Cellule de crises

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Ça commence généralement dès le réveil. Surtout ne pas se tromper, la petite dernière veut un jus de POMMES. Rappelle toi hier matin, comment elle a vrillé la gamine avec le jus d’orange. Elle n’aime plus le jus d’orange, depuis hier seulement je sais, mais il faut y penser. Pour la tartine de confiture, attention aussi. Pas trop grillée, sinon c’est le drame. Cris, crises, pleurs, colère, refus total d’avaler quoi que ce soit et trajet pour l’école apocalyptique. Ouf, c’est bon, on a passé l’épreuve de la tartine avec succès, jusqu’ici tout va bien. Et puis soudain, nouveau grain de sable dans la mécanique fragile du matin. Ses chaussures ne lui vont plus. Trop petites. On les a pourtant achetées lundi dernier. Avant-hier, elles étaient trop grandes ou trop rigides les chaussures, peut-être trop noires ou pas assez brillantes, je ne sais plus. Malgré toutes les précautions prises en amont, le trajet pour l’école sera encore une fois un calvaire pour tous. C’était la même chose hier, quand elle a voulu apporter sa poupée à l’école et que j’ai refusé. Ce sera la même chose demain, elle trouvera forcément, je le sais, elle n’est pas mon premier enfant …La journée au bureau est terminée, vite, il est l’heure d’aller les chercher. Que j’adore ce petit bonheur quotidien, cet instant parfait où ton môme te voit à la sortie de l’école et sourit de toutes ses dents de lait. Pourtant, depuis quelques temps, mon ventre se serre un peu, appréhendant le moment où la magie cessera brutalement, à cause d’un bonnet qui gratte sur le retour ou d’un détail que je n’ai pas anticipé, mais qui saura la contrarier. Et voilà, encore une fois, ça a dérapé, la crise et la colère ont gagné, on passera tous une mauvaise soirée.

Ces dernières semaines, je suis sur le fil. Cherchant l’équilibre, un peu à droite, un peu à gauche, je vacille, puis je tombe, très souvent. Malgré mes 10 ans d’expérience en parentalité approximative*,  je tombe encore, mais ça n’est pas bien grave finalement. L’important est de se relever rapidement.

Comment gérer les crises ? Comment traverser cette période particulière où chaque situation de la vie courante peut provoquer la guerre des nerfs ? Moi, j’avance péniblement sur mon fil. D’un côté je cède, de l’autre je punis. Parfois je discute, et parfois je crie. Je joue les équilibristes. Je sais qu’il faudrait de la cohérence. Je sais qu’il faudrait que je choisisse mon camp. Trop sévère, trop laxiste, trop permissive, trop rigide … je ne sais pas quelle direction prendre, changeant souvent en cours de route, rebroussant chemin parfois. Car si mon rôle est d’éduquer, il est aussi de maintenir un climat serein pour tous. Alors je m’arrange, je compose, je négocie, parce que quand la petite dernière craque sa culotte pour un énième caprice, les 3 autres subissent les cris, mon agacement, la pression qui monte et mon énervement.  Alors oui, parfois je cède. Je dis oui pour le morceau de pain ou pour un bonbon après le bain.  Parfois au contraire, je décide de ne rien lâcher et j’accepte le bras de fer. Mais la lutte est inégale, ma voix un peu trop forte et mes gestes un peu trop brusques …  la victoire a toujours un goût amer. Alors que faire ? Pas grand chose finalement, et attendre tout simplement. Comme les mauvaises nuits et les pipis au lit, les crises, je sais qu’un jour, ce sera fini. D’ici là, j’essaie de ne pas me laisser dépasser. Je suis très attentive parce que ces colères, c’est ce que j’ai le plus de mal à gérer.  Et je continue sur ma lancée, un peu à droite, un peu à gauche, je vacille et si je tombe, ça n’est pas bien grave finalement. L’important est de se relever rapidement.

* La parentalité approximative est la méthode généralement utilisée par les multipares. Elle repose sur le principe de l’approximation donc. Un jour on dit oui, l’autre jour on dit non, mais toujours avec de bonnes intentions. Cette méthode est aussi celle du « faire ce qu’on peut ».

