Faut il faire passer ses désirs après ceux de ses enfants ?

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Cet été, assise au café en train de savourer à sa juste valeur un de mes rares moments de solitude depuis que j’ai décidé de fabriquer tout un tas de mômes, j’ai entendu mon voisin de table demander à sa femme : « Chérie, plage ou piscine ? »… (S’il vous plait, ne jugez pas de la profondeur de leur discussion, on était en vacances). Elle a répondu qu’elle préférait la plage, mais comme le petit voulait aller à la piscine,  ce sera piscine. Intérieurement, je me suis dit que si ça avait été à moi qu’on demandait, on aurait été à la plage, sans aucun doute. Suis-je égoïste de penser ça ? Devrais-je faire passer les désirs de mes enfants avant les miens ? Je n’ai plus de principe d’éducation depuis longtemps, mais je continue de m’accrocher à cette phrase riche de bienveillance et de sagesse : « parce que c’est moi qui décide ». Pourquoi on ne peut pas avoir des pâtes ce soir au dîner ? Pourquoi je ne peux pas mettre ce tee-shirt pour aller chez Papi ? Pourquoi tu ne m’achètes jamais de chaussures à paillettes ? Ça marche pour tout, et ça coupe court aux tentatives (stériles) d’argumentation, puisque de toutes façons, c’est moi qui décide ! Certaines d’entre vous me trouveront dure, limite méchante, des chaussures à paillettes ça n’a jamais tué personne ! Bien sûr (enfin, le débat reste ouvert sur l’autorisation de la chaussures à paillettes), mais le truc ici, c’est que nous parents sommes en infériorité numérique. On ne gagnera pas sur le nombre, alors si on ne veut conserver l’avantage, c’est plus facile de ne pas discuter mille ans sur chaque décision prise, d’un simple « plage ou piscine » jusqu’au choix plus important comme celui de l’école ou des activités extra-scolaires. Et imaginez bien que si je commençais à demander l’avis de chacun avant de choisir une destination de vacances ou le menu du soir, soyez sûrs qu’après plusieurs heures de négo, on aurait quand même à la fin des mécontents. Souvent, le « c’est moi qui décide » est assorti d’une courte justification, mais pas toujours. Souvent, je demande à l’un ou l’autre de décider pour tous les autres, plutôt que de décider moi-même. Mais je reste persuadée que si nous sommes arrivés à cette forme relative de sérénité familiale (pas tous les jours, évidemment, il y a encore très souvent à la maison des scènes de chaos à faire pâlir les scénaristes de GoT), c’est parce nous décidons à leur place. La danse le mardi soir, pile à l’heure compliquée des 3D (dîner/devoirs/dentifrice), c’est non. Le copain qui aimerait venir dormir à la maison samedi alors qu’on avait promis un ciné aux plus petits, c’est non. Évidemment j’explique pourquoi – une seule fois, inutile de rentrer dans un débat présidentiel, puisque rappelez-vous, c’est moi qui décide.  Évidemment, je trouverai un autre créneau pour la danse et proposerai une autre date au copain, mais je ne changerai pas MON organisation, celle qui me permet de garder la tête hors de l’eau malgré un job prenant et 4 enfants qui le sont encore plus. Attention, que ce soit clair, il ne s’agit pas là d’élever une fratrie de frustrés, à qui on ne donne jamais droit à la parole, il s’agit juste de donner un cadre pour que l’organisation familiale soit plus facile pour tout le monde. L’autre avantage du truc, c’est que je n’ai jamais eu le sentiment de sacrifier quoi que ce soit pour mes enfants, et s’il m’est arrivé de le faire, c’est parce que moi, je le voulais. Je ne voyage plus autant qu’avant par exemple, mais c’est mon choix. Les laisser longtemps loin de moi ne me plait pas beaucoup et l’intérêt que je trouvais à ce coucher de soleil exotique s’est estompé un peu, depuis que le soleil de ma vie, c’est eux ! Autre exemple, jamais je n’arreterai de travailler  « pour mes gosses », mais j’ai décidé, d’abord pour ma santé mentale à moi, même si eux aussi en ressentent les bienfaits, de passer à temps partiel.  Jamais je n’ai renoncé « à cause d’eux », mais une chose est sûre, si j’ai l’impression aujourd’hui d’être la maman la plus heureuse du monde, c’est entièrement de leur faute !

