Le collège du quartier

 

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(Illustration Paris by Kanako)

A peine rentré au CM2, il faut déjà réfléchir à l’entrée au collège. Depuis quelques temps, entre parents, une question revient sans cesse : Et vous, vous allez le mettre dans quel collège ? Finie l’époque bénie où on se demandait si l’apéro c’était chez eux ou chez nous, maintenant, la VRAIE question, c’est celle du collège de l’an prochain !!!

Parce que jusque là, c’était plutôt mignon, ces histoires de dictées et de multiplications, mais à partir du collège on ne rigole plus les amis. Il faut bien réfléchir au truc. SI tu as le bon collège, DONC tu auras le bon lycée et DONC tu auras ensuite accès aux meilleures écoles et DONC, ton môme, s’il tient la route,  il pourra devenir au minimum maitre du monde, sans passer trop longtemps par la case Pôle Emploi, enfin il parait.

Nous habitons en proche banlieue, dans un environnement privilégié. Les enfants ont la chance d’apprendre dans des écoles publiques très bien équipées. Mais pourtant je le sais, l’an prochain, beaucoup de leurs petits copains quitteront le quartier pour aller dans les collèges parisiens. C’est plus chic, évidemment. Le collège du quartier, il n’est pas terrible il parait, et puis le niveau n’est pas le même qu’à Paris, tu comprends ?

Ce que je comprends, c’est que chaque parent souhaite le meilleur pour son enfant, mais j’ai quand même parfois un peu de mal avec ça. Plusieurs de mes amis sont prêts à faire 50 minutes de trajet chaque matin pour peu qu’il ait une place au collège Saint-Machin, mais tu comprends, c’est pour son bien, au gamin. Certains sont prêts à leur coller option Russe ou bilboquet, juste pour contourner le système et avoir une place au bon endroit. Le môme va se taper 4 heures de cyrillique chaque samedi matin, il détestera ça, mais c’est pour son bien ?  Je ne juge absolument pas ces comportements car je sais qu’il partent de la meilleure intention du monde, celle d’offrir un maximum de chances à son enfant. Mais quand on regarde les chiffres officiels, les taux de réussite au brevet sont pourtant très bons aussi, dans le collège de mon quartier, alors pourquoi à tout prix vouloir l’éviter ?

Je pense que chaque parent à tendance a calquer sa propre éducation sur celle de ses enfants. Ceux qui ont bouffé du Sainte-Marie de la maternelle au collège seront plus à même de reproduire ce schéma pour leurs petits j’imagine. Moi-même, pure produit de l’éducation publique (classé zep et réputation sulfureuse inclus), j’ai envie de faire profiter de ce système public à mes enfants, malgré les difficultés que l’on connait et que je ne nie pas. Mais je reste persuadée que les incivilités et la violence à l’école existent dans tous les collèges de France. Alors pour mon ainé c’est décidé, il ira dans le collège du quartier. Et s’il y est malheureux, alors on changera peut-être d’avis, mais en connaissance de cause, pas seulement à cause des « on-dit ».

112 commentaires sur “Le collège du quartier

  1. je suis assez partisane de cette même approche, au moins jusqu’à ce que l’expérience me démontre le contraire, mieux que les « on dit ». Tout dépend évidemment où l’on habite, mais je crois qu’une partie du « succès » réside aussi dans l’accompagnement de l’enfant hors cadre purement scolaire, alors je ne compte pas QUE sur le collège pour pouvoir assurer un bel avenir à mes enfants. Enfin bon ma plus grande est encore en maternelle, alors j’ai encore largement le temps d’y réfléchir, même si ça passe vite (reste que j’ai déjà vu le cas se poser pour la MATERNELLE justement. Ca fait un peu froid dans le dos…)

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  2. Oh la la comme ça fait du bien de te lire ! Et je suis du même avis que toi ! Ici parmi nos amis, nous sommes quasi les seuls à mettre nos enfants dans le public, tandis que leur progéniture ne frequ que des établissements privés, voire pour certains « hors-contrat ». On doit être regardés de travers mais qu’importe…

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  3. N’hésitez pas à faire confiance et à votre enfant et au college du quartier..Mes enfants sont allés dans un college rural public et ensuite dans un lycee public sans réputation aucune.Ils y ont été heureux.
    L’ainé est agrégé de maths et la seconde a intégré l ‘Ecole nationale des Chartes…..

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    1. Ça c’était il y a 10 ans, voire 15 ans. Regardez les programmes actuels, la sélection et la formation des profs aujourd’hui (plus de vocations donc on recrute même les pires, ceux qui ont eu le CAPES avec parfois moins de 7 de moyenne ou les cas psychologiquement fragiles), l’absentéisme lié à ce double problème (prof pas armé, au sens intellectuel et psycho, j’entends, prof déprimé, voire pire). Et vous comprendrez la fuite vers le privé qui ne fait qu’augmenter. Parole de prof, jeune et encore enthousiaste, mais désabusée par le système actuel, qui essaie de faire grandir les enfants, non avec le système, mais malgré lui ☹. Espérons que ça change…

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      1. Je comprends la frustration que cela doit être quand on le vit de l’intérieur ! Je continue de pointé mon regard vers les super profs que mon fils croisera j’en suis sûre sur son chemin, plutôt que sur les moins armés. Et nous ferons ensuite le bilan calmement et concrètement, de ce type d’enseignement.

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  4. C’est pareil ici. L’école élitiste un peu plus loin n’accueille pas d’enfants un peu différents. Mes enfants, un peu privilégiés doivent pourtant être ouverts à la différence. Je suis persuadée qu’un bon élève arrivera là où il a envie d’être, peu importe l’école. C’est presque décidé, ma grande ira là où je suis allée, tout près et déjà tellement loin pour moi 😢.
    Je te rejoins totalement.