105 commentaires sur “Cellule de crises

  1. J’ai beaucoup souri en te lisant (souri seulement parce que c’est pas drôle tous les jours hein !). Nous sommes aussi dans cette phase là, depuis un an, avec des hauts et des bas, et ces scénarios qui se répètent au départ et à l’arrivée, ces grains de sable souvent imprévisibles. Parfois j’arrive à être celle que j’aimerais, parfois j’y arrive pas. Et le pire c’est qu’un jour je sais que je dirai : il a grandi trop vite !

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    1. Tout pareil : bien trop souvent je n’arrive pas à être celle que j’aimerais … pourtant je n’en ai que deux !
      Et tu as tout à fait raison, un jour (très bientôt), on aura des hommes devant nous, et on regardera en arrière en se disant que ce n’était pas si terrible, quand ils étaient petits … 😦

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    2. C’est une phase difficile, et qui peut durer longtemps. Ma grande est une petite fille calme et douce depuis ses 6 ans, mais avant, c’était un petit démon qu’on a même emmener consulter tellement nous ne comprenions pas ses crises permanentes ! Je prends sur moi, en essayant de ne pas craquer moi non plus, mais c’est un vrai challenge 😉

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  2. Y a des fois comme ça où j’ai l’impression d’être toi ♡ pas de soucis Hen ! Je sais bien que je suis moi 😜
    Bon courage et reste bien accroché à ton fil surtout peu importe de quel côté tu penches 👍

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      1. J’ai effectivement vu une pub comme quoi le drive pouvait livrer mais je crains de ne pas être éligible 😢
        Je n’ai clairement pas encore toute ton expérience mais en 2019 avec l’entrée à l’école de Pilou4, je ne désespère pas 😆

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  3. J’ai l’impression que depuis un moment, ta numéro 3 ou 4 (je ne sais plus l’ordre) te donne du fil à retordre… Courage, comme tu dis, cela passera.

    Avec ma Louloutte de bientôt deux ans, je suis dans une cette chouette période qu’est le terrible two et j’avoue que c’est pas toujours fun… Elle refuse de mettre le manteau le matin, de quitter la crèche le soir, me fait une scène en refusant de se laver les mains… bref c’est la fête. Mais comme toi, je sais que cela passera et je me raccroche à cette certitude !

    Bonne journée à toi,
    Cécilia

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  4. Tout pareil !!
    Tous préparer le matin pour que tous ce passe bien et déjà ça chouine au réveil (au secours comment ça va finir ??!!)
    Être très impatiente de les retrouver le soir et oublier la petite boule au ventre de savoir quand tous va basculer. Et se prendre le retour en pleine figure (comment j’ai pu penser que ça tiendra jusqu’au dîner!?)
    Mes jumeaux sont à cet âge déroutant et la grande de 5 ans gére mal sa fatigue de la Grande Section (1ere année sans sieste…). Le soir ils sont donc 3 à exploser chacun leur tour ou 2 ou 3. Je ne sais souvent pas pourquoi et eux ont du mal à l’expliquer au final ne sachant plus vraiment non plus.
    J’ai du mal à garder mon calme mais hier j’ai trouvé quelques choses qui à bien fonctionner (pourvu que ça dure!!) J’ai dit qu’ils ne ferait pas de caprice s’ils étaient chez papi et mami ou avec quelqu’un d’autres que moi alors Moi non plus je n’accepte pas leur caprice juste parce que c’est maman qui s’occupe d’eux. Et je sais pas si c’est parce que j’en avait que 2 sur 3 mais après un dernier pleur, ils se sont calmés. Et ça a marché pour les 3 tentatives de crises d’un des jumeaux. La grande n’a pas récidivé. Je ne le sortirai pas à tous les coups mais j’étais super étonnée du résultat.
    Voilà bonne journée et bon courage

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  5. J’aime beaucoup ton terme parentalité approximative et sa définition. Je ne suis pas encore multilatéralisme, mais bientôt et c’est souvent mon quotidien.
    Bon courage à toi.