40 commentaires sur “Faut il faire passer ses désirs après ceux de ses enfants ?

  1. je me rends compte à te lisant que c’est un bon sens que j’ai complètement oublié. J’ai procédé ainsi avec mon ainée, et puis il y a eu ses angoisses, le psy, mes lectures sur la discipline positive. Et maintenant quand j’impose quelque chose (ce que je fais encore hein), je culpabilise d’être une maman pas assez bienveillante. Chez nous, Filliozat et compagnie ont fait beaucoup de mal car ils ont fait de moi une maman culpabilisée qui ne sait plus où elle en est. Alors que je pense sincèrement que le cadre que tu décris ici permet aux enfants plus de sérénité que d’être de petits tyrans. Mais quand j’impose et que ça finit en crise de larme (car je ne sais pas toi, mais moi si je dis « non tu ne fera pas une soirée pyjama un jeudi soir hors vacances », j’ai droit à une explosion nucléaire sur le thème « t’es une mère affreuse »), c’est comme si j’avais Gueguen et Filliozat dans ma tête qui me disaient « voila ma vieille, en voulant imposer des choses, vous détruisez des neurones dans le cerveau de votre enfant et en faites un être qui sera mal dans sa peau toute sa vie »…merci la culpabilisation!

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    1. J’avoue que c’est une psy qui m’a décomplexée. Ma « terrible » numéro 2 nous a poussée à bout, et j’ai du demander de l’aide. Pour cette enfant là, il fallait des limites claires, pas de discussion, pas d’émotion, pas de tergiversation. Elle avait besoin de m’entendre dire que j’étais LA personne en charge d’elle et que je savais MOI quelles étaient les bonnes décisions la concernant. De la possibilité de faire une soirée pyjama au choix de la jupe le matin, JE décidais sans argumenter, et j’avoue que ça a très bien fonctionné. En fait ma fille cherchait à passer du temps avec moi, et elle le faisait uniquement dans le conflit. Une fois que les possibilités de conflits avaient disparus (Parce que j’imposais les choses), elle a trouvé une autre forme de communication avec moi et les relations se sont vraiment apaisées. Et s’il y a explosion nucléaire suite à un refus, elle m’a conseillé de rester neutre dans mon ton et dans mon comportement, pour lui monter que ça ne m’atteignait pas, et de l’envoyer dans sa chambre sans un mot, le temps qu’elle s’apaise de son coté. A l’époque, je n’avais encore que 2 enfants, et aujourd’hui, j’intellectualise moins le truc. Mais la neutralité du ton, et le passage par la chambre de décompensation, je l’ai gardé !

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      1. moi la psy m’a dit que Fleur était angoissée car je n’avais pas su la sécuriser (et elle a ajouté que cela n’était plus rattrapable)…t’imagine la culpabilité ressentie…J’aurais aimé avoir ta psy ! (et je crois que je vais appliquer ses mesures avec Rose qui comme ta numéro2 cherche sans cesse du temps avec moi en étant désagréable,en changeant 4 fois de vêtements le matin (comme si ça allait m’empêcher de la déposer à l’école)…

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      2. Au secours ! C’est chaud quand même de dire à une mère qu’elle a raté, tant pis, au revoir ! On va lui prendre un RV chez Filiozat à ta psy ;).
        Pour le changement de vêtements 4 fois, c’est pas possible. Même 2 fois c’est pas possible en fait. Tu vas y perdre ta patience, ta bienveillance et ta dignité :). Si tu veux, j’avais raconté ici les conseils que m’avais donné la mienne : https://quatreenfants.com/2015/11/05/super-nanny/

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  2. Est-ce l’effet 4 enfants ou pas ? 😉
    Nous fonctionnons sur le même principe ici.
    Il m’arrive même de les prendre à leur propre jeu 😀 Si je n’ai pas envie qu’ils regarde un DVD surtout SURTOUT je leur demande de se mettre d’accord sur le film 😉 😉 😉 soirée tranquille assurée !

