Maman puissance 4 : Découvrez Else

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Nouveau portrait tout en douceur aujourd’hui. Je vous propose de découvrir l’univers d’Else et de sa jolie tribu de quatre petites filles. Bonheur et sérénité émanent de chacune de ses lignes,  se mélangeant à cette élégance particulière qui la caractérise. Une maman résolument inspirante, comme je les aime tant.

La famille nombreuse, c’était un rêve de petite fille ?
Oui, je crois qu’on peut dire ça comme ça.
Non, pas parce que je suis issue d’une famille nombreuse, au contraire, j’ai grandi entouré d’un papa et d’un grand frère (mes parents ont divorcé lorsque j’étais petite et c’est mon papa qui a eu notre garde). Notre petit trio, plein de tendresse et de complicité, était toutefois assez exclusif, nous partions régulièrement en vacances, faisions plein d’activités (spéléo, randonnée, escalade, plongée…) mais toujours juste nous trois, la grande majorité du temps. Mon papa était toujours disponible et bienveillant, nous étions sa force et je crois qu’il était pleinement heureux, du moins en tant que papa, à nos côtés.
Mais avec le recul et mon regard d’adulte, je pense qu’un peu de tristesse et de mélancolie, en filigrane, ont aussi teinté ces années là…
L’envie d’avoir des enfants m’est apparue comme une évidence, avant mes 10 ans, mais deux, comme moi et mon frère, c’était trop peu… je voulais me sentir entourée, comblée… je voulais de l’agitation, du bruit, de la vie autour de moi, mon homme + 3 ou 4 enfants était pour moi un peu la famille idéale et rêvée, oui !
Après bien sûr, je n’étais pas certaine d’y arriver mais je savais ce que je voulais évité de reproduire… et puis j’ai rencontré mon Olive ! 🙂

À 18 ans, lorsque je suis venue à Paris pour mes études, j’habitais une petite chambre de bonne, au 6e étage d’un immeuble dans le 14e. Et j’ai eu la chance et le plaisir de m’occuper, pendant les 3 ans où j’ai été dans cet endroit, des 4 enfants de mes voisins qui habitaient deux étages en dessous de chez moi. Je les ai gardés quasiment tous les mercredis soirs, j’aidais la grande pour ses devoirs… j’en garde de très bons souvenirs, je me souviens des repas que nous passions ensemble, tous les cinq et je n’ai jamais trouvé cela trop, quatre enfants, au contraire, j’ai tout de suite adoré !

Raconte-nous quelques jolis souvenirs de tes grossesses et de tes accouchements
J’ai été chanceuse, j’ai eu quatre grossesses très douces, très zen. Je n’ai jamais connu les nausées du premier trimestre et j’ai, chaque fois, été en forme jusqu’au bout, juste un peu plus de fatigue pour ma dernière grossesse, à 36 ans forcément ce n’est pas comme à 27, l’âge que j’avais quand ma première fille est née.
Et puis 4 accouchements simples et rapides. Je crois sincèrement n’avoir jamais appréhendé ce moment, même pour le premier. Je souhaitais que cela, se passe au maximum, le plus simplement et le moins médicalisé possible et je voulais vraiment éviter la péridurale, me dire que j’étais capable de m’en passer, quand tant de femmes, l’immense majorité, n’ont pas d’autres choix que de faire sans. Et j’ai réussi les 4 fois ! Luce (ma 2e) et Anouk (ma 4e) ont été les plus rapides, moins d’une heure après mon arrivée à la maternité… Assise à chaque fois (position la plus naturelle me semble t-il ?!) mon Olivier derrière moi…

Lorsque j’étais enceinte de notre premier enfant, (nous avions gardé la surprise du sexe pour la naissance, comme pour chacune de mes grossesses (ou presque, je vous en dirai plus à ce sujet un peu plus tard…)), nous avions choisi les deux prénoms, Mila ou Lou, et étions extrêmement heureux et impatients de faire connaissance avec ce premier bébé avec peut-être une petite préférence pour une fille… L’accouchement a eu lieu tout en douceur, une après-midi ensoleillée d’avril, une toute jeune sage-femme adorable à mes côtés, sans péridurale. Notre enfant vient de naître, la sage-femme me pose ce tout petit-être, tout chaud sur la poitrine et sort de la pièce, nous laissant savourer ce moment entre nous… Elle revient une quinzaine de minutes plus tard, nous demandant, alors ? Tellement heureux et émus, nous n’avions même pas encore regardé qui de Mila ou Lou était dans mes bras… La sage-femme a alors soulevé délicatement notre bébé, et je me souviens de la joie et de l’émotion si douce qui nous a envahit Olivier et moi, une fille !!!

