Maman puissance 4 : Découvrez Mélanie

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Mélanie aime quand ça va vite, alors elle a fait 4 enfants en moins de 2 ans, et elle les a fait par paire à chaque fois ! Aujourd’hui, ses jumeaux ont 6 ans et demi et 5 ans, et je vous invite à découvrir le petit monde de cette grande famille.

La famille nombreuse, c’était un rêve de petite fille ?

Depuis toute petite, je racontais à qui voulait l’entendre que j’aurai trois enfants. J’ai toujours été fascinée par les jumeaux (j’ai moi-même eu une soeur jumelle) et je rêvais d’avoir des triplés. Avoir plus de trois enfants me faisait peur au niveau du budget, de l’organisation quotidienne, de la place etc. Pour mon chéri, fils unique, ça a toujours été une évidence : il voulait beaucoup d’enfants (au moins quatre) et si possible, d’âges rapprochés.

Raconte nous quelques jolis souvenirs de tes grossesse et de tes accouchements

Chaque grossesse a été magique à sa manière… Pour les garçons, notre surprise quand on l’a découvert a été totale. On voulait des enfants mais pas forcément dans l’immédiat. J’ai eu une grossesse vraiment agréable. Chaque sensation était nouvelle et appréciée, surtout quand ils ont commencé à bien bouger. Je garde un excellent souvenir de mon anniversaire, enceinte de six mois, où on a demandé à certains de nos amis d’être les parrains et marraines en leur offrant des petits bodys. J’ai vraiment profité, et ayant été arrêtée aux vacances d’octobre (je suis enseignante), j’ai pu énormément me reposer, préparer l’arrivée des bébés sereinement et prendre soin de nous.

Pour ma deuxième grossesse, tout s’est passé plus vite, et avec deux bonhommes de 11 à 18 mois dans les pattes, ça rend les choses un peu plus compliquées… À l’époque, je travaillais à 50% (deux jours par semaine) et mon mari à 80%, du coup, la fatigue était constante. Les jours de congés et le soir, il fallait gérer deux mini boules d’énergie. En conséquence, on a instauré beaucoup de rituels pour canaliser un peu les garçons et on s’est moins concentrés sur la grossesse. 

Pour chaque grossesse, on a gardé la surprise des sexes. Les accouchements ont tous les deux été magiques et, coup de chance, fidèles à nos souhaits à tous les deux. Le papa a beaucoup participé, il a même demandé à sortir les bébés de mon ventre (ce qui a été possible pour trois des quatre enfants). Même sans péridurale, nous gardons des excellents souvenirs de tous les moments qui entourent l’accouchement. À la surprise générale, ma meilleure amie a accouché de triplés deux heures après la naissance des filles.

A quoi ressemble une journée type de ton quotidien ?

Les garçons viennent de rentrer en CP et les filles en grande section. En Suisse, il faut avoir quatre ans au 31 juillet pour rentrer en moyenne section (on n’a pas de petite section). Les deux premières années, on peut déposer les enfants entre 8h et 8h45 (puis entre 13h30 et 14h) et à partir du CP, les horaires sont uniformisées 8h-11h30, 13h30-16h. Les enfants vont à l’école le mercredi matin à partir du CE2. En général, les journées débutent à 7h. On se prépare tranquillement, on déjeune et mon mari part travailler à 7h30. Je réveille les enfants si ce n’est pas déjà fait et je prépare leur petit-déjeuner. J’enseigne dans l’école où ils sont scolarisés ce qui facilite les déplacements. Les enfants s’habillent et se gèrent seuls jusqu’au départ à 7h50. Quand j’ai des choses à préparer pour mes élèves et/ou quand tout le monde est prêt plus tôt, les enfants jouent dans ma classe en attendant 8h. À 11h30, on rentre tous les six manger à la maison puis on repart. Vu que mes élèves sont de MS/GS, les filles restent dans ma classe jusqu’à 8h45 et jusqu’à 14h avant de rejoindre leur enseignante. À 16h, les enfants me rejoignent tous dans ma classe et ils s’occupent pendant que je boucle ma journée et que je prépare le lendemain. En général, leur papa passe les chercher à sa sortie du travail à 16h30. Les enfants ont quartier libre jusqu’à 18h le temps que je rentre à mon tour (vers 17h30 en général). Ensuite, ils prennent leurs douches et participent à la préparation du repas, au dressage de la table, etc. On mange vers 18h45, tout le monde est couché à 19h45 pour un moment calme de lecture. Parfois, on leur lit des histoires quand ils le demandent. À 19h55, on leur laisse cinq minutes pour discuter un peu et à 20h tout le monde dort. On a alors le temps de mettre un peu d’ordre et de profiter de notre soirée rien qu’à deux. Les veilles de week-end et les mardis soirs, on échelonne les couchers entre 20h15 pour les filles et 20h30 pour les garçons. On profite aussi de finir tous les deux tôt le travail (16h pour moi 16h30 pour mon mari) pour prendre du temps à deux et laisser les enfants à quelqu’un de la famille ou à une baby-sitter. Le mercredi est réservé aux activités sportives. Tous les quatre font du basket dans la même équipe. En plus, Ryan fait de la natation, Noan du judo, Joane de l’athlétisme et Léane de l’initiation aux sports de combat. Deux ou trois samedis après-midi par mois, les enfants vont aux scouts. En semaine, les journées sont donc rythmées mais on prend au maximum le temps, on ne presse pas les enfants et on leur laisse du temps pour jouer, lire, s’ennuyer… Le week-end, qu’il y ait ou non des activités scouts, on reste rarement à la maison : on va se balader et jouer au lac ou au parc, on visite des musées, on va à la bibliothèque… On essaie de maintenir des activités hors de l’appartement 2/3h par jour même avec une famille nombreuse. Étant tous les deux musiciens, on partage aussi beaucoup notre passion avec les enfants.