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  6. Les enfants ont tous des caractères tellement différents. Ici c’est ma première l’adepte des crises et de la mauvaise humeur.
    Chez nous il y a un pot à bon point, avec pour chacune de mes « grandes » ( 6, 5 et 4 ans ) un objectif precis. Pour ma grande son objectif est simplement « je ne suis pas de mauvaise humeur » ( traduction j’arrête d’être insupportable à la moindre contrariété ). Ça marche … de temps à autre. Après 10 bons point, elles gagnent un chouchou paillette princesse dinsey ( le truc de fou !!) et une image.
    Après, mon aînée a un « sale caractère » j’ai souvent dépasser mes propres limites de patience de tolérance, d’amour d’être mère face à une mauvaise humeur permanente. J’ai pris aussi pas de réflexions comme quoi j’étais trop dur, je n’étais pas assez tolérante, aimante… sans commentaire. Bref maintenant que mon rythme de vie à changé ( reprise activité pro à mon compte ) j’ai beaucoup moins de temps à consacrer à la gestion des sautes d’humeur, donc j’y fais moins attention et par la force des chose, ça fini par passer.
    Bon courage. C’est tellement usant psychologiquement …

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    1. Le lâcher prise est essentiel, mais j’ai beaucoup de mal. J’y travaille ! Bonne idée le pot à bons points, même si l’idée de récompense me gêne un peu… Je pourrais quand même le tenter, ça ne coute qu’un chouchou à paillette après tout 😉

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  7. Maman approximative au rapport ! Moi aussi, je joue les équilibristes depuis le mois de septembre : c’est usant mais c’est comme ça, c’est ma petite qui grandit et qui prend sa place.
    Courage ! Et sache que je compatis ! ❤

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  8. Je me reconnais totalement. Encore ce matin j’ai dû négocier, le jus n’était pas dans le bon verre, il n’avait pas choisi lui meme la compote (au final il a ressorti celle que j’avais choisie), et j’ai dû lui filer un smarties pour lui faire avaler ses vitamines 🙄

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  9. Rhooo la la, mais t’arrête de raconter ma vie ??? 😀
    Sérieusement, bravo pour ce texte qui m’a touché et aussi fait rire et merci de m’aider à déculpabiliser…
    Lire quelques blogs de parentalité positive pour progresser et te lire toi pour me rassurer, ça m’aide !

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  10. Je ne suis pas multipare et pourtant, je me reconnais assez dans cette parentalité approximative, en équilibre sur un fil, à tester sans cesse de nouvelles solutions, sans jamais trouver la miracle… Ici elle est plus jeune mais le terrible two ne nous épargne pas…

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  11. Oh oui c’est EXACTEMENT ça . Éduquer du mieux qu’on peut, essayer de garder le cap mais avant tout survivre et garder à un peu de climat serein. Je ressens complètement cette guerre des nerfs avec mes trois Kids de 2, 5 et 7 ans. c’est duuur…. allez courage à nous toutes, je me sens moins seule là déjà ! Et puis au diable la parentalité positive ( ces initiateurs doivent n’avoir qu’un enfant ou fumer des joints toute la journée ) et vive la parentalité approximative !! Merci d’être ce que tu es !

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  12. Je prends ma carte de membre de la méthode « faire ce qu’on peut » illico ! Mon dieu comme c’est difficile, ces périodes où sans savoir pourquoi, comment, tout se ligue contre toi… Et je n’en ai qu’une, je pense qu’au deuxième je viendrai réclamer les recettes magiques dans cet antre de la parentalité « réelle » 😉

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    1. Elle est assez géniale cette méthode d’éducation : un conseil pour que bébé fasse ses nuits : attendre qu’il grandisse. Une astuce pour l’acquisition de la propreté : attendre qu’il grandisse. Une idée pour le rendre autonome : attendre qu’il grandisse … Attendre, les regarder grandir, les guider un peu, et lâcher prise ( un jour sur 2)

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  13. Bonjour, en fait Thomas Gordon définit très bien la « La parentalité approximative  » avec son seuil d’acceptation. Regarde là : http://lecturesdecarol.blogspot.fr/2014/04/la-methode-gordon.html 🙂 🙂

    J’avoue que quand la journée a été dure, je profite du bisou du soir pour me dire que justement le bisou du soir c’est merveilleux, que dans quelles années il n’y en aura plus (j’imagine les grands dadais). et cela me permet de prendre du recul. Ooooouuuuuummmmm 🙂
    Je reconnais que je me suis remise à la méditation pour justement pour être moins réactive et que sur moi, cela marche d’enfer. Bon bien sûr, pas deux heures hein. Mais juste 20 minutes le soir, après le repas, le linge, le rangement….