À quoi ressemble une journée type de ton quotidien ?
Je me lève toujours la première, j’aime prendre ma douche et m’habiller quand toute la maison est encore endormie.
Bon, en général, j’ai déjà eu un petit tête à tête câlin-tétée avec ma dernière, qui bien souvent, se réveille un peu avant mon réveil, mais se rendort ensuite, régulièrement, dans notre lit, à côté de son papa.
Puis je file embrasser ma grande qui dort encore, ma collégienne, qui commence le plus souvent à 8h. On se retrouve dans notre grande et familiale pièce à vivre, vers 7h, le petit déjeuner est prêt quand elle arrive et quant à moi, ou je termine de me préparer : je me sèche les cheveux, je me maquille, les matins où je dois amener la plus petite à la crèche (les mardis, jeudis et vendredis).
Sinon les autres jours de la semaine, où j’ai un peu plus de temps devant moi (les lundis et mercredis, c’est Olivier qui s’occupe d’amener Luce et Maï à l’école pendant qu’Anouk reste avec moi à la maison), je commence ma séance de yoga, la maison est encore calme… j’en profite !
Puis ma grande s’en va à 7h40 (le collège est à 10 minutes à pieds de la maison, une chance !). Et je monte réveiller Luce, Maï puis Anouk et son papa si ils dorment encore… Là, la petite heure qui suit est bien remplie et c’est souvent assez variable, ou Maï, presque 5 ans, se réveille et s’habille en moins deux, ou… c’est beaucoup plus long… et presser ce petit monde, ce n’est pas toujours simple et généralement nous partons (à pieds, écoles et crèche sont tout près) toujours juste, juste… mais, jamais en retard malgré tout, ouf !!
Puis, si nous sommes mardi, jeudi ou vendredi, en rentrant, je m’accorde le luxe d’un bon petit déjeuner dans le calme, je prends le temps de ranger un peu, bien souvent brancher une lessive (ah! le linge quand on est 6 !!! C’est sans fin !) et je me met au travail… graphisme, m’occuper de retoucher mes photos, mettre à jour mon blog… et puis 16h est très vite là et je pars chercher d’abord Maï, Anouk puis Luce… et Mila parfois aussi, selon l’heure à laquelle elle finit.
Les lundis et mercredis, je termine ma séance de yoga (entre 1h30 et 2h selon les matins, en fonction aussi du bon vouloir de ma dernière), je prends un bon petit déjeuner (ah!! le petit déjeuner c’est sacré !!) puis je profite de mon Anouk tout en m’occupant des nombreuses choses qu’il y a à faire dans une grande maison, joyeusement et intensément remplie par 4 enfants ! Si nous sommes mercredi, nous profitons en douceur toutes les 5, de notre après-midi entre filles, il n’y a pas d’activité ce jour là et c’est tant mieux !
Ensuite les soirées sont variables, le mardi c’est toujours un peu plus la course, avec les cours de danse de Luce puis de Mila, les devoirs des grandes… en tout cas, je les gère en solo, Olivier rentre rarement avant 20h30/21h. Je cuisine beaucoup, j’aime trop manger pour me rabattre sur des plats déjà tout prêts, et j’aide souvent Mila ou Luce, avec mon tablier de cuisine autour de la taille, mes mains parfois pleine de farine d’avoir préparé une pâte à tarte ou un gâteau, ou alors en train de couper mes légumes pour la soupe… Maï et Anouk sont d’ailleurs souvent mes petites assistantes en cuisine, touiller, casser des œufs, elles adorent… Il y a chez nous beaucoup de convivialité et de plaisirs partagés, en famille, en cuisine !! J’adore faire plaisir à mes filles en leur préparant des plats qu’elles aiment tout comme j’adore aussi préparer des choses rien que pour moi et Olivier… il faut faire plaisir à tout le monde !! Ce moment là, bien sûr, est toujours ponctué par de nombreuses interruptions, chamailleries diverses et variées, lessives à étendre, les pipi ou caca sur le pot de la dernière, douches ou bains des petites… et vers 19h30, tout le monde à table ! Puis une histoire (ou 2 ou 3), pour les deux plus petites ou pour les 3 dernières et parfois les 4 ensemble, dans le grand lit de Mila ! Et vient le moment de se mettre au lit, Luce et Mila dorment souvent ensemble, Maï adore également dormir avec Luce (dans son lit en hauteur c’est trop bien !) ou sinon dort dans son lit, juste à côté d’Anouk. Mais du coup, il faut négocier, réussir à mettre tout le monde d’accord, pas toujours simple !!! Argh ! Puis, je m’occupe de mademoiselle Anouk, qu’il est toujours assez long d’endormir ! Hum!! Tétées, câlins, il faut que je reste à côté d’elle jusqu’au dodo, sinon, sinon… ça marche pas !! Et comme mademoiselle est une petite dormeuse, je redescends rarement avant 21h15 / 21h30 (parfois 22h ou plus… bouhou !!!).
Nous essayons de passer un petit moment tranquille moi et mon Olive, en ce moment nous regardons la série « Game of thrones », un épisode chaque soir… et nous sommes des couches tard, rarement au lit avant 00h / 00h30.