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  5. Le choix du collège. Ici proche banlieue favorisée mais pour la plupart trop loin de Paris pour aller au collège. Le débat se joue surtout entre privé et public… J’ai toujours défendu le public surtout qu’on a cette chance d’être dans une ville avec des écoles publiques de bon niveau et assez protégée… Mais pour certains parents ce n’est jamais assez, ils se projettent des la maternelle pour la future grande école et pour des d’autres il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes 🙂 Après 1 grosse année de collège et un bon recul sur le primaire, je maintiens mon choix mais j’avoue que je vois les limites liées au fonctionnement de l’éducation nationale et à la politique actuelle : une gestion de l’absentéisme et des affectations des profs qui semblent nettement moins bien gérés que dans le privé (en moyenne l’an passé en 6e, 1 à 2h/semaine de cours qui sautent) et un nivellement par le bas au collège au nom de l’égalité des chances (pas trop de devoirs car certains parents ne peuvent pas aider, pas de livres à lire car trop dur pour certains…)… Le collège affiche pourtant 100% au brevet… Ps : des années de russe et c’est vraiment sympa comme langue 😉 j’espère que n2 aura envie d’en faire, à défaut d’avoir réussi à convaincre n1

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    1. J’en étais sûre qu’une lectrice au moins aurait fait du russe :)… On me parle souvent de l’absentéisme des profs qui serait un vrai fléau de l’enseignement public, et c’est certainement vrai. Mais j’attends de voir ce que ça donne concrètement sur la scolarité de mon fils !

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  6. En province c’est pareil. Ici le collège est à 500 mètres de la maison. Mais collège peu réputé. Les autres collèges sont du coup desservis en bus mais cela implique des levers matinaux. Moi j’ai fait toute ma scolarité en publique en zep. Mon mari lui la sienne en établissements privés catho. Ça promet de belles discussions !!

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      1. Ici la politique de la mairie est stupide : ils limitent les places en TPS pour faire des économies (je suppose, je ne vois pas d’autre raison)…. du coup y’a des familles qui partent direct dans le sous contrat (la preuve par mon exemple)
        Il n’y avait pas de place en public non plus par chez toi ?

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      2. Cool, on a fait comme cela nous aussi : il a été scolarisé progressivement de septembre à décembre. Il est à plein temps depuis la rentrée de Janvier.
        Ce qui est cool c’est qu’il y a d’autres TPS à plein temps aussi ❤ (dont un qui est né 1 mois après lui et qui a deux soeurs dans l'école… le truc mignon c'est que comme il est le petit frère ma fille veille sur ce petit garçon au même titre que Loulou )

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  7. C’est drôle ! Je suis en pleine réflexion là-dessus ! Mais dès l’école primaire…
    J’ai une connaissance qui m’a annoncé ce matin que ses loulous iraient dans le privé l’année prochaine et qu’elle avait convaincue une amie de la suivre.
    Hormis le fait que je n’ai pas franchement entendu que du bien de cette fameuse école privée, je m’interrogeais sur les raisons de ce changement de cap… Protéger sa fille d’une copine qui l’embête, OK, mais elle aura surement exactement les mêmes problèmes de l’autre côté, cela reste des enfants… Le niveau qui baisse, peut-être ! Mais ce n’est pas en contournant le problème que l’on va le combattre ! Les enfants en difficulté sociale et scolaire, il y en aura dans le privé aussi…
    Bref, tu viens juste de me conforter dans ce que je pensais ! Surprotéger ses enfants n’est pas les aider pour plus tard… En plus, anticiper les problèmes, n’est pas une solution en soi
    Merci
    Virginie

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  8. Tu dis que ce n’est qu’au collège mais figure toi que dans mon quartier, les petits qui sont à la crèche avec les minis, vont TOUS à l’école privée dès l’an prochain. En 1ère année de maternelle… Du coup j’ai l’impression d’être la seule pauvre mère a mettre ses gosses dans le privé (heureusement je demande quand même une dérogation pour ne pas trop être conventionnelle)… Ca promet pour la suite !

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  9. Le taux de réussite au brevet ne veut pas dire grand chose, je suis désolée. En tant que correctrice (prof de français), nous avons pour consigne d’accepter à peu près tout, de mettre des bonus au moindre effort… et même de mettre des points s’il y a « intention de répondre manifestée par l’élève » (citation des consignes), ce qui veut dire, que même si la réponse est fausse, qu’il n’y a pas de phrase et que ça n’est pas français, on doit mettre des points. A croire que le vrai but du brevet ces dernières années était de voire le taux d’analphabetisation plutôt que d’évaluer une fin de collège. Nous attendons avec impatience (et espoir) de voir ce que donnera la réforme de l’épreuve. Actuellement, il est vraiment déprimant de voir le niveau demandé, de voir des élèves avides de savoir, fiers face à l’effort récompensé… pris pour des imbéciles, bétifiés et de voir leurs capacités très largement sous-exploitées QUELLE QUE SOIT LEUR ORIGINE SOCIALE. Car partout ils ont le sens de l’effort quand on sait y faire. (Encore faut-il savoir, au vu du recrutement et de la formation des profs aujourd’hui)

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  10. Ping, dans ma tronche : Ste Marie (c’est précisément le nom de l’école maternelle/primaire de mes enfants). Il se trouve que c’est presque par hasard que mes enfants sont scolarisés en sous contrat (j’avais fait un article sur le sujet en septembre) mais en effet, j’ai été moi même au lycée Notre Dame (le même que mon BP, en proche banlieue parisienne, qui est peut être l’un de ceux que tu vises)
    Je pense que c’est effectivement pas simple.
    Je pense aussi que la régionalité est aussi importante dans ce snobisme… pardon : ce débat.
    Ici, la moitié des enfants étant en sous contrat (pour des tarifs qui font réver les autres régions), la question est un peu différente.
    Saches cependant que dans bien des endroits, même ici, beaucoup de parents se posent la question dès l’entrée en primaire (voire en maternelle).