    Allez tiens bon, tu n’es pas seule 🙂

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  14. Hey! J’ai beaucoup ri à ton texte, comme celui d’avant😊 parce qu’il me parle et c’est parfaitement moi chaque matin, une petite poussière peut bouleversé les choses et nous faire passer un mauvais moment.
    Je n’ai pas encore trouvé la recette, j’espère y remédier un jour et encore et encore chercher et tester des solutions, en étant un peu rigide et pis beaucoup moins…et pis surtout je suis pas du matin alors ça complique un peu l’histoire.
    Se lever plus tôt? Possible solution… jouer 10 minutes avant de partir? J’ai déjà fais et ça fonctionne…seulement il y a ensuite le désarroi de Loulou qui veut rester à la maison avec moi. À se demander s’il y a vraiment une solution …
    On se passe le mot 😜

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  15. J’ai souri En lisant ton article, tu sais j’ai 2 fois moins d’enfants que toi mais tu sais ici c’était devenu un peu la même chose. Et puis avec deux trois astuces des négociations avec le preneur d’otage J arrive même à En rire et si cette poupée passait la journée que ton siège avant de voiture faisant croire à ta petite qu’elle travaille ! Je pense que tu l’épaterais et qu’elle cherche un côté plus flexible chez toi qui a une tendance comme moi à être un peu psychorigide 😉

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  16. J’ai déjà dit que j’allais arrêter de te lire. Je n’ai pas hâte que les miens me fassent des crises comme ça. Ou au moins qu’ils dorment un peu plus avant. Ou bien on dit que c’est un truc de filles seulement. Oui on dit ça ;))

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      1. Hihihi je te prête mon 3 ans et demi alors :p Qui crise parceque on lui a posé la tartine grillée AVANT la tartine pas grillée sur la table du petit déjeuner.. temps d’attente entre les deux pose de tartine, moins d’une seconde vu que, me croyant maligne, j’avais anticipé et prévu de les servir en même temps… mais visiblement il aurait fallu que j’inverse l’ordre pour les déposer sur la table…
        Pleurs, drame, mort et désolation….
        Si c’est pas de la sodomie de drosophile à ce niveau là…. 😀

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  17. J’aime beaucoup le concept de parentalité approximative et je te rassure il est fort utilisé aussi chez les primipares 😉 Heureusement comme tu dis, ça passe tout seul au bout d’un moment… Bon courage pour les jours sans et profites bien des jours ou tout roule 🙂

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  18. OMG… que ça me parle… tout ces grains de sables minuscules qui finissent par faire des plages entières… et ce climat à peu près serein qu’on doit préserver (au même titre que notre santé mentale) et encore plus quand nous ne sommes pas en tête à tête avec l’enfant, mais qu’il y en a d’autres dans la balance…

    Je valide la parentalité approximative !!!

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  19. Je valide la méthode « Faire ce qu’on peut », je la pratique beaucoup moi aussi ! Un petit épisode de Pyjamasque après le bain pour éviter un drame, un morceau de pain avant dîner parce qu’il meurt littéralement de faim (l’est loin le gouter tu comprends !).
    Et puis ces grains de sable qui enraillent la machine ! Parce qu’on a pas préparé LA paire de chaussettes qu’il voulait ABSOLUMENT mettre aujourd’hui, parce que le blouson, choisit la semaine dernière ne lui plait plu, il voulait un rouge en fait ! Merci pour cet article qui me fait déculpabiliser !