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  3. Comme souvent tu remets (avec talent) les choses à leur place. Bienveillance, ça veut pas dire carpette. Entièrement d’accord avec toi!
    J’ajoute que choisir c’est aussi difficile voire lourd à porter. Et si l’après midi à la piscine est naze, ce sera de la faute du gosse?
    Décidons, c’est notre rôle.
    Après tout est question d’équilibre, hein!

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    1. Exactement, laisser le choix, pour un petit, c’est beaucoup de responsabilité. Demander à un petit de 3 ou 4 ans de choisir le menu du diner ou leur tenue pour l’école peut être une source de stress. Je pense que l’enfant doit être sûr de notre capacité à gérer. Pour lui, l’adulte doit rester celui qui SAIT ce qui est le meilleur pour lui. Evidemment, en grandissant, il est nécessaire de s’adapter et de tenir compte de leurs envies. Mon ainé à une liberté d’action bien plus étendu que ses cadets, mais on avance progressivement, tous ensemble !

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  4. Dire oui à tout ou accepter toutes leurs très nombreuses envies et demandes est impossible. Et même Comme ça je me dis que je cède trop souvent. J’en reviens encore souvent aussi à l’argument de c’est moi (papa et où maman) qui décide. Est ce que tu t’appelles papa ou maman? Tu ne veux pas faire tout à ma place non plus? Tu veux aller ranger le linge et préparer le souper aussi? Tu vas voire c’est super chouette aussi et pourtant je n’ai pas le choix non plus. Bouhouhou mauvaise mère que je suis. Allez franchement: ils savent très bien qu’ils tirent sur la corde et je n’ai pas envie de me noyer dans des explications. Même si parfois je leur dis: tu crois que je n’ai pas compris ou tu voulais en venir? Cela fait sans doute partie de l’éducation mais ce n’est pas très amusant de tjs devoir dire non. C’est épuisant même. Et ils sont de plus en plus rusés d’ailleurs. Comme ça ne marche pas avec maman ils passent au suivant: tu as vu papa les jolies chaussures de charles qui clignotent; c’est dommage moi je n’en ai plus. J’aimeraisi bien aussi en avoir à nouveau. Elles sont belles hein papa …. en fait le petit frère a récupéré les superbes chaussures de son grand frère qui ne sait plus les mettre. Ça c’était encore hier soir. Et j’admire la technique de d’abord demander au papa s’il les trouvent jolies avant de faire son malheureux. Bref. Il est bien difficile de tjs dire non et de placer des limites sans se sentir coupable. Mais d’un autre côté je leur dis aussi que tous les enfants n’ont pas la même chance ni autant de choix qu’eux. Que d’avoir tout ne les rendrait pas plus heureux etc etc. Mais ils ont des étoiles pleins les yeux devant les publicités de tous les jouets. Les parents doivent aussi être épanouis et donc oui nos besoins sont parfois vitaux aussi. L’équilibre est essentiel pour tous. Mais il ne reste jamais figé dans le temps. Nous sommes dans une époque de surconsommation ou nous avons l’embarras et le luxe du choix pour tout. Ce n’est pas tjs un cadeau pour nous parents. Mieux vaut avoir moins aller là où nous le décidons et y passer des superbes moments avec eux. Alors piscine ou mer nous passons tous par là je dirais en fonction de l’organisation autour et du timing ce qui est le mieux et en faire un moment génial avec eux même si ce n’est pas le choix initial. Et oui les we sont souvent trop courts pour tout faire et satisfaire tout le monde . Mais nous aussi parents il nous arrive d’être des jongleurs rusés. Mais c’est un éternel combat. Bien fatiguant.