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  11. En tant que prof du public, je défends ardemment la scolarisation de mes enfants dans le public… Si on habite dans un environnement aisé, je ne vois absolument pas l’intérêt de mettre ses enfants dans le privé.
    Autant réserver son argent aux grandes écoles qu’il faudra éventuellement payer plus tard.
    En revanche, pour avoir exercé 10 ans en ZEP, jamais je n’y aurais scolarisé mes enfants. C’est triste mais c’est ainsi. Dans l’idéal, il ne faudrait ni des ghettos de riches, ni des ghettos de pauvres. La réalité c’est que les milieux aisés possèdent les codes qui contribuent à reproduire les échelons sociaux. Ces codes se transmettent de génération en génération.
    Bref je ne suis pas très Claire mais je suis pour le privé dans les hautes études et pour éviter un environnement délétère. Sinon public. Je pense que tu fais le bon choix…et il sera toujours temps de changer!

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    1. J’ai appris les codes dont tu parles à la fac, effectivement, je n’en avais absolument aucun en sortant de mon lycée de Zep. Je reconnais que le choc des cultures a été un peu violent au début, mais je me souviens aussi m’être sentie à ma place, et heureuse dans ce lycée, et à l’époque, c’est ce dont j’avais le plus besoin.

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      1. Je me permets d’autant plus d’en parler que j’ai fait le chemin totalement inverse: privé jusqu’au CM2 et public jusqu’à la fin. Mon lycée était mixte, très mixte, c’était parfait et comme toi je m’y suis toujours sentie à ma place. Là est le plus important je pense. Que nos enfants soient bien dans leurs pompes.

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  12. C’est une vraie question! Fleur n’est qu’en CE2 et on se pose déjà la question. Collège de notre commune de banlieue ou collège privée dans la grande ville?
    Pur produit de l’école publique, j’aurais plutôt penché pour le 1er…jusqu’à ce que je réalise qu’au collège ils n’ont pas de garderie/ étude après les cours. Miss serait donc à la maison à 16h30 maximum. 2h au minimum seule tous les jours…ça m’inquiète un peu.
    le privé permet de laisser l’enfant à l’étude jusqu’à la fin de ton boulot.

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    1. Les « à cotés » peuvent jouer aussi sur la décision. Je vais jouer la carte de l’autonomisation avec le mien sur les sorties d’école ( Pas de télé en rentrant, mais devoirs et douche ..). On verra s’il est capable de gérer cette liberté nouvelle !

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  13. Hello,
    Je ne sais pas trop comment te dire ça alors je vais le dire le plus simplement du monde : Merci pour ton article !
    Au delà de ce qu’on souhaite pour les enfants, il me semble aussi qu’ils en ressentent une certaine pression (ou alors je ne parle que pour moi puisque j’ai fait public jusqu’au lycée avant de faire les Ste Marie & Cie). Mon collège n’était pas terrible et mes parents n’ont pas réalisé que je n’y étais pas bien jusqu’à ce que je demande à partir. Le lycée non plus pour d’autres raisons… Au final je pense que ce qui compte est l’attention, l’écoute et l’accompagnement que l’on accorde à son enfant.
    Pour travailler dans des écoles dont des REP, je te confirme que la violence est partout, tout comme les enseignants de qualité et de bonne volonté.
    Le public est donc parfait je pense!
    En même temps je dis ça mais Charlie est en crèche privée (on n’a pas eu de place ailleurs) et bilingue.^^

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    1. Il est clair que je ne supporterais pas de voir mon enfant malheureux. Et public ou privé ne rentrent pas en ligne de compte je pense. Des amis en classe, une certaine sérénité et du calme pendant les cours et des profs qui tiennent a peu près la route, si ces 3 facteurs sont réunis, ça devrait fonctionner !

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  14. Je suis admirative de ton raisonnement et j’aimerais avoir le même… En vrai, comme tes voisins j’ai moi-même fréquenté un « Saint machin privé » jusqu’au bac (pour ensuite enchaîner sur classe prépa, le classique) et du coup j’ai du mal à ne pas vouloir la même chose pour mes enfants. Heureusement en Allemagne le système est très différent donc j’aurais du mal de toute façon à reproduire le schéma. Mais je sais que je serai spontanément tentée même si le reconnaître me fait un peu mal. On verra d’ici là 🙂 .

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    1. Je comprends parfaitement ta démarche. J’ai la même d’ailleurs ! Scolarité en ZEP et malgré tout, des études longues et un job intellectuellement satisfaisant … J’ai l’impression de m’en être bien sortie, et j’aimerais que mes enfants suivent ce chemin là aussi !

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  15. Je partage complètement ton avis. Moi aussi, j’ai été dans mon collège et lycée de quartier, classé ZEP. Et j’en garde de très bons souvenirs. Et j’ai maintenant un boulot intéressante et valorisant.
    Quand j’ai fait mes classes prépas, j’avais 45 min de bus. Et plus de 10 ans après, je me souviens que je n’aimais pas !

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    1. Prépa après un lycée de quartier 🙂 Merci de ton témoignage. Je pense sincèrement qu’un bon élève, autonome et travailleur l’est tout autant dans le public que dans le privé ! Après, la question se pose différemment peut-être pour les enfants qui ont besoin d’un peu d’aide pour avancer.

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  16. Alors tu vas te moquer, mais nous avons opté pour la maternelle privée pour Starsky afin qu’elle puisse avoir plus de chances d’être acceptée dans le bon collège / lycée privé du quartier.
    Et pourtant nous habitons un quartier privilégié dans le centre de Paris, nous sommes tous les deux des purs produits de l’école public de quartier, je suis sûre que la maternelle et la primaire de quartier sont très bien et on est clairement pas proches de la religion et je pense que mon génie sera un génie quelque soit l’environnement mais la nouvelle carte scolaire de Paris nous sectorise pas vraiment sur les bons collèges / lycées et on ne veut pas parier que Starsky aura un dossier d’enfer lui permettant d’accéder dans le seul lycée public correct de notre secteur.
    Sachant qu’on aura probablement déménagé d’ici 10 ans, mais si on était rationnel, ça se saurait…
    Je trouve ta méthode de voir pour te faire une opinion beaucoup plus rationnelle.