Qu’est-ce qui est le plus difficile pour toi dans la gestion d’une famille nombreuse ?
Lorsque j’ai eu mes deux premiers enfants, je travaillais tous les jours, en tant que graphiste, dans une agence (à Paris, dans le joli quartier du Marais), mais je n’avais pas un statut de salariée (j’ai toujours été en profession libérale), je me suis arrêtée 15 jours avant d’accoucher pour ma première, même pas un mois pour ma deuxième. Nous avions une nounou, en garde partagée, à la maison, je rentrais à 19h tous les soirs…
Depuis l’été 2010, nous nous sommes éloignés de Paris et je suis à la maison. En 2009, j’ai créé mon activité (créations textiles pour enfants) dans laquelle je me suis beaucoup investie pendant 5 ans environ, puis peu après la naissance d’Anouk, notre dernière, j’ai stoppé cette activité pour m’occuper de mes enfants.
Anouk va 3 jours par semaine à la crèche, ce qui me laisse un peu de temps pour travailler (j’essaye de reprendre peu à peu mon premier métier, le graphisme), mais dès 16h, moment où je pars chercher les filles à l’école/crèche, je me consacre entièrement à elles.
Durant mes années en tant que créatrice textile, je retravaillais systématiquement tous les soirs après avoir couché les enfants, 1h, 2h ou 3h parfois… le week-end très souvent aussi…
Aujourd’hui, j’ai cette chance de pouvoir être disponible pour eux dès la sortie d’école, alors oui, bien sûr, il y a beaucoup de choses à faire, mais je considère que dans ma situation actuelle, j’ai le temps de pouvoir les gérer. Et puis mes grandes me donnent aussi des petits coups de mains, Luce en particulier, elle s’occupe d’Anouk lorsque j’ai besoin, de temps en temps, lui donne parfois sa douche et plein d’autres petites choses qui rendent le quotidien plus rond et un peu plus facile… Maï également, range régulièrement, d’elle même, super bien sa chambre, quand le bazar devient un peu trop envahissant (et qu’elle n’a plus trop de place pour jouer comme elle veut sans doute ! ;-). Et puis d’ailleurs, bien souvent, je n’ai pas besoin de leur demander, elles s’occupent énormément toutes ensemble, l’avantage aussi d’une famille nombreuse… Et sincèrement, je crois n’avoir jamais entendu à la maison, la phrase « Maman, je sais pas quoi faire ? » !!
Il est important que chaque membre de la famille tienne compte de l’autre, apprenne le partage et la patience, à 6, c’est primordial.

Car, c’est sûr, avec 4 enfants, on peut très vite avoir la sensation d’être débordée en permanence et il est indispensable d’être bien organisé. J’ai toujours la tête remplie de toutes les petites choses qui font partie d’un quotidien de famille nombreuse, mais j’ai l’impression que j’arrive à peu près à tout ranger dans des petites cases bien ordonnées… au final le quotidien est dense, oui, mais tout roule à peu près bien !