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  5. N’aurais-tu pas raté ta vocation?😉
    Tout est juste. L’enfant doit savoir qu’il peut compter sur nous…

    Ceci lu, ton article tombe à point. Hier soir, pas loin de la machine à laver, je pensais à mon numéro 2!
    Quelle est la limite entre le normal et l’exagération?? Et bien, c’est décidé, désormais lorsqu’il me ramènera une note de 9,5/10 en me disant que c’est à cause de sa madame…je féliciterai son + 9,5 et pas son -0,5. Merci yoga😃

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  6. J’ai la version « c’est moi le chef, c’est moi qui décide ». J’aime bien ahah. Non mais je crois qu’un enfant n’a pas la capacité de choisir réellement avant un bon moment donc pourquoi aller la dedans ? C’est du temps perdu et surtout beaucoup d’énergie de perdu. J’essaie d’être bienveillante, le plus possible, mais parfois, ce n’est plus possible. Parce que pas le temps, pas la patience. Et c’est comme ça. J’ai arrêté de culpabiliser maintenant. Merci pour cet article encore parfait !

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  7. Je suis un peu mitigée… Je suis d’accord sur le fait que nous faisons ce qui est le mieux pour eux et qu’il est sain que nous prenions des décisions pour eux. Après je trouve ça bien de leur donner le choix. Que ce soit pour les vêtements, pour les repas ou même les sorties. Toujours des questions fermées qui appellent une réponse binaires, mais des questions quand même qui leur donnent l’impression de participer. Et s’ils ne sont pas contents (ce qui arrive) je leur dit de mieux choisir la prochaine fois. Après, là où je te rejoins, c’est que je ne leur propose jamais quelque chose que je ne veux pas. Et là où ça devient compliqué, c’est quand ils ne veulent pas la même chose (par exemple aller au parc ou rester à la maison). Mais je suis convaincue qu’apprendre à faire des concessions, même si c’est très dur à 2 et 4 ans, est primordial.

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    1. Les questions fermées qui proposent 2 choix, je suis pour ! Le nombre de choix possible augmentent avec la maturité de chacun, et je m’entends souvent répondre « comme tu veux toi » de plus en plus souvent avec les grands. Pour les petits, c’est plus difficile parce qu’ils sont 2 et qu’évidemment si un veux des coquillettes, l’autre de la purée et forcement il y aura un « perdant ». Le « chacun son tour » est encore un peu abstrait alors pour le moment, c’est moi qui décide, et on s’adaptera ensuite 😉

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  8. Moi je trouve que c’est aussi cette phrase qui les prépare à la vie, adulte ce n’est pas toujours nous qui décidons et HEUREUSEMENT que enfant on les prépare à ça, sinon wahou la claque que tu prend en grandissant!
    Je me demande d’ailleurs comment finira la génération enfants rois (j’en ai quelques exemple au boulo avec des petits jeunes et OH MY GOD, on dirait que tout leur ai du… à 20 ans, ça fait peur…).
    Donc ici, c’est maman (ou papa, mais vu que c’est souvent demande à ta mère…) qui décide et c’est tout! Et maman elle a pas envie de se prendre la tête alors on fait au plus simple, point. Et je suis quand même leur « maman chérie d’amour « !

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  9. Oh la la ton article et celui sur super nanny que j’ai lu aussi du coup me font énormément réfléchir ! A vrai dire moi je fais plutôt différemment… Je justifie mes décisions presque toujours et j’ai l’impression que ça marche souvent : il comprend et accepte du coup mieux de faire ce que je lui demande. Alors pour le moment je ne vois pas l’urgence de changer de méthode. Après ce qui me fait réfléchir c’est le côté : je ne donne la consigne qu’une fois parce que c’est vrai que parfois du coup ça peut aussi partir en négociations improbables sur l’urgence du lavage de mains par exemple et là c’est peut-être trop en effet… Pour le choix des vacances, plage ou piscine, je trouve que c’est un peu différent car on sort de la théorie éducative pour prendre un choix de famille. Dans ce cas j’applique – ou souhaite appliquer – un truc que j’ai appris en cours de management (oui oui c’est pas une blague !) la décision « vous / je » : je te (vous bientôt) consulte mais je décide. Mais j’imagine que plus la fratrie est grande plus la consultation est compliquée… Bref merci pour ce début de réflexion qui s’ébauche dans ma tête !