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    1. Alors déjà je ne me moque jamais (chut), et je sais à quel point cette histoire de carte scolaire peut enflammer les débats. Sinon, je te vois bien tenter l’Instruction en Famille avec ton génie, c’est tout à fait toi (LOL). Envie d’un nouveau challenge ? 😉

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      1. Comme tu ne te moques pas, j’avoue que j’ai envisagé un quart de seconde après un moment d’enflammement montessorien en sortant du film le maître est l’enfant, puis je me suis vue H24 avec Starsky et je me suis dit que c’était dommage de faire 3 ans de fiv pour faire un infanticide.

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  17. Je suis d’accord avec toi. Je suis allée au collège de mon « village » et ensuite au lycée que la carte scolaire m’attribuait. Cela ne m’a pas empêché de poursuivre les études que j’ai souhaité et d’obtenir mes diplômes. Je pense que cela dépend beaucoup de l’enfant et de notre rôle de parent à l’aider et l’encourager pour réussir dans ce qu’il veut.
    Sache que tu te questionnes pour l’entrée au collège, certains parents me pose déjà la question pour l’entrée en maternelle de ma fille en septembre prochain 😊

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  18. Gros dilemme pour ma part. Je n’ai été que dans du privé mais du privé de campagne tandis que Papounet n’a été que dans du public mais du public versaillais… Difficile de comparer comme tu t’en doutes… Ce que je constate en revanche et à mon grand désarroi, c’est que le privé de Paris ou des grandes villes en général n’a strictement rien à voir avec le privé des villages de province. Ici à Paris, c’est une affaire de fric ou comment déjouer la carte scolaire. Tout le monde me dit que l’école publique dans laquelle ira ma fille en septembre est très bien alors je me laisse porter. En même temps, je confesse ne pas avoir eu le courage de me renseigner des prix dans le privé (trop peur que ce ne soit pas à ma portée).

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    1. Et oui, le coût peut aussi entrer dans l’équation, même si ce n’est pas la raison de notre choix. Mais c’est vrai que je me vois mal en mettre 1 en privé et pas les autres faute de moyens (ou alors je mise tout sur le plus prometteur ;))

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      1. OK Agnès, mais va falloir bien choisir lequel est le plus prometteur alors 😉
        Plus sérieusement, mes parents ont tenter de scolariser mes frères en hors contrat car l’un des deux avaient de gros souci avec l’enseignement scolaire… l’échec a couté pas mal d’argent…
        Retourné au public, mon frangin s’est barré de l’école en 1ere.
        Pas des plus prometteur n’est ce pas ?
        Aujourd’hui, il n’a pas le bac, mais il est pilote de ligne et instructeur (et déteste toujours l’école bien qu’il ait épousé une enseignante)

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      2. Il a passé tout ses diplomes en étant père de famille et travaillant de nuit……
        Aujourd’hui il a une formation de niveau doctorat….
        Modestement je suis fière du parcours de mon Grand frère ?
        Le ‘truc’ marrant, c’est que le mien est à l’opposé : j’ai un master de grande école 😉

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      3. Franchement, je pense que ce n’est pas illogique dans notre communauté de blogger (cela se sent dans les styles des uns et des autres, l’angle de vue sur les sujets etc.)… après la bloggosphère est grande et il y a forcément de tout dedans 😉

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  19. C’est drôle comme on peut avoir les mêmes interrogations, avec le même timing ! 😉
    Ma grande rentre en 6e l’année prochaine également… N’ayant fréquenté que des établissements publiques, si nous résidions toujours en métropole, en province qui plus est, je crois que je ne me serais jamais posée la question ! Mais en Guyane, la donne est différente… Manque de moyens, absentéisme, problèmes de sécurité, etc … J’ai fait une demande de pré-inscription dans le privé, on verra si notre dossier est retenu, mais évidemment les places sont chères ! Pourtant le collège privé dont nous dépendons a « bonne » réputation (pas trop mauvaise quoi…)
    En tout cas, la question fait débat !

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  20. Huhuhu, comme tu t’en doutes, j’ai fait presque toute ma scolarité dans des écoles privées Sainte-Marie-de-la-bienheureuse-béatitude-du-tiroir-de-ma-table-de-nuit 😉 (poussant le vice même à faire 4 années de pension non mixte chez des laïques consacrées !)
    Mon mari est un pur produit du public quant à lui. Donc… il a fallu choisir !

    Au final.. mon fils va à la maternelle du quartier, publique donc, qui a bonne réputation. On tente de voir ce que ça donne, on signera peut être pour le primaire, le collège est encore trop loin…
    Inutile de te dire que cela horrifie ma famille 😉

    Après je vais être hyper opportuniste : si ça nous convient, et à nos enfants, on restera. Si on pense que ce sera mieux pour eux dans le privé, on switchera sans aucun état d’âme… c’est un peu cru dit comme ça, mais là je me la joue complètement « mes enfants d’abord » tout en restant ouverte à une bonne surprise. Et pour le moment nous sommes très contents 🙂 (bon , première année de maternelle tu me diras, c’est peut-être normal de trouver tout parfait !)
    Et puis l’environnement familial joue sûrement beaucoup 🙂 De même que l’aspect « banlieue proche mais protégée », je ne me fais pas d’illusion.
    Après, ce qui me stresse c’est les discours du genre « si tu ne le mets pas direct en école maternelle dans le privé, t’auras jamais de place en primaire, et si tu le mets pas en primaire, t’auras jamais de place au collège, alors adieu lycée, prépa, école de prestige, veau, vache,cochon et couvée… « … qui donnent l’illusion que le choix se verrouille très très vite.

