Maman puissance 4 : Découvrez Isaline

Capture d’écran 2017-06-24 à 23.04.24.png

Isaline, c’est la super copine qu’on a envie d’avoir. Adorable, hyperactive, souriante et trop sympa, cette fille-là n’hésitera pourtant pas à raconter aussi quand ça ne va pas. Portrait de la wondermum qui se cache derrière le blog Therese and the kids.

La famille nombreuse, c’était un rêve de petite fille ?

Pas du tout. Petite fille je disais à qui voulait l’entendre que je ne voulais pas d’enfants. Je me sentais trop égoïste, trop irresponsable. Je me voyais carriériste et riche. Je pensais que c’était l’image du bonheur. Cette certitude m’a suivi longtemps. Et puis un jour, j’ai rencontré « Monsieur ». Lui, il rêvait d’une tribu; 4 enfants. L’amour ça chamboule tous vos plans. Et même si parfois c’est très dur, j’aimerais revenir en arrière parler à cette petite fille et lui dire de se la fermer avec ces certitudes et que la vie sans carrière, avec moins d’argent, mais plein d’enfants. c’est LA VIE , avec un grand V.  Mon papa nous disait enfant que nous étions sa richesse. Sa plus grande richesse. Il a raison. Ici, nous sommes riches.

Raconte-nous quelques jolis souvenirs de tes grossesses et de tes accouchements.

Mes grossesses et mes accouchements ont tous été différents.Et heureusement. A ma première grossesse, inévitablement le premier souvenir qui me revient en tête, c’est lorsque j’ai su que j’étais enceinte. Je souriais bêtement, mes jambes étaient molles comme du coton, et je tenais ce bâtonnet dans mes mains comme si c’était le Saint-Graal. Ce matin là, tout a basculé car ensuite j’ai eu de très fortes douleurs. Je me suis rendue aux urgences pour une consultation. Après 2 échographies,ils m’ont diagnostiqué une grossesse extra-utérine. Je me souviens avoir pleuré toutes les larmes de mon corps. J’ai été gardée la nuit à l’hôpital pour que le lendemain matin on m’opère. A mon réveil juste avant de passer au bloc, le médecin chef décide de me faire une échographie pour vérifier et là, je l’ai vu. Cette petite poche minuscule. Elle était là, dans mon utérus, bien à sa place.#bonheur.

A ma deuxième grossesse, j’ai pu accoucher « normalement » malgré ma première césarienne. Avoir mon petit mec rien qu’a moi tout de suite au lieu d’attendre en salle de réveil, c’est mon plus beau souvenir. Et la, l’allaitement a été si simple si fusionnel.

A ma 3ème grossesse, je me souviens de mon aînée qui caressait mon ventre et qui sentait les coups de pieds. Ok, ce n’est pas très original, mais c’est émouvant. C’est vrai. Et la, après mon accouchement l’allaitement a été si simple si fusionnel que j’ai prolongé jusqu’à 18 mois. Bon j’avais arrêté de travailler aussi . Ca aide. Aussi. Et pour ma 4ème grossesse et accouchement, j’ai essayé de profiter de chaque instant même si franchement avec 3 petits devant, j’ai eu peu de temps pour me reposer.

À quoi ressemble une journée type de ton quotidien ?

Je dirais qu’elle est axée autour des horaires de l’école et de la vie des enfants. Le matin, mon mari se lève en premier pour changer Tom et préparer le petit-déjeuner. Nous passons un temps plus ou moins rapide selon l’heure du réveil en famille autour du petit-déjeuner puis les grands et mon homme partent à l’école et au travail. Je reste avec les deux petits à la maison. Le matin, est consacré aux corvées en tout genre, lessive, course, rangement. Souvent, j’en profite pour cumuler une tâche avec quelque chose d’agréable pour eux comme une sortie à la place de jeux ou à vélo. Mon quotidien est assez simple mais organisé pour me permettre d’abattre quelques « corvées obligatoires ». A midi je récupère les grands pour le repas puis ensuite les reconduis à l’école pendant que les petits font la sieste. Le soir, mon homme rentre et il enfile sa tenue de papa. C’est à ce moment-là que je peux penser un peu à moi et écrire sur le blog, par exemple. En ce moment, nous pensons, nous mangeons nous respirons déménagement. Il y a des cartons plein la maison. Chacun essaie de retrouver des repères. Ce n’est pas évident mais nous sommes heureux d’avoir pu construire notre nid douillet.

Qu’est-ce qui est le plus difficile pour toi dans la gestion d’une famille nombreuse ?

Ces temps vu que nous sommes en plein dans les cartons, ce que je trouve difficile c’est la sollicitation et la gestion des besoins et envies de chacun. J’aimerais pouvoir y répondre de manière correcte tout en gardant patience.Un challenge quand c’est la 7ème fois en 5 minutes, qu’un de vos enfants vous interrompt et vous appelle. « MAMAAAAAAN »

Qu’est-ce qui te manque le plus, que tu ne fais plus assez souvent depuis que tu as quatre enfants ?