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  20. Je sors de cette période avec ma cadette. Je dois encore y faire face régulièrement. Je me retrouve dans ton analyse globale. Je ne sais pas si tu as la même impression, mais j’ai quand-même la sensation de m’être améliorée depuis que je ne suis plus primipare. Je gère mieux qu’avant, même si tu as pu le voir, il m’arrive de veiller sévère 😅

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    1. Pas sûre de mieux gérer en vieillissant. J’ai plus de recul c’est clair, mais la patience se fait de plus en plus rare. Il m’arrive de partir méchamment en cacahuète, ce que je n’aurais pas fait quand je n’avais qu’ un seul môme et un périnée encore un peu tonique 😉

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  21. Bonjour,
    Les mots qui me choquent dans votre article c’est je m’arrange, je compose, je négocie. Tout est fait pour éviter les crises, ca doit être usant!
    Peut être que ça vaudrait le coup de voire les choses différemment: c’est vous qui décidez, c’est comme ça et pas autrement. Sinon ça devient un enfer pour toute la famille.
    Si ça part en crise, vous punissez dans le calme en isolant l’enfant et après quelque fois, elle aura vite compris que ses crises et caprices ne servent plus à rien.
    Bon courage!

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    1. Oh mais je sais bien que c’est à moi de poser les limites, de poser le cadre. Il m’arrive souvent d’isoler ma petite dans le calme le temps qu’elle arrive à s’apaiser. Je le sais tout ça, je sais que c’est la bonne méthode. Mais parfois je ne le fais pas. Parfois, je cède, parce que je suis épuisée et que je n’ai pas les ressources à ce moment là pour faire autrement. Et c’est pas grave, ne pas assurer certains jours dans notre rôle de parent, ça arrive, et fort heureusement !

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  22. Oh ben tiens je me sens moins seule !!
    Ici les crises en ce moment c’est numéro 2 et 3 !! 2 filles….
    Pour numéro rien n’est jamais comme il faut, hier j’avais préparé des roulés à la confiture pour le goûter il aurait fallu du chocolat et en plus « tu n’as mener que ça !! », la mauvaise paire de collant, le manteau de la mauvaise couleur….
    et numéro 2 est en plein terrible two !! Je fais le maximum pour garder mon calme, j’essaie de ne pas crier, je mets au piquet en expliquant que je n’ai pas a supporter ces cris !!
    J’essaie d’être souple sur ce qui me semble moins important et je ne lâche pas sur le reste…
    J’adore l’idée de parentalité approximative, c’est tout à fait ca ici aussi !! et laisser du temps au temps!!

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  23. j’aime et je pratique ! ici je propose un gros calin en me mettant a la hauteur du petit dernier, des grattes dans le dos et sa colère fond comme neige au soleil.
    Le n°2 il avait sa boite à colère. Dès qu’il commencait une colere, je lui disais : vite tom, monte dans ta chambre chercher ta boite (une boite à lunch les mignons lol) pour enfermer ta colère dedans, elle arriiiivvveee!!!! et il courait vite et revenait en général tout fier me dire que la colere etait partie, qu’elle etait coincée dans la boite.
    le plus dur etait de réussir à lui parler de la boite au bon moment, avant celui où ils se roulent par terre et ne t’entendent plus 😉

    bises !!! et bonnes crises 🙂

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  24. Se coucher le soir en se disant que demain çà ira mieux, et finalement non…. à tour de rôle, chacun sa période, on a le droit aux crises… et j’avoue que je ne supporte plus la crise dès le premier pied à terre pour tout et pour rien, alors direct, la journée prend un mauvais tournant avec la même culpabilité que tu traines tout au long de la journée… Mais oui, çà passera…. Bon courage à vous

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  25. Hum … ce matin, ils se sont réveillés en (fanfare) hurlant … et j’ai enchaîné les crises à peu près toutes les demi-heures (faudrait pas perdre la main), j’avoue j’ai fini par parfois pleurer tout leur saoule (vive les grandes maisons) sans chercher à intervenir… 😥
    Sérieux, des journées comme ça, je m’en passerai bien et j’espère que les gnomes ne m’en feront pas trop (t’as vu l’espoir de la presqu’encore primipare 🤣) … par contre, vous me faites peur en commentaire, c’est terrible que ça les filles???