    Après, en terme d’ouverture que cela apporte… comment dire… l’école joue certes, mais peut-être pas tant que ça. L’être humain s’adapte très vite, pour peu qu’il ait l’intelligence de ne pas présupposer que tout le monde pense comme lui 🙂 (et pour ça, privé ou public, je ne connais que la lecture pour péter à coup de masse les limites de ton horizon, quel qu’il soit 😀 )
    Les pires réflexions que je me souviens avoir supporté de la part de mes profs étaient justement dans mon école de village, publique donc. Mon instituteur, un vrai hussard noir de la république, avait fait pleurer maman en lui disant que dans notre « milieu », il était impossible que ma sœur et moi ne soyons épanouies, car elle nous faisait vivre comme des arriérée…. (sic)… avec les réflexions quotidiennes que nous devions supporter, les vexations… (un jour une prof a forcée ma sœur à rester debout devant toute la classe car elle bavardait avec sa voisine… discours ironique de 10 minutes en mode « tu vas à l’église, mais tu te permets de bavarder (WTF ?), tu iras en enfer si ton dieu existe (WTF bis)

    Donc les jugements et les clichés malheureusement, sont de tout bords 😦
    Mais Dieu sait que l’éducation est LE combat qui détermine les défis d’une société pour les 30 à 40 années à venir…

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    1. Sainte Marie du tiroir de la table de nuit !!!! mais LOL, tu me fais mon après-midi !!! C’est glaçant les réflexions que tu as entendue… la connerie n’a décidément pas de limite. Tellement d’accord avec toi : l’humain compte plus que l’institution !

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  21. Mais je suis tellement d’accord!
    Ici en Bretagne c’est encore plus particulier comme climat, dans chaque village il y a école publique ET privée! Dès que nous sommes arrivés ici,mon voisin m’a demandé où les filles allaient à l’école et m’a fait de la publicité pour l’école Saint Machin. Nous les avons inscrites dans l’école publique de secteur et nous sommes ravis de leur école. L’an prochain notre grande ira au collège public. « Oh mais pourquoi pas le collège Saint Truc, il parait qu’il est très bien! » Mais parce que le collège bidule a l’air très bien, pourquoi est-ce qu’on irait ailleurs!? Comme toi, je ne nie pas que les problèmes existent, nous ne sommes pas en ZEP d’ailleurs, loin de là, mais nous changerons si nous rencontrons des problèmes et pas sur une réputation qui n’a jamais été remise à jour depuis 50 ans!

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  22. Raaahhhh je suis beaucoup moins nuancée que toi sur ce sujet, ça me fout clairement en rogne de voir tous les bobos de ma ville de banlieue du 91 clamer partout que la mixité sociale est la clé de la réussite de notre société et qui partent en courant vers le privé dès qu’il s’agit d’en jouer le jeu… Comment est-ce que les choses pourront changer dans ce cas?
    Fausses adresses, options improbables ou classe spécialisées, tous les moyens sont bons pour obtenir un ticket dans la ville d’à côté (je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus d’attention portée à toutes ces demandes de dérogations bidons?)
    Dès notre arrivée ici, tous nos voisins (un quartier pavillonnaire au milieu des cités) nous ont donné les techniques pour ne pas se faire scolariser au groupe scolaire du quartier. Aucun motif valable derrière si ce n’est des rumeurs. 3 ans plus tard, nous adorons notre petite école. La benjamine est en classe Montessori (les voisins sont degs ahahah!), le moyen a fait un saut de classe géré de façon ultra simple par toute l’équipe, la grande est partie en Angleterre, bref je m’interroge toujours sur l’origine de la réputation de cette école… Celle du collège juste en face est encore pire mais je préfère conserver mon optimisme et l’aînée ira là-bas dans 18 mois. On se fera notre avis nous-même. (et au-delà de ça, ayant moi-même été téléguidée sur le chemin « de la réussite » lycée/concours/classeprepa/grandeecole et me retrouvant aujourd’hui à me demander ce que je fous derrière cet écran à brasser du vent et des chiffres qui servent à rien, j’avoue que je m’en fiche un peu de la valeur du diplôme que mes enfants obtiendront à la fin, tant qu’ils font ce qu’ils aiment).

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  23. Je partage exactement ton point de vue. En primaire, j’étais dans une école de campagne assez tranquille et je suis atterri dans un collège ZEP de la ville la plus proche. J’avoue que le pas a été rude. Le niveau n’était pas très élevé et les comportements, disons, différents. Pourtant, cela m’a énormément appris (surtout au niveau de mes compétences sociales).
    Bref, c’est sûr qu’après ça, je n’ai pas fait une grande prépa, mais je mène la vie que je souhaite et je pense que c’est finalement ça le plus important.
    Ma fille ira également dans le public et si ça ne va pas, je pense plutôt opter pour l’unschooling 🙂

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    1. La « réussite » de l’enfant fantasmé par le parent recouvre différentes notion, et c’est ce qui pèse dans le choix final je pense. Pour moi, le môme bien dans ses baskets, ouvert d’esprit et curieux des choses a réussi sa scolarité. Pour d’autres c’est la classe prepa, pour d’autres encore, c’est la filière aux nombreux débouchés qui évitera de passer par la case pole emploi …. Le point commun de tous nos fantasmes : vouloir le mieux pour notre enfant !

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  24. L expatriation c est la course aux écoles internationales. Les cours de bilboquet coûtent une blinde et si tu as le malheur de demander à quoi ça sert ? Tu es foudroyée du regard mais sans avoir de réponse. Moi mes filles iront au lycée international avec option baby foot. Comme mon bon vieux collège de quartier ! Comme on dit c est dans les vieux collèges qu’ on fait les meilleures confitures.

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  25. J’ai fait toute ma scolarité de la TPS à la Terminale dans les écoles Saint Machin alors oui, j’ai tendance à préférer le privé. Mon mari a fait toute sa scolarité en ZEP. Et finalement, on en est arrivé à la même école et au même point 😉 Donc pour ma fille, on trouve le juste milieu. Pour le moment, on a une école publique de quartier qui est pas mal donc elle ira au public. Pour le collège, on avisera en tant voulu mais en fonction du lieu et de la fréquentation, ça sera peut-être en privé. Mais finalement, privé ou public, on y retrouve les mêmes problématiques…

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  26. Bravo pour cet article, j’adhère tellement que j’aurais pu l’écrire ! (si j’avais ton talent, mais avec des si… 😉 )
    Ma grande est allée au collège du quartier (enfin de la communauté de communes, on est à la campagne ici), elle ira l’an prochain au lycée public du secteur, et sauf raison précise ses frères suivront le même chemin. Et je suis certaine que cela ne les empêchera pas de réussir !
    Ceci dit, nous sommes aussi dans un environnement privilégié, sans grosse difficulté. Du coup, ça me permet d’être plus zen et je ne verrais sans doute pas les choses de la même manière si c’était différent.