Qu’est ce qui est le plus difficile pour toi dans la gestion d’une famille nombreuse ?

Je dirai l’organisation et le temps. Chaque rentrée, on a besoin de trois semaines pour prendre le rythme de la reprise et heureusement, les activités extra scolaires reprennent entre une et trois semaines après la rentrée. Les garçons sont dans la même classe, tout comme les filles mais chacun a ses copains, ses anniversaires les week-ends, ses invitations, etc. On s’organise aussi des sorties et des soirées en couple ou chacun avec d’autres amis. Donc, il faut organiser tout ce petit monde, veiller sur chacun, prendre du temps pour chaque enfant seul et en parallèle gérer deux emplois à plein temps, un appartement et tout ce qui va avec (lessives, cuisine, rangement, ménage…). Les enfants participent à la tenue de l’appartement, à des niveaux différents selon l’âge. Cela nous semble important, ça leur fait prendre conscience de tout ce que l’on fait au quotidien, ça leur apprend à rendre service et souvent ce sont eux qui demandent à nous aider ! On préfère rendre ces moments ludiques pour que ce soit aussi fait dans le partage et dans la bonne humeur : on met souvent de la musique, ça motive ! Les jours n’ont que 24h (dont la moitié de sommeil pour les enfants) donc on manque parfois de temps, on aimerait plus se poser et profiter de chaque enfant mais au final, on a une organisation bien rodée et chacun y trouve son compte ! Les grands prennent aussi beaucoup soin des puces, ils jouent beaucoup ensemble ; ce qui nous permet de pouvoir gérer le reste.

Qu’est-ce qui te manque le plus, que tu ne fais plus assez souvent depuis que tu as quatre enfants ?

Je suis tentée de répondre : pas grand chose… En deux ans on est passé de couple sans enfant à famille de six mais la transition s’est bien déroulée. Depuis que les garçons sont à l’école et que les filles ont trois ans, on a trouvé une meilleure organisation. Elle permet à chacun de faire ce qui lui plaît malgré les obligations du quotidien. Même avec les enfants et même quand je les allaitais, j’ai toujours continué à sortir, à aller au cinéma, à prendre du temps pour moi, etc.

Quelles sont les erreurs que tu as faites avec les premiers, que tu as pu corriger au fur et à mesure des maternités ?

Je dirai plus m’écouter et me faire confiance. Avec des bébés, on paniquait pour le moindre changement de sommeil, d’alimentation, de température… Puis, on s’est rendus compte qu’ils ne faisaient que grandir ! Avec les filles, on était beaucoup plus sereins (alors que leurs frères jouaient aux cascadeurs juste à côté…). Maintenant qu’ils sont grands, on apprend à comprendre les non-dits et les difficultés même si elles ne sont pas exprimées directement.

Si tu avais une baguette magique, tu changerais quoi dans ta vie aujourd’hui ?

Je pense que j’opterai pour une maison ou un appartement avec quatre chambres ! Une pour chaque binôme, une pour les parents et une pour le(s) futur(s) enfant(s) si on se décide à franchir le pas. Sinon, j’aime ma vie avec ses hauts et ses bas et je n’en changerai pour rien au monde !

Si tu avais un conseil à donner à une jeune maman ?

