Et j’ai baissé la garde

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Depuis quelques semaines, c’est devenu plus difficile. Les jumeaux nous poussent à bout, et même si je savais que ce serait difficile, je n’avais pas anticipé que ça le serait autant. Ils cherchent clairement à tester les limites de la résistance parentale, et de mon coté, je dois l’avouer, la résistance est bien faible. Les cris, les pleurs, les caprices et les crises de nerfs se succèdent à la maison. Là où j’arrivais à être au clair avec mon comportement vis-à-vis des ainés, je n’y arrive pas pour les derniers et j’ai une fâcheuse tendance à « céder » beaucoup. Parce que je voudrais ne plus les entendre juste le temps de faire réviser la leçon du grand, parce qu’un hurlement supplémentaire pourrait me faire basculer, parce qu’une crise de plus serait la crise de trop, parce qu’il sont 2 est que c’est du non-stop, parce que je culpabilise aussi un peu de ne pas avoir plus de temps pour eux, parce l’accumulation de fatigue me fait tellement mal, parce que j’ai besoin de me trouver des excuses … je cède. Le gâteau avant le diner, encore un dessert, le pyjama rose, pas le rouge, les couchers à rallonge, le vélo dans le couloir. Je laisse faire, et aujourd’hui, je paie le prix fort. L’engrenage infernal typique : Le môme est méga pénible, je cède en lui donnant de qu’il veut parce que je suis occupée, parce que c’est facile, parce que je suis à bout. Ça fonctionne quelques secondes avant qu’il ne revienne à la charge sur autre chose, je re-cède, pour gagner 3 minutes de paix supplémentaire, puis le gamin revient une nouvelle fois, et là je craque, je braille, je hurle sur le môme qui ne comprend pas pourquoi soudain, ça ne fonctionne plus. Vous m’auriez vu hier soir, proposer 4 jouets différents, 3 livres, 6 doudous, un biberon d’eau, de lait, chaud, froid, pour arriver à faire taire numéro 3 qui refusait d’entrer dans son lit. Evidemment, dans ces cas-là, numéro 4 comprend alors immédiatement que c’est le moment d’entrer en scène et je mettrais près d’une heure pour la coucher elle-aussi. Le quotidien ressemblent de plus en plus aux meilleurs épisodes de Super Nanny, ceux où tu ne comprends pas comment le parent peut être assez neuneu pour se laisser traiter comme ça par ses gamins. Hier soir, le parent neuneu, c’était moi, et je ne pensais pas que ça pouvait m’arriver. Mais l’écrire ici est le début du changement. Challenge accepted.

23 commentaires sur “Et j’ai baissé la garde

  1. comme je te comprend. il est parfois bon et facile pour nos santé mentale et pour avoir le droit de faire quelque chose juste 2 minutes dans le calme et sans une petite personne hurlante accroché à sa jambe. l’engrenage est terrible, j’ai du mal à en sortir aussi mais avec le temps je commence à y arriver même si il y a encore des phases de rechutes. bon courage

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  2. Ça fait peur quand on se rend compte qu’on serait le parent parfait pour apparaître dans une émission comme Super Nanny (tiens, d’ailleurs, ça me donne une idée de billet par rapport à ma cadette) … Parfois, je fais le même constat parce que oui, j’essaie d’éviter les cris et quand je choisis d’aller au front, je me dis aussi que j’aurai pu éviter les cris en faisant autrement.
    Bref, pas simple. Bon courage

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  3. Nous n’en avons qu’un (pour l’instant), mais il y a eu un passage à peu près équivalent il y a quelques semaines avec H., il fallait négocier pour tout, et nous finissions la plupart du temps par céder, évidemment …Et là, nous sommes en pleine période de « lune de miel » … Il est irréprochable … Jusqu’à quand ? 😉
    Bon courage à vous ! Et surtout pas de culpabilité …

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  4. J’ai du me planter en envoyant mon commentaire ce matin, ce n’est pas grave, je recommence…..
    Un petit conseil, tout petit, mais qui m’a souvent aidée : met leur un « coup de pression » au lever, ou quand tu les récupères.
    Pas facile. On est à la fois fatiguée et contente, trop contente de les retrouver.
    Et bien non. Au placard la culpabilité, pour plus tard les câlins les mamours.
    Un peu de froideur n’a jamais tué.
    Quand je récupérais mes trois affreux petits mâles à la sortie de l’école, ou crèche plus école selon les années, si j’avais le malheur d’être un peu cool au départ, c’était foutu. La soirée partait en cacahouète, irrécupérables, des gremlins en puissance.
    Si au contraire, je m’opposais aux premières demandes « non, vous attendrez la maison pour le gouter, non, pas de télé ce soir – à l’époque, nous avions encore la télé-, non, pas de ds, vous allez jouer dans le jardin), j’avais la paix toute la soirée.
    ça vaut ce que ça faut.
    Et puis qd on est fatiguée, si fatiguée….. les nerfs prennent vite le dessus.
    Mais t’inquiètes, moi une partie des miens sont devenus grands, et on s’adore, malgré les tempêtes qui se sont parfois (souvent ? trop souvent….) abattues sur la maison……
    Essaie de te reposer.
    Fais toi aider.
    Tiens, une question. Et papa, dans tout ça ???

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    1. Merci de ton message. Ma moitié est beaucoup plus stricte que moi sur les limites, et évidemment, ça se passe mieux ;). Mais je suis bien décidée à reprendre les choses en main, avant que les gremlins ne se réveillent 😉

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  5. Mon dieu, déjà avec une des fois je pète les plombs quand elle fait ses caprices et que moi je suis crevée alors 4 avec des jumeaux en plus, je sais même pas comment tu fais ! Je te souhaite tout le courage du monde

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  6. On dirait moi il y a quelques semaines… Et en plus moi j’ai la belle mère qui s’en mêle vu qu’on vit sous le même toit dans l’attente de la fin des travaux de notre maison… J’ai décidé d’être plus stricte et de ne plus avoir peur de passer pour la méchante… Et il y a du mieux… C’est pas encore ça et je craque souvent mais on va y arriver! Courage ma belle! Des bisous

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  7. Ton hier soir était mon vendredi soir dernier. Impossible de me retenir d’hurler après eux, de jurer intérieurement puis de jurer tout haut, de leur dire « je ne m’occupe plus de vous on attend papa »… C’était il y a une semaine et la culpabilité est encore présente mais purée qu’est ce qu’ils sont ch… Pardon. Je pense qu’il est impossible de ne pas craquer ils sont deux on est parfois seul(e) face à eux. Bon courage, demain sera meilleur, et puis il y aura encore des moments pénibles puis des faciles…

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  8. Courage! Je crois qu’on passe toutes par des phases où la fatigue s’accumule et où les voyants indiquent qu’on a besoin de souffler, de calme… J’ai remarqué un truc qui pourrait presque déboucher sur une théorie scientifique: plus le parent est fatigué, épuisé, plus le môme est infect! Mes deux grandes qui étaient plutôt cools ont été absolument horribles pendant le premier trimestre de ma troisième grossesse pendant lequel j’ai cumulé baisses de tension, nausée, fatigue,… Gros bisous et prend soin de toi.

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  9. Oui, pour ne pas craquer, ça arrive… et même parfois sans s’en rendre compte ! Heureusement, tu en as conscience… Chez moi, avec mon dernier colérique (aujourd’hui ça va mieux mais s’il n’est plus dans la confrontation il reste dans la négociation!), je me suis rendue compte que les ainés aussi préféraient souvent lui céder un jouet, un livre ou un gâteau, juste pour avoir la paix…

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