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  27. Je me pose la question… Pour l’entrée au CP dans deux ans😅
    Bon on est dans la ville du 93 dont on entend toujours parler à la télé, et la primaire de mon secteur est une énorme machine, où le personnel semble un peu dépassé… L’école privée est à 5 minutes à pieds, et elle semble plus rassurante à nos yeux. Il paraît meme qu’à l’intérieur on se croirait dans Harry Potter… j’aurais réfléchi autrement s’il avait fallu aller plus loin, et chambouler le rythme familial déjà si soutenu.

    Et déjà le privé du 93, pour beaucoup, ça ne vaut rien du tout ! On m’a regardé avec des grands yeux en me demandant pourquoi je n’essayais pas d’inscrire ma Fille dans les prestigieuses écoles parisiennes, mais je trouve qu’elle a un rythme suffisamment fou sans lui rajouter 1:30 de transport par jour au CP (et à moi aussi par la meme occasion). Il n’en reste pas moins que le pur produit public que je suis (un an d’avance, prépa et école de commerce plus tard) fille d’instit du public a le cœur qui saigne de faire ce choix. (Et de suivre celui qu’aurait fait ma belle mère)

    On verra comment je serai pour l’entrée en 6eme, quoi qu’il en soit on s’adaptera aux enfants. Mais le bonheur des enfants oui, et il faut quand même être un peu certains de nos choix de parents, histoire que nous n’ayons pas non plus la boule au ventre en les déposant le matin

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  28. Je réagirais très volontiers sur cette problématique, étant un pur produit du public moi-même, avec un résultat pas trop mal, mais la lecture des premiers commentaires m’a tellement fait plaisir que je ne peux pas résister : MERCI Nicolas d’avoir cité l’Ecole des chartes, c’est la première fois que je la vois mentionnée sur un blog que je suis (*émotion intense*). Et j’y suis passée moi aussi, après avoir fait toute ma scolarité dans le public (aux lecteurs des commentaires, n’hésitez pas à vous renseigner sur cette belle institution, elle mérite d’être connue… et accueille des profils socio-économiques bien plus variés que d’autres grandes école, y compris l’ENS). Et pourtant… pourtant mes 4 enfants sont dans le privé ou ne vont pas tarder à y aller, pas parce que les profs y sont meilleurs, ou que je crains qu’ils soient malheureux dans le public, mais parce que j’ai la chance d’enseigner dans un établissement fantastique, qui met la bienveillance et l’attention à l’enfant au coeur des apprentissages. Et franchement, priver mes enfants de la possibilité d’y étudier, ce serait dommage (et en plus, ils sont tous au même endroit, de la maternelle à la terminale, ce qui est quand même vachement commode quand ils sont 4). Ceci dit, ma fille aînée a fait sa maternelle à Paris en ZEP, et les enseignants étaient aussi formidables, il me semble que la question n’est pas public ou privé mais « cette école ou bien celle-là », qui conviendra à cet enfant là… et pas à son frère ou sa soeur. Merci en tout cas de lancer le débat, c’est courageux 😉

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  29. En Province on ne se pose pas vraiment la question, on a le choix entre le Public et le Privé de la petite section jusqu’au Bac et à 500 mètres de la maison.
    Et comme papa et maman sont allés à St Machin, bah on va faire pareil ! Et ça nous va bien et surement que ça aurait été la même chose en face.
    Sur Paris, et on le ressent dans les grandes villes autour, cette sûre enchère est ridicule… Je compatis…
    L’important est effectivement que nos enfants se sentent bien et qu’on ne leur mette pas la pression…

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  30. j’habite dans Paris et la question est sur toutes les langues des parents à l’école maternelle … pour l’entrée en CP ! Même choix Que toi pour l’instant. L’école primaire se fera dans le public si tout va bien (et je vais essayer de faire fi de toutes rumeurs selon lesquelles on n’apprend plus Le passé simple à l’école communale).

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  31. J’habite le 93, mon fils est rentré en 6eme et ….. TOUT VA BIEN!!!!
    Il a pourtant un très bon niveau, mais le niveau est bon, même si on est dans le 93 et en public. Mais je refusais de mettre mon fils autre part. Même raisons que toi!

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  32. Alors nous on réfléchit par ce qui est le plus commode pour nous en tant que parents (comme toi pas envie de se taper 45mn de trajet). Et ce qui conviendra avec le tempérament de notre enfant. Public ou privé, l’important c’est que nos enfants soient épanouis. Un copain de mon fils pense deja à la fac américaine qu’il voudrait faire, et pour cela il se donne à fond dans un sport… ça me dépasse de se projeter aussi loin à 8 ans !

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  33. En vrai, si tout le monde faisait comme toi, normalement toutes ces discussions n’auraient même pas lieu puisque tous les établissements seraient égaux… Ça m’attriste tellement tout ça. Elle est loin la belle école de Jules Ferry… et le pire c’est que ce sont les directeurs de ces établissements qui sont à l’origine de ces clivages. Quelle tristesse !

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      1. Je ne dis pas que je ne comprends pas. Juste qu’on est loin de l’école de l’égalité et que, au delà des parents, les chefs d’établissements sont les premiers en cause, à donner tous les tuyaux pour « contourner » le système. C’est ça qui est dommage car, sur le papier, tout le monde a droit « au meilleur » pour ses enfants. Mais comme le système permet d’être contourné, alors ces questions se posent… C’est le serpent qui se mord la queue !
        Pour ma part, en tant que maîtresse, j’ai vu de tout et ce qui compte vraiment pour que l’école soit bien (en tout cas à mon sens) c’est le directeur d’abord et l’équipe ensuite. Pour deux écoles de type zep (rep maintenant), il y en a une où je mettrais mes enfants les yeux fermés, et l’autre où je préfèrerai m’imoler que les y mettre. Le problème c’est qu’en tant que parents c’est hyper dur de savoir comment est l’équipe… bref. Le débat n’a pas de fin je crois, malheureusement.