Je pense que se faire confiance est ce qui m’a le plus manqué. C’est aussi le plus difficile quand on est plongé dans l’inconnu. Avoir une personne de référence pour les coups de stress est une bonne solution. J’en ai manqué donc j’essaie depuis cinq ans d’être là pour ma meilleure amie quand elle s’inquiète à propos de ses enfants. Ah oui ! Et profiter !!! Les bébés grandissent bien trop vite… Entre le manque de sommeil, les tensions, les craintes et le quotidien, on ne voit pas cette période passer et c’est bien triste. Guetter les progrès, profiter des sourires, prendre plaisir à les câliner, à les nourrir (au sein ou au bib)… Ça passe vraiment vite !

Et le petit cinquième, il t’arrive d’y penser ?

Oui mais pour l’instant on ne fait qu’y penser ! On a trouvé un équilibre à six et ça reste agréable dans l’appartement. On ne pense pas avoir d’autres enfants tant qu’on n’a pas trouvé d’appartement plus grand et même dans ce cas là, il faudra réfléchir à l’organisation familiale ! Merci beaucoup pour ces questions qui font aussi réfléchir 🙂 Désolée, j’ai beaucoup écrit… Si d’autres (futurs-) parents (ou toi-même !) veulent discuter de l’expérience des jumeaux ou de devenir parents jeunes, je suis disponible et ce sera avec grand plaisir ! 

PS : Si les futurs parents de jumeaux ont des questions relatives à la gémellité, ou sur tout autre sujet, n’hésitez pas à me le demander en commentaire ! je ferai passer vos messages à Marine !

23 commentaires sur “Maman puissance 4 : Découvrez Mélanie

    1. C’est un coup de main à prendre assez vite sous peine d’exploser… Chaque rentrée scolaire est un nouveau défi. On a appris aussi aux enfants que certaines périodes étaient absolument à éviter pour les plaintes, disputes, pleurs ou autres sans raison valable. Ça aide un peu mais c’est vrai que tout est organisé et quand l’un change de groupe de natation sans prévenir, ça chamboule tout, et on a l’impression de recommencer à 0… Enfin, de toute façon, ça reste un plaisir une fois que tout est rôdé et ces moments seuls ou en groupe (en fratrie ou en couple) contribuent à l’équilibre de toute la famille donc on ne se pose même la question de continuer ou d’arrêter. Tout le monde en a besoin 🙂 Merci en tous cas et bon courage à toi !

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    1. Bonsoir / Bonjour ! Oui, en effet, l’arrivée des filles a tout chamboulé et en pleine crises de terrible two (x2 donc en alternance), on a fixé des priorités ^^ On gérait les puces dans les besoins vitaux (comprendre manger, dormir, hygiène) et sinon on s’est concentrés pour canaliser immédiatement les caprices. Cela a plutôt bien fonctionné puisqu’au bout de deux mois, les garçons ont définitivement arrêté leurs crises (ils avaient 20 mois) et les filles faisaient leurs nuits ! Il y a toujours des hauts et des bas mais c’est notre dose quotidienne de bonheur 😍 Merci à toi ! Mélanie et famille

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    1. Soyons clairs, sans le Papa, ce serait juste invivable… J’admire pour l’éternité les parents célibataires ! De mon côté, on s’est simplement réjouis d’une seconde naissance gémellaire en pensant, certes, au futur, mais également à tous les beaux moments ! On voulait également des enfants rapprochés (j’ai trop souffert de l’écart avec ma soeur) et même si c’est parfois sportif, c’est souvent tellement plus reposant vu qu’ils jouent tous ensemble ou souvent Léane et Ryan d’un côté et Joane et Noan de l’autre… Merci beaucoup en tous cas ! 😃

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    1. Merci beaucoup 🙂 Quand on aime notre vie et que tout le monde est dans le rythme (pas si effréné que ça, en réalité), nous n’avons aucune raison de nous plaindre puisque nous avons choisi notre situation !

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  1. Merci pour ce témoignage, moi ça m’aide à relativiser de voir des situations que j’imagine pire que la mienne et où les personnes sont heureuses et arrivent à gérer. Ça me prouve que c’est possible! Bravo à cette super maman! Et aussi au papa…

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  2. J’ai eu l’impression de lire un truc qui se passe au paradis… j’ai aussi 4 enfants, je vis aussi en Suisse, et ça ressemble pas du tout à ce rêve – là notre vie…! Mais pourquoiiiiiii ? 😭
    😅
    Waouh ! Elle est forte cette femme pour m’avoir donné envie d’être à sa place!
    Bon je vais quand même préciser qu’on a pas tous ces horaires de rêve à l’école enfantine (maternelle)!
    Mais je suis bien heureuse pour elle et la chance qu’elle a d’avoir autant d’arrangements ! Si seulement cela pouvait exister pour tous les parents !