Faire la fête de manière insouciante, l’amour, une manucure, le sport, …Non mais plus sérieusement, il y a deux choses qui dernièrement me manquent. C’est partir avec mon mari. A deux. Avant nous le faisions une fois par année, au minimum. Et l’autre chose, c’est prendre du temps avec chacun des enfants. Je veux dire un vrai temps de qualité. Avant, nous nous organisions pour avoir un temps privilégié avec chacun de manière individuelle. Depuis que nous avons passé le cap de deux enfants, c’est beaucoup plus dur voir même quasiment impossible. Cependant, le soir nous prenons mon mari et moi, 5 minutes par enfant pour parler de la journée ou de ce qu’ils veulent. C’est déjà ça, c’est vrai mais j’aimerais pouvoir leur consacrer une heure ou une activité en tête à tête. Je trouve que c’est très important et que cela se ressent ensuite dans la vie quotidienne quand ils ont ou non leur « réservoir d’amour » rempli.  Un jour j’y arriverais peut-être…

Quelles sont les erreurs que tu as faites avec les premiers, que tu as pu corriger au fur et à mesure des maternités ?

Trop écouter les gens. Trop lire. Trop croire ce qu’on raconte sur la parentalité. Au fur et à mesure, j’ai laissé parler mon instinct maternel. J’ai pris de l’assurance. Par exemple, je pensais qu’il était complètement irresponsable de prendre Louise dans notre lit lorsqu’elle était bébé. Alors j’ai des photos ou je suis couchée dans son petit lit alors qu’elle avait que quelques jours. Heureusement, j’ai vite réalisé que cela ne lui ferait aucun mal de faire du cododo avec nous. Pourtant, je me rappelle avoir beaucoup culpabilisé voir même menti à certaines personnes pour ne pas avoir me justifier. Depuis, je fais beaucoup moins attention à ce que pensent les gens. Je fais comme je peux. Et c’est déjà pas mal.

Si tu avais une baguette magique, tu changerais quoi dans ta vie aujourd’hui ?

Alors me refaire les seins (ahahah) non mais plus sérieusement si demain tu me donnes une baguette magique, je nous rendrais tous invincibles. Parfois je flippe quand je pense que la maladie ou dieu sait quoi pourrait emporter un de nous. Avec la santé, on a la vie devant nous.

Si tu ne devais donner qu’un seul conseil à une jeune maman ?

Un seul? C’est difficile. Ahaha. Je lui tiendrais la jambe. Je lui dirais qu’elle a le droit d’être imparfaite, qu’il faut respirer et lâcher prise. Si on me montrait, la maman que j’étais à ma première je me secouerais. J’étais une dingue du contrôle et de la perfection. J’ai piqué des crises juste parce que parfois je n’avais pas pu donner le bain à la bonne heure ou pas eu le temps de préparer son petit pot. J’ai eu changé ma première 3 fois dans une journée parce qu’elle avait des tâches à son body. Et à cette époque je travaillais à 80%. Bref. Maintenant, je suis plus détendue et sereine. Enfin, j’essaie de relativiser. Pas uniquement parce que j’ai arrêté de travailler, mais simplement parce que j’ai arrêté de craindre le jugement des autres et aussi parce que j’ai choisi mes priorités. Si je vais bien, ils vont bien. On mange des pâtes à midi et des pâtes le soir. Et alors? On a passé la journée dehors à jouer ensemble, j’ai pris le temps de leur lire 5 histoires au lieu de passer 30 minutes en cuisine. Et c’est très bien comme ça. Bref. Je m’égare pardon. Je lui dirais. Respiiiiire… et aime-les.

Et le petit cinquième, il t’arrive d’y penser ?

Oui bien entendu. J’y pense. Ce n’est pas un secret, j’aurais aimé avoir encore une fille. Alors parfois je me laisse rêver. Revivre le premier instant ou nos regards se croisent et ou je câline ses petites mains. Cependant, entre le fait d’y penser et le concevoir, il y a tout un univers. Après Louise et Jules, je sentais que nous n’étions pas au « complet ». Après ma 3ème grossesse, j’ai beau me dire que c’était ma dernière, je n’y croyais pas. Puis ensuite, je suis tombée enceinte de notre petit 4ème et j’ai su que là, c’était la dernière fois.

 

15 commentaires sur “Maman puissance 4 : Découvrez Isaline

  1. Merci pour la découverte 😊
    Parfois, on pense s’arrêter à 4 et les enfants font une pétition pour un cinquième 😉 (c’est ce qui s’est passé dans ma belle famille, chez moi, ma maman a eu interdiction médicale de tenter un quatrième)

    J'aime

  2. Merci pour la découverte.
    Mes parents auraient voulu avoir 4 enfants, mais ma maman a été obligée de s’arrêter à deux pour raison médicale. Du coup elle a fait famille d’accueil pour continuer à ds’occuper d’enfants.

    J'aime

  3. Toujours aussi sympathique cette série !
    C’est cette série qui m’a fait découvrir le blog **je lis le reste aussi ;)** et j’y prends toujours autant de plaisir.
    C’est plaisant de se retrouver un peu dans chacun de ces articles.
    On se sentirait presque normale 😀

    Aimé par 1 personne

  4. Très belle interview ! Je suis déjà Isaline sur son blog mais j’ai beaucoup aimé la découvrir encore plus dans cet article, et franchement chapeau à elle. Je suis l’ainée de 5 enfants et je me rends compte que ça n’a pas dû être facile pour ma maman quand on était petits.. 🙂

    Aimé par 1 personne

  5. Sujet très intéressant sur votre blog maman. J’ai vraiment pris le temps de lire l’article pour en prendre des leçons. Et elle pense encore à un cinquième enfant ? Elle est trop courageuse, déjà 4 enfants ce n’est pas une partie de plaisir ; mais on dirait qu’elle en fait ses occupations un véritable plaisir. Très touchant

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s