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  34. Merci pour cet article !
    Ma fille entrera en sixième dans 2 ans (elle est en CM1). Mon mari et moi sommes issus de l’école publique, du collège de campagne duquel nous dépendions. J’ai fait Sciences Po Lille et une grande école de commerce (où nous nous sommes rencontrés). On croit dur comme fer au public. Sauf qu’en échangeant avec des collègues, j’hallucine complètement. Tout le monde met son enfant dans le privé, tout le monde rêve qu’il intègre les écoles les plus prestigieuses (et se se crève donc au boulot ensuite, je ne sais pas si c’est la clé du bonheur, et j’en doute même fortement). On me soutient que ce n’est plus comme avant et que seules quelques écoles triées sur le volet permettent d’entrer dans ces grandes écoles tant convoitées.
    Je suis également en banlieue parisienne, dans un quartier plutôt favorisé. Et au collège une bonne moitié d’enfants va rejoindre les collèges privés de Neuilly sur Seine.
    Ma fille aînée souffre d’un trouble de l’attention. Autant dire qu’elle est en difficultés scolaires. Ce que je souhaite avant tout c’est qu’elle soit heureuse, et je ne fais aucun plan sur la comète. Mais la grande question se pose. Sachant que ma principale préoccupation c’est qu’elle soit de de bonnes conditions pour ne pas peiner encore plus, et surtout qu’elle ne soit pas embêtée voire harcelée (car la solitude va de paire avec le trouble de l’attention, et que du coup on est une cible plus facile que quand on a un groupe d’amis). Je ne pense pas non plus que son dossier permette d’accéder au privé, et j’ai lu que les classes peuvent aussi être surchargées. Par ailleurs je crains aussi la pression mise aux enfants pour réussir à tout prix et garder l’image de l’établissement privé super select.
    Je trouve ça super difficile d’évoluer dans ce type d’environnement où c’est la course à la réussite dès la crèche ou l’école maternelle. Je n’avais pas du tout été confronté à ce type de comportement en province et franchement parfois ça me pèse, je trouve ça vraiment lourd. Je me souviens de mamans trouvant que les enfants en maternelle ne travaillaient pas suffisamment car il n’y avait qu’un cahier de rempli quand une copine en avait quatre pour son enfant dans une autre école.
    Je n’ai pas encore pris de décision de mon côté, je scrute aussi les collèges avec classes « dys » mais il y en a peu et ça supposerait trop de temps de transport.

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    1. Merci de ton témoignage. On doit habiter dans le même coin. Ici aussi, certains parents réclament plus de devoirs, plus d’exercice, plus de difficultés, plus d’autorité (on parle bien de mômes de CP là), et ça me gonfle. Ça me gonfle parce que ces parents là n’imaginent pas que certains enfants, les des notamment mettent 5 fois plus de temps que les plus rapide pour recopier quelques mots, parce qu’ils ne pensent pas aux parents qui ont plus d’enfants que de temps disponibles à leur accorder entre 19.00 et 20.00, parce que « pousser » un enfant vers le haut est une belle idée, à condition de ne pas laisser les autres au bord du chemin…

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  35. Je suis d’accord : il faut arrêter de mettre la pression aux enfants (soit disant pour leur bien).
    Personnellement, ce qui m’importe, c’est le bonheur de mes enfants (le niveau d’une école, je m’en fiche un peu ; au contraire, je suis plutôt pour fuir la pression de l’école donc j’imagine que dans les collèges parisiens, elle doit être plus grande qu’ailleurs) donc je comprends complètement ton choix !

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  36. Ici, ça va être comme Mamande4fr, de toute façon, on est dans un bourg de campagne (et encore, il y a un établissement public ou privé pour chaque niveau jusqu’au collège) donc on a choisi l’école la plus prêt de chez nous, publique !!! Si ça c’était mal passé, on aurait toujours pu changer, mais comme dit ma belle-mère,  » on sait ce qu’on perd, pas ce gagne » …
    Chez nous, il y a eu une fuite vers le privé lors de la réforme des rythmes scolaires, tu comprends, dans le privé ils ne travaillent pas le mercredi matin … je me demande si le retour à la semaine de 4 jours va changer la donne.
    Et pour le lycée, c’est eux qui choisiront: le lycée de secteur en bus ou la pension dans un des lycées des deux grandes villes du département, option qui paradoxalement est pas mal prisé par les élèves eux-mêmes 😉

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  37. Même problématique ici à Marseille. Le collège de quartier a mauvaise réputation. Beaucoup de camarades de ma fille vont aller dans le privé et certains parents vont jusqu’à déménager pour avoir le collège de secteur bien côté… De mon côté, issue comme toi de l’enseignement public REP+ et étant enseignante dans le public, je ne m’imaginais pas scolariser ma fille ailleurs. En plus, elle a très envie d’aller là! Bonne journée à toi et merci pour ton article qui m’a encore confortée dans mon choix!