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    1. Attention, les conseils de super nanny ont été appliqués avec ma fille en particulier. Pour mon fils, plus sensible, ça n’aurait pas été la bonne méthode je pense, et d’ailleurs, je n’ai aucun souvenir de crise ou de colère particulièrement chez lui alors que je pourrais en citer des dizaines concernant ma fille ! Je réutilise cependant la méthode du « aucun affect » (sur des trucs basiques comme enfiler une chaussure ou manger son assiette hein, pour le reste je ne suis qu’émotion ;))avec les jumeaux, et ça semble efficace. Sur le choix de famille, la méthode « management » (très utilisée par mon boss d’ailleurs 🙂 doit certainement fonctionner, mais j’avoue que consulter les 4 n’est pas très efficace car lorsque nous prenons la décision, il y aurait un « gagnant » et 3 « perdants », alors je préfère rester le chef d’orchestre, en faisant moi-même le calcul pour tenter de perdre la decision la moins mauvaise, en tenant compte des caractères de chacun 😉

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  10. Complètement adepte du « c’est moi qui décide ». Mais j’avoue que la réaction en face diffère en fonction de l’âge. L’aîné est plus dans la contestation ensuite avec les « pourquoi » alors que ca a l’air plus efficace avec la dernière. Mais pareil, avec 3 enfants et bientôt 4, difficile de laisser la discussion s’installer – surtout quand on est presseé… mais quand ils contestent, je note à voix haute leur contestation pour qu’ils se sentent entendus tout en leur disant que cependant là c’est comme ca et pas autrement !

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  11. Très bel article qui donne à réfléchir.
    J’agis beaucoup comme toi pour les prises de décision, mais je me justifie à chaque fois. J’ai l’impression que ma fille comprend (pour cela il faut qu’elle soit ouverte à la discussion et pas en pleine crise, merci les 2 ans). Et puis je me justifie toujours de toute façon.
    Je pense qu’un enfant grandit, se construit et s’épanouit en se sentant en sécurité et donc en ayant des limites (sans être hyper stricte et oublier la bienveillance, sans le brider dans son développement). Je trouve ta réflexion seine.
    Merci beaucoup !

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  12. Je partage complètement ton point de vue – et cette phrase! Je reste persuadée que ne pas s’oublier soi, reste la principale clé de l’épanouissement personnel, et certainement joue aussi pour beaucoup dans l’équilibre familial. Comme tu dis, une décision unilatérale coupe souvent court à de longs et stériles débats, ça couine 5 mn et puis comme c’est clair pour tout le monde, ça passe plus vite. Mais bon, facile à dire pour moi, mes filles n’ont que 5 ans et presque 3, ça risque de grogner plus en vieillissant…Mais au moins, elles seront habituées ;o)

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  13. Dans la théorie, je suis d’accord (avec toute la mesure dont chacune semble faire preuve ici), dans la pratique clairement je ne suis pas au top du tout… mon mari m’encourage beaucoup dans cette démarche de « donner des ordres/consignes et arrêter de tout expliquer/justifier ». Dans la vie je suis plutôt une suiveuse qu’une leadeuse, la fille gentille, pas chiante, ok pour tout… mais en tant que maman j’ai bien conscience que ma position doit être différente, mais honnêtement pour certains sujets pour l’instant ça ma passe au-dessus. J’y travaille pas mal ces derniers temps, et je pense (j’espère) qu’avec l’arrivée du 2e j’arriverais à mieux discerner ce que je veux parce que c’est bon pour moi et à le faire respecter.