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  26. Cellule de crises, c’est vraiment ça parfois ici aussi. Mais comment gérons – nous nos émotions négatives, nous parents qui recevons les plaintes de nos petits monstres?
    Et bien moi, un peu trop sur le fil à mon goût (eux n’ont rien vu), j’ai demandé à mon medecin un petit truc qui fait du bien !
    En plus, comme si j’avais besoin d’entendre ça maintenant, je suis un peu hermétique aux propos tels que « petits enfants, petits soucis » entendus par des personnes … bienveillantes? Lol

    Et si tu ne préfères pas parler de récompense, moi je parle de privilège 🙂

    … écoute… comme ça fait du bien 😉

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  27. Ton billet est une nouvelle fois criant de vérité. Je fais partie de ces parents à l’éducation approximative. pour preuve, hier je n’ai pas cédé sur le fait que mon 4 ans essaie de s’habiller seul, et clairement, la soirée a eu un goût plus amer… Après ce bras de fer, j’étais vidée. Bref, cela n’a pas apporté grand chose. Mais on en a discuté, je me suis excusée. Puis on avance petit à petit on regarde devant et on tient la barre !
    Bon courage à toute !

    Virginie

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  28. Que ton article me parle. Hier j’ai essuyer un tsunami avec mon fils j’en ai fait un article pour en parler et ça m’a fait un bien fou.Ma poupette est très calme alors j’espère que ça sera moins compliquer quand arrivera son tour! La parentalité approximative me parle complétement. Je suis pour le projet de livre participatif. Aller courage demain ça ira mieux pour toutes!

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  29. Ah la parentalité approximative tu m’as bien faire rire mais c’est exactement ça! Je suis comme toi on fait ce qu’on peut comme on peut! Surtout avec mon fils qui vient de fêter ses 6 ans tout peut déraper d’une seconde à l’autre.
    Il y a des jours je marche sur des oeufs avec un poid sur l’estomac car je n’ai pas la force dêtre ferme et d’autres ou je suis d’attaque et rien ne passe. Je suis en pleine période de remise en question pour savoir justement comment gerer mon garçon, alors la parentalité approximative franchement tu n’imagines pas comme ça me parle en ce moment.
    Merci.

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  30. Chez moi, pas de crises d’hystérie MAIS un number 4 de presque 2 ans qui passe son temps à geindre dès qu’il me voit. Ca me rend folle. Les autres sont plutot cools, du moins en ce moment, mais j’ai bien conscience que ce sont eux qui essuient les plâtres. Alors je me force à me rappeler que tout cela n’a qu’un temps et que quand mon baby parlera, il comprendra que chouiner n’est pas la meilleure façon de se faire comprendre …et peut être qu’il deviendra hystérique tiens!

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  31. PS: j’oubliais le plus important: je trouve ta poulette à bouffer avec sa petite bouille ronde et son mini nez… j’adore, elle est vraiment choute . ( ce qui ne résoud pas ton problème je sais bien 😉 !!!!

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  32. Et si c’etait notre recul de maman qui nous faisait céder sur l’anodin ( la couleur de la culotte ) pour être ferme sur l´essentiel ( s’excuser quand on a fait mal son frère )? Ne rien céder sur rien par principe , parce qu’on est «  la chef », a quoi Ca mène ? Et si elle est ravie d’avoir changé’ la culotte grise á pois pour la rose à cœurs , après tout ça ne gêne personne !
    Je pense que c’est ça l’équilibre, enfin à mon avis !