Qu’est-ce qui te manque le plus, que tu ne fais plus assez souvent depuis que tu as quatre enfants ?
J’ai vraiment besoin de moments en tête à tête avec moi-même et les 3 jours par semaine où Anouk est à la crèche me le permettent. Je suis seule chez moi et j’adore ces petites journées. Tout en travaillant, où je met la musique fort où je passe des journées entières dans le silence, ça me détend, me fait du bien et me recharge pour aborder les fins de journées intenses qui m’attendent ! Et généralement Olivier travaille à la maison le vendredi, un petit bout de journée rien que tous les deux, c’est important, nécessaire, on en profite pour se faire un petit resto le midi de temps en temps…

Sinon, il faut avouer que les sorties en amoureux se font très rares, que cela me manque, oui, mais je me sens tellement comblée émotionnellement auprès de mes enfants et que si j’ai un petit coup de mou, si la fatigue se fait trop pesante, je me réjouis toujours de la perspective d’une nouvelle sortie en famille ou de nos prochaines escapades… et ça me rebooste très vite !
Dans quelques semaines nous partirons 8 jours tous les 6 à Venise, où nous fêterons les 5 ans de notre troisième. Au printemps dernier, nous étions partis 10 jours en Irlande, des vacances bien remplies et vraiment délicieuses !

Ah! Sinon, lire !!! Ça me manque beaucoup ! Tant de livres qui attendent à la maison et tellement peu de temps à leur consacrer, alors je me rattrape avec les livres pour enfants, que j’adore et les filles aussi…  On passe de doux moments de lecture ensemble, ça compense et puis je suis patiente, je sais que les moments pour mes lectures reviendront…
Après, d’un point de vue professionnel, ne plus pouvoir exercer correctement mon métier (que j’aime) pour le moment. Il y a cette sensation de manque qui grandit et un besoin de pouvoir à nouveau s’épanouir de ce côté là.
Mais en septembre, Anouk rentrera en maternelle, alors j’espère réussir, peu à peu, à reprendre une activité régulière, de la maison. Et puis cela devient nécessaire ; que toute le côté financier incombe à Olivier, devient pesant et stressant, pour lui comme pour moi.

Quelles sont les erreurs que tu as faites avec les premiers, que tu as pu corriger au fur et à mesure des maternités ?
Les années passant… 1, 2, 3 puis 4 enfants… on s’organise mieux, on optimise certaines choses, on s’attarde moins sur d’autres… on se fait davantage confiance et on aborde les choses avec plus de recul et aussi plus d’indulgence.
En ce qui concerne l’allaitement, sujet qui me tient beaucoup à cœur, je pense avoir trop pris en compte, en particulier pour mon premier, les différents avis qu’on a pu me donner. J’aurai dû davantage m’écouter… et j’ai dû attendre mon quatrième enfant, l’expérience personnelle et plus de distance et de sérénité pour connaître la douceur d’un allaitement réussi ! Du coup, aujourd’hui, j’allaite encore Anouk qui aura 32 mois le 1er avril… comme dit mon mari, je me rattrape et je l’allaite pour quatre cette petite !! 🙂

Si tu avais une baguette magique, tu changerais quoi dans ta vie aujourd’hui ?
J’aimerai parfois pouvoir appuyer sur un bouton « pause » et être davantage spectatrice de ce que je vis, tout va si vite…
(Il est difficile de pouvoir consacrer, individuellement, du temps à chacune et je trouve que c’est une des choses les plus difficiles à organiser au sein d’une famille nombreuse et c’est pourtant si important !)
Et si je pouvais, rajouter quelques heures de sommeil supplémentaires à mes nuits… toujours trop courtes !
Mais, sinon, franchement, je l’aime ma vie en ce moment, mon chéri, nos 4 puces, je suis gâtée et comblée !!

Si tu ne devais donner qu’un seul conseil à une jeune maman  ?
Je dirai surtout que chaque maman doit vivre sa maternité comme elle l’entend, comme elle le souhaite tout comme j’aime qu’on me laisse librement vivre la mienne.
Qu’on ait un enfant, deux, trois ou plus… à chaque femme, chaque parent, son vécu et son ressenti, chaque mère doit aborder sa maternité avec sa propre histoire et son chemin qu’il l’y a mené… Et puis chaque enfant vous apporte et vous comble, chacun à leur manière. Et c’est bon d’apprendre simplement d’eux et de soi même, juste dans le cocon familial.
Je pense être d’une nature optimiste, bien sûr, il m’arrive de douter, de m’énerver, de m’emporter de temps en temps, surtout quand la fatigue s’accumule, mais je retombe aussi vite qu’un soufflé, ça ne dure jamais longtemps, et la majorité du temps, je pense être détendue et surtout confiante.
Et même après avoir été parents à 4 reprises, nous découvrons et apprenons aussi et encore, tous les jours, de l’une, de l’autre, de l’interaction entre chacune…