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    1. Oh, je suis sûre qu’elle connaît aussi des moments compliqués ! Elle m’a dit tout à l’heure que ses petits ont été difficiles aujourdhui, comme quoi, il ne faut pas trop idéaliser… Mais c’est vrai qu’elle a l’air de bien gérer tout son petit monde, et ça fait du bien je trouve, de voir qu’avec 4 enfants, on peut aussi aller très bien !😂

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    2. Parce qu’il y a des jours de rêves et des jours de cauchemars ? Ne t’inquiète pas, ce n’est pas non plus le paradis ici ! On fait ce qu’on peut et on est heureux mais la vie n’est pas un rêve 😃
      C’est quoi les horaires des enfantines chez toi ? Tu habites où ? Nous, depuis Harmos, toutes les 1P-2P ont ces horaires. Du coup, je n’ai pas d’horaires aménagées, juste le droit de garder mes filles dans ma classe jusqu’au début des leçons à 8h45 et à 14h. Et merci pour ton commentaire !

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      1. Moi je suis dans le Jura bernois et les horaires des enfantines sont 8h15-11h45 tous les matins et un après-midi de 13h40-15h20, qu’ils soient en 1ère ou en 2 ème. Pas d’arrivée échelonnée possible et le directeur décourage tous les parents qui demandent un allègement (pourtant légal) pour le mercredi matin…
        De plus la maîtresse enfantine n’est pas un exemple de douceur et de compréhension vis à vis de tous ces petits loulous… ça donne vraiment pas envie d’y mettre les petits de 4 ans!
        Mais bon tout ça ça dépend d’une école à l’autre… 2 villages plus loin c’est déjà tout différent au niveau des horaires !!!
        Et je ne vous parle pas des horaires des bus scolaires (et de leurs « adorables » chauffeuses si peu compréhensives avec les enfants qu’elles transportent) pour ceux de mes enfants qui vont à l’école du village d’à côté…
        Et les paperasses pleines de consignes à garder et à presque connaître sur le bout de doigts, le truc que déjà avec un enfant tu pètes les plombs, mais avec 4… (Ben tu fais un burn out!)
        La Suisse et sa « volonté » d’harmonisation me fait bien rire !
        Je rêve souvent de récupérer tout mon petit monde et de faire l’instruction en famille…
        Bon ok je sors ! Désolée pour toute cette hargne déversée ici !

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  3. Bonjour bonjour 🙂

    Ça fait vraiment super bizarre de relire ce post et surtout de lire les commentaires ^^ Donc je suis l’heureuse maman de ces quatre enfants…

    Nous avons longuement réfléchi pour répondre à ces questions, la réflexion qu’il y a derrière est très intéressante. C’est vrai que le bonheur, la joie et l’amour ressortent le plus (pour n’en citer que trois), mais ne vous inquiétez pas, il y a aussi des disputes, des bagarres (on revient juste de l’hôpital suite à une bagarre, justement), des cris, des pleurs et compagnie. Les enfants restent des enfants, que l’on éduque comme on peut, à qui on impose les limites qui nous semblent raisonnables, à qui on essaie de transmettre les valeurs qui nous ont été transmises (par nos parents, aux scouts, ou d’une manière générale par la vie). Nous restons bien sûr des parents comme tous les parents, qui essaient de faire de leur mieux malgré la fatigue, malgré le quotidien, malgré les problèmes de grands, malgré la vie tout simplement…

    On fait de toute façon de notre mieux et oui, il y a des jours où tout roule comme hier, mais il y a aussi des jours comme aujourd’hui (veille de rentrée scolaire), où tout le monde est excité et fatigué, où ça crie/pleure/se bagarre pour un oui ou pour un non, où, en tant que parents, on a envie de claquer la porte et de partir loin… Un coin de plan de travail et une arcade sourcilière plus loin, on finit à six à l’hôpital et on doit expliquer que non, on ne bat nos enfants, Léane a simplement piqué la voiture de Noan, qui, en coursant sa soeur, l’a faite tomber. (Tout va bien hein, plus de peur que de mal.)

    Bref, on reste une famille – bien que nombreuse – « normale » (si famille normale il y a). La vie n’est pas toute rose (ni toute noire non plus, heureusement !), on avance avec nos joies et nos peines 😘 Gros bisous à tous et toutes et soyez heureux avec votre familles, quelque soit le nombre d’enfants ❤

    Aimé par 1 personne

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