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  33. Punaise. Chez nous le matin elles se tiennent **quasi** à carreau (en même temps, y a pas d’option : même petit dej, même couleur de récipient pour tout le monde – Bon ok, elles prennent un bib dans notre lit 😅) Comme si elles savaient qu’on est constamment à la bourre et qu’il n’y a pas UNE minute de rab. Par contre le soir elles s’en donnent à cœur joie. Chacune leur tour de 18h30 à 21h. Tous les soirs bien sûr. Comme on a encore pour l’instant une nounou à domicile, j’abuse parfois et je reste au boulot pour reculer le moment du retour à la maison – ce qui est une bêtise sans nom puisque du coup moins de temps, donc plus de stress et plus de cris… comme tu dis on fait ce qu’on peut, et on ne peut pas tous les jours avoir la même énergie

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  34. Des câlins virtuels ! ❤ Tous les jours je marche sur un fil… La tétine c'est pas si grave il est encore petit, l'orthophoniste me dit qu'il vaut vraiment qu'il arrête alors je limite au dodo, oui mais là il gueule trop ça lui fermera le bec alors je cède, oui mais maintenant il me fait des crises si il ne l'a pas alors aujourd'hui je fais front…. Pareil pour manger avec les couverts, pareil pour, pour, pour…. Et encore, je me dis que souvent mon grand est "facile", et déjà je suis tellement vidée par moment…

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    1. Mais laisse lui sa tetine ! J’ai eu la mienne jusqu’à 6 ans, et mes dents vont très bien ! Garde ce qui est essentiel pour toi (manger avec les mains par exemple, moi, j’y arrive pas, mais refuser de se brosser les dents, je laisse passer ;), et laisse couler tout le reste. Mode survival …. On s’allège un maximum !!!
      Merci de ton message !

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      1. C’est ce que je pensais oui mais dans son cas ça serait vraiment mieux qu’il ne l’ait plus (par rapport à son handicap = ça lui stimule trop l’avant de la bouche par rapport à l’arrière, donc + compliqué pour l’aider à évoluer sur la mastication, la parole…). Et je t’avoue que ça me saoule bien, car dans l’absolu qu’il me demande la tétine quand il a besoin de réconfort je trouvais ça plutôt très bien… et bien pratique pour gérer les moments de crise ! ^^ Donc comme tu dis, il faudra que je donne du mou sur autre chose… Pas toujours facile facile de doser ! 😉

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  35. Ah punaise… c’est tout à fait ça, et j’en peux plus !! Quand je fais le bilan je me dis tous les soirs la même chose « rien ne se passe bien, quoique je fasse ça part toujours en vrille, elle n’apprécie plus rien… » c’est tellement usant…je n’arrive plus à « recharger » ma patience et je n’ai pourtant que deux enfants. Quand en plus je me dis que quand elle aura terminée ses « crises » (vraiment pratiques ces guillemets ^^) toutes les 30min, sa soeur prendra le relais…ça me déprime d’avance !
    Enfin je m’étale… merci pour cet article, comme d’habitude bien écrit et très juste !

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    1. Étale toi, ça fait du bien 😂😂…. il faut évidemment essayer de se souvenir qu’ils ne font pas ces crises uniquement pour nous pousser à bout. Leur but est plutôt de se rassurer sur notre capacité à les gérer, de se décharger des frustrations de la journée, et de s’affirmer aussi … bref, la crise semble être le comportement normal d’un môme à partir de 2 ans …. mais je reconnais que c’est épuisant psychologiquement. Bon courage en tout cas, et tiens bon ! Ça va passer !!!!

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  36. Je vis le même calvaire en ce moment. Il n’a que 3 ans et demi, et il a un vrai caractère d’enfant pourri gâté ! On ne sait plus comment s’en sortir, les repas du soir sont horribles. Mais pourquoi tout le monde nous dit qu’à la cantine il mange bien, et le soir il nous fait vivre l’enfer !!!
    Nous sommes totalement désemparés.
    La seule choses est qu’il est interdit de se coucher fâchés le soir… Attendons ce soir pour voir si la gueulante d’hier a porté ses fruits !!!
    Ça fait tellement de bien de lire des mamans qui vivent la même m***e !

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  37. J’adore la parentalité approximative et sa définition à laquelle j’adhère à 100%.
    Autrefois, quand j’étais nullipare, je me rappelle m’être dit « L’important c’est d’être cohérent ».
    LOL
    (courage, bien sûr ça va passer)
    (un verre de vin après les avoir couché ?)
    (ou direct en rentrant de l’école ????)
    Bisous

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