Et le petit cinquième, il t’arrive d’y penser ?
Non, ou alors je choisis l’option jumeaux !! 😉 Je trouve que 4 enfants est un chiffre parfait et je pense qu’une fratrie au nombre pair est plus équilibrée.
En tout cas, c’est vraiment le cas je trouve, dans notre configuration familiale, avec les écarts d’âges de nos enfants.
Nous avons 2 duos : Luce et Mila ont deux ans d’écart, et Maï et Anouk deux ans également. (2005 / 2007 puis 2012 / 2014).
Et c’est très agréable en ce moment, de pouvoir revivre une deuxième fois le plaisir de la petite enfance si touchante et craquante avec notre petit duo, tout en profitant de nos deux grandes, avec qui nous pouvons faire de nouvelles choses, partager des moments et des discussions entre grands…
Je trouve cela extra d’être tour à tour en mode maman de pré-ados et maman de tout-petits ! C’est très stimulant, très joyeux et passionnant à vivre ! Et puis c’est déjà énorme et un sacré challenge d’accompagner 4 petites personnes jusqu’à l’âge adulte… !!!

Donc non petit cinquième il n’y aura pas, le papa non plus ne le souhaite pas, et puis je me sens trop « vieille » pour un autre enfant, j’aurai 40 ans l’année prochaine.
Et j’ai des projets professionnels, l’envie de reprendre à nouveau mon travail, qui me plaît !

Sinon, j’entends encore régulièrement (dès notre deuxième en fait !) : « Il faut faire le petit garçon maintenant !! » alors ça me fait sourire mais je trouve cela un peu lourdaud aussi… Bien sûr que ça nous aurait plu d’avoir un petit garçon, je ne vous dirai pas le contraire, mais sincèrement, 4 filles, 4 garçons ou un mix des deux, c’est avant tout 4 enfants, 4 êtres différents et aujourd’hui, je suis si heureuse d’être la maman de Mila, Luce, Maï et Anouk.
Je ne ressens aucune forme de frustration ou manque quelconque et Olivier partage complètement mon point de vue là-dessus. Nous avons choisi d’avoir 4 enfants, et jamais aucun d’eux n’a été motivé par la volonté de faire un garçon.

Et pour la petite histoire, lorsque j’étais enceinte de mon dernier bébé (nous avions choisi à nouveau de garder la surprise du sexe pour la naissance), lors de ma première échographie, le gynéco, à qui je n’avais rien demandé, s’est fortement avancé à me dire qu’il y avait de grandes chances pour que ce soit un garçon, zoomant avec son appareil sur la zone « sensible » et à l’entendre dire cela ne faisait quasiment pas de doute ! Maman de trois filles, forcément j’ai trouvé ça chouette et nous avons passé un peu plus de deux mois, son papa et moi à nous imaginer parents d’un petit gars, nous l’appelions même entre nous par son prénom, que nous avions déjà choisi. Et puis, lors de la deuxième écho (le jour de mon anniversaire !), cette même personne nous dit, que finalement ce sera… une fille !! Et ce jour là, je vous mentirais si je vous disais que je n’ai pas été déçue (j’aurai bien aussi étripé le gynéco, mais bon, je m’égare !!), évidemment ce n’était pas la déception d’avoir une fille, mais nous étions déçus de savoir que nous ne connaîtrions jamais ce petit garçon que nous nous étions imaginé son papa et moi ! J’ai beaucoup pleuré les jours qui ont suivi, c’est vrai, et puis, et puis… Anouk est arrivée !
Et aujourd’hui quand je vois notre Anouk, si chou, si adorable si vous saviez… Anouk que j’ai réussi à allaiter et que j’allaite encore (alors que cela avait été bien compliqué pour ses trois sœurs malgré ma motivation et mon envie d’y arriver)… Je suis une maman, maman de filles, oui, mais je suis surtout maman de quatre enfants !

N’hésitez pas à allez faire un tour sur son blog ou sur son compte Instagram,  ses photos sont magnifiques !

12 commentaires sur “Maman puissance 4 : Découvrez Else

  1. Bravo pour cette belle interview et la franchise de cette maman concernant ces 4 filles et l’anecdote de la petite 4ème, qui m’a beaucoup touchée ! C’est expliqué avec beaucoup de finesse, de sincérité et de subtilité et très doux à lire.

    Aimé par 2 people

  2. Je viens de lire ce témoignage d’une traite, et je ne retiens que la douceur et la sérénité, à laquelle j’aspire tant, entre mon travail de fou, mon mari et le sien (travail de fou) et nos quatre enfants si remuants…

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