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    1. Oui, les lectrices ici sont toutes dans la mesure et la nuance, et c’est très appréciable 🙂
      L’important est que tu fasses ce qui te semble le plus juste, le plus adapté à l’équilibre de ta famille, le plus « je fais comme je peux en fonction de mon état de fatigue, de patience, etc etc …. » Peu importe la façon de faire, et n’oublie pas que suiveurs ou leaders, chaque individu à la même valeur :). Bonne grossesse !

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  14. Avec 3 enfants de moins de six ans, je me sens parfois (souvent) sur un fil entrain de danser.
    J’ai un argument qui revient souvent et qui ressemble à ton « c’est moi qui décide » : lorsque mes enfants ne veulent pas suivre certaines recommandation et me demandent pourquoi je ne les laisse pas faire tout ce qu’ils veulent, je leur réponds (surtout à mon aînée qui n’est pas toujours simple à gérer) que « je suis leur maman, pas leur amie. Mon rôle (et celui de leur père) est de les aider à grandir pour devenir de belles personnes ».
    Parfois il serait plus simple d’aller dans leur serait d’aller dans leur sens, faire ce qu’ils ont envie de faire. Ce serait plus simple d’aller à la piscine parce que le petit a dit qu’il voudrait aller à la piscine… Mais ce matin on avait dit que cet après midi on irait à la plage. Alors ce sera la plage chez moi aussi.
    Je pense par contre qu’on est plus flexible avec un seul enfant… un seul enfant ne va pas se disputer avec lui même (enfin j’espère). Il va choisir les pates ou la purée. Avec deux (3 dans mon cas), c’est logique que si l’un choisit la purée, l’autre optera pour les pates. Quand je suis de bon humeur, je mets le choix au vote : avec 3 j’ai facilement une majorité 😉
    Mais c’est tellement long de devoir argumenter tout le temps pour tout.
    Bref, merci pour cet article qui (comme souvent) remet les idées en places.

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  15. Ton article (et ses commentaires) donne à réfléchir … dans la pratique, je n’ai jamais utilisé la phrase « c’est moi qui décide » et je suis assez souple (comme Camomille et Die Franzoesin) : j’ai tendance à considérer que dans la période d’opposition, leur laisser un choix (fermés, hein, par exemple il n’y a que des vêtements d’hivers dans sa commode) est plus gratifiant que le côté « dictatorial » …
    Mais bon, il ne sont que deux pour l’instant et trop petit pour leur demander de se mettre d’accord, dans quelques mois/année, je repenserais probablement à ton article très juste : le tout, c’est de trouver un équilibre entre nos besoins, nos aspirations et les leurs, dans un cadre qui convienne à tous 😉

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  16. A la maison aussi 4 enfants, très rapprochés, le plus âgé a 6 ans et demi. Mais ils ont quand même toujours leur mot à dire. Ils savent qu’on fait chacun notre tour des concessions, que les bonnes relations familiales sont l’équilibre pour notre vie sereine à tous. Certes parfois ils sont frustrés mais peuvent toujours comprendre pourquoi du fait qu’ils ont toujours l’explication, toujours dans la vérité (et parfois la vérité c’est « JE n’ai pas envie »). Je trouve ça chouette qu’ils puissent participer aux décisions qui les concernent, je suis certaine que ça en fera des adultes responsables! Après j’ai la chance de pouvoir faire l’école à la maison, donc on ne court pas tout le temps après le temps… 😉

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  17. Je suis totalement en accord avec ce que tu dis. Même lorsque je n’en avais qu’un, je sentais le bon sens de cette phrase. Et maintenant qu’il y en a deux, elle devient plus qu’indispensable ! Oui, c’est nous les parents, oui c’est nous qui décidons. C’est nous qui décidons par exemple qu’on met des chaussures parce que dehors il pleut et il fait froid, et NON tu ne vas pas tester par toi même pieds nus (#truestory).
    J’imagine qu’avec 4 enfants, ça devient juste INDISPENSABLE, pour pas devenir zinzin !
    Merci pour cet article !

