres à faire grandir, à accompagner, à soutenir toute leur vie pèse parfois lourd sur mes épaules, le deuil est quand même encore à refaire. Quoi, plus de premiers pas, de premiers mots ? Déjà fini ? (« Déjà » c’est parce que maintenant N°3 daigne dormir la nuit et se lever à une heure correcte. Il y a quelques mois/semaines « déjà » n’était pas vraiment le mot).
    Et pourtant je suis certaine de ma décision, pour toutes les raisons que tu as citées. Mais le deuil de la maternité reste viscéral…

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  8. c’est une belle réflexion sur ta vie de mère et de femme. je suis bien d’accord, c’est difficile de se dire que c’est finit, même si on pense que c’est plus raisonnable pour l’équilibre familial

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