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  18. Très bel article et très belle plume, comme d’habitude 🙂 Il est clair que trouver un compromis et ne pas dire non mais « une autre fois » est une excellente habitude ! (mise en place chez moi aussi)

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  19. C’est vrai qu’il faut garder son « soi » et ses désirs, c’est important. Il faut garder le cap pour maintenir ces petites troupes en ordre.
    Le temps partiel est un très bon compromis je trouve même si on court toujours. C »était l’équilibre pour moi à une époque et puis maintenant je travaille à la maison c’est encore autre chose ! Mais c’est pas mal non plus !

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  20. Je partage complètement ce point de vue (qui est loin d’être à la mode)

    Ici les chefs, c’est nous. Je ne me sacrifie pas chaque jour sur l’autel de la satisfaction immédiate de chacun de mes quatre petits rois (qui bizarrement n’ont jamais les mêmes désirs au même moment).
    Ce ne sont pas eux qui décident de l’agenda du week-end ou de notre lieu de vacances, ni du menu du soir, ni de l’heure du coucher, ni d’accepter la soirée pyjama un mardi soir, de ne pas réviser telle leçon au prétexte que connaître la composition du pépin de la pomme ça sert à rien, ou d’avoir un iPhone 6 comme les copains du primaire (grrr).

    On décide, on explique pourquoi, et jusqu’ici, ça roule comme ça. Chacun a le droit d’exprimer son point de vue (ce n’est pas une dictature hein) mais l’autorité, elle est détenue par les parents. Même si nous pouvons nous adapter au point de vue de l’un ou de l’autre, et décider (là encore) de remettre en question tel ou tel principe.
    Ceci a l’avantage de proposer un cadre clair et aux enfants, et donc de faciliter la vie de chacun dans cette micro-société qu’est la famille.

    Même si je crois avoir été comme ça des le début, le nombre d’enfants joue forcement dans le développement de cette « discipline »… Aujourd’hui, parents, on est clairement en minorité et on entrevoit, chaque jour, que le chaos potentiel n’est jamais très loin si on décidait de lâcher brusquement les rênes. (On ne gouverne pas la Chine comme on gouverne l’Andorre, quoi)

    Et par chance pour notre santé mentale et notre cohésion, on ne brûle pas chaque matin des bâtons d’encens en vénérant une petite reproduction en terre cuite d’Isabelle Filliozat, tout en se flagellant pour expier nos péchés de parents.
    (Pour la bienveillance aussi, c’est nous qui décidons )

    Je sais, en me relisant… je sens que je vais passer pour une mère fouettarde. Mais je vous jure, nos enfants sont (quand-même) heureux 😅

    #folcoche

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  21. Ma gde poupette me dit svt qu’elle et son frère et sa soeur ne peuvent rien décider.
    je lui rappelle alors les (petites) choses sur lequelles je les laisse libre 🙂
    mais c’est vrai généralement, les enfants ont du mal à se décider.
    l’exemple le plus fréquent est qd je leur propose de choisir le dessin animé qu’ils veulent regarder ts les 3- s’en suivent 10 longues minutes de tractations mais au final ils y arrivent et trouvent un consenus.
    je me dis qu’il y a du bon à les laisser parlementer de temps et e temps, ils envisagent ce qu’est la « démocratie participative » :-DD
    la plupart du temps, on est qd même plus ds un régime autoritaire 🙂

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  22. Ta manière de faire ne me choque pas. Avec autant d’enfants, je pense même que c’est nécessaire pour que toute la famille garde le même cap. Soyons claire, je n’aurais jamais 4 enfants! Du coup, je pense qu’il y aura un peu de c’est moi qui décide et de négociation/participation au choix. Bien que finalement, le dernier mot sera toujours pour les parents. On verra avec le temps si l’un prend plus le pas sur l’autre!

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