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  38. Hello 🙂 Je connais ça aussi malheureusement… Pour avoir étudié toute la sociologie présente derrière ses choix, sera-t-il ou pas accepté en études supérieures s’il a été dans un tel lycée, je peux t’affirmer que c’est valable uniquement du lycée vers les études supérieures. Si un élève provient d’un certain lycée avec mauvaise réputation, oui, des hautes écoles (sélectives – je ne parle pas de l’université) peuvent le refuser. Du collège vers le lycée, non. Un élève ne se fera pas refouler « parce qu’il vient de ce collège ». Oui, j’ai fait mes études en Suisse mais on a peu de sociologues donc on se basait souvent sur les conclusions de nos amis sociologues français pour réfléchir 🙂
    D’un point de vue plus personnel, j’ai toujours été partisane des écoles de quartier. Si un problème survient, la réflexion de changer d’école commence mais sinon, chez moi en tous cas, la question ne se posera pas ! Bon courage à ton grand en tous cas et tiens nous au courant ! Belle journée 😃

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  39. Mam’Weena a raison de poser la question des rythmes scolaires je trouve : à trop négliger l’organisation matérielle des familles, le législateur perd tout un pan de la réflexion. Ben oui, il y a des enfants qui iront dans telle ou telle école pour de bêtes questions d’horaires (bêtes mais essentielles quand on gère une famille nombreuse) et pas pour faire chinois LV1 ni même pour frauder la carte scolaire…

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  40. Ma fille est en école publique (2ème année de maternelle). Je suis un pur produit de l’école publique, mais j’avoue, j’ai hésité (alors que je pense que les religions sont la source de nombreux problème et je suis athée).
    Je vis dans une ville difficile : roubaix. Et au moment de mettre ma fille à l’école, je me suis surprise à penser avec mes tripes au lieu de mon cerveau. J’avais l’envie farouche de la mettre dans un cocon, de manière inconsciente.
    Pour mon mari, le raisonnement était simple : on la met dans le public. Si jamais dans 3 ans , ça va pas, on avisera.
    J’étais d’accord à 100% intellectuellement. Mais il y avait une maman kangourou dan ma cage thoracique qui pensait que l’école privée permettrait de mieux la protéger (wtf ?)
    Au final, c’est ma voisine qui m’a fait revenir sur terre. Elle m’a confié un soir que ces enfants étaient dans la grosse école privée du coin, car tu comprends, ‘ma fille est tellement gentille, elle se serait fait bouffer’.
    Je me suis dit en l’entendant que je ne voulais surtout pas lui ressembler, à penser que des enfants issus d’autres cultures (car c’est bien de cela dont elle me parlait sans même s’en rendre compte) étaient des sauvages.
    Je me suis dit que c’était exactement de cela que notre société souffrait, d’une peur inconsciente, et que je ne voulais pas la subir.
    Du coup, ma fille est dans le public, et tout se passe trés bien.

    Je ne suis pas une jusqu’au bout-iste, donc si un jour il y a des problèmes, on changera. Mais je refuse de condamner l’école publique d’avance.

    Je comprends aussi que certains parents fassent le choix du privé, par croyance notamment. Mais je pense vraiment que l’école publique a beaucoup à offrir.

    Désolée pour le pavé !!!

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  41. Roh là là, vaste débat! Ma mère m’a fait faire allemand pour ne pas que j’aille dans le collège tout pourri dont dépendant notre commune (pas taper). Pourtant, le collège où je suis allée par dérogation était classé ZEP, mais il avait une meilleure réputation que celui où il n’y avait pas d’allemand (et qui n’était pas classé ZEP). En ce qui me concerne, je sais que j’aurais flippé de mettre mes mômes dans le bahut où j’ai enseigné pendant 7 ans (à Sarcelles). Cela dit, c’était le meilleur collège de la ville, mais avec de gros problèmes de violence, des flics au portail un jour sur deux etc…. Pas facile comme question. Je ne suis absolument pas pour l’élitisme, je pense qu’un bon élève réussira partout, mais je t’avoue que je serai peut-être plus exigeante concernant le choix du lycée, car la sélection post-bac est de plus en plus impitoyable…

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    1. Merci de ton point de vue éclairé et en connaissance de cause. Je ne sais pas quelle sera mon choix concernent le lycée, j’attends de voir quel élève mon fils sera d’ici là pour me positionner 😉
      Et le système scolaire aura encore évolué je pense, tu as vu les nouvelles reformes du Bac annoncées hier ?
      Des bises Denise.

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  42. Je vais y aller de ma petite expérience, moi qui ai fait mon collège dans un coin bof-bof du 9-4-bebey, et bien c’était pas si mal, et quand je suis partie, ensuite, dans un lycée hyper-hype du 92-s’il-vous-plait je me suis également bien adaptée… Alors franchement l’école de la vie et l’adaptabilité c’est bien aussi, non?

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  43. Comme beaucoup je dirais qu’il y a de tout au final : des écoles publiques top et des privées aussi ! Et inversement. Et hormis le débat privé/public cela dépend aussi particulièrement des professeurs sur lesquels ont peut tomber…

    Au final je pense que chacun fait bien comme il veut et surtout ce qui convient à l’un ne convient pas forcément à l’autre. Je dirais qu’il est important de ne pas tomber dans les clichés que ce soit des deux côtés, et de respecter le choix de chacun.

    Dans la famille nous sommes tous passé par le public et cela s’est toujours très bien passé. La question ne se posait même pas : nous allions à l’école du quartier. Et tous va bien aujourd’hui hihihi.

    Par contre ma tante a mis sa fille dans le privée à partir de la primaire. Certaines personnes l’ont beaucoup critiqué pour ce choix, la traitant limite de « vielle raciste ne supportant la mixité sociale » et tout de suite catalogué « tu fait ça parce que tu pense que ta fille va devenir l’élite… » Quelles remarques désobligeantes surtout de la part de personnes se considérant comme « tolérantes… »

    La vérité c’est que oui, l’école du quartier est malheureusement… Pas très adapté pour le développement harmonieux de l’enfant on va dire lol. Et elle en sait quelque-chose car la fille de sa meilleure amie a été scolarisé là-bas jusqu’au collège…

    Cela comprend notamment des « émeutes » à la sortie de l’école (dixit la direction qui emploi elle même ce terme là…). La vente de drogue, les problèmes récurrents de violences scolaires… Ah oui, sa fille devait aussi « courir » à la sortie de l’école jusqu’au bus pour éviter certains plus grands qui s’amusaient notamment à attraper les plus petits pour leur colorer les cheveux de force ou leur raser la tête… (oui, oui ça existe)…

    Et là je parle juste de sécurité… Je n’évoque même pas le manque de moyens, l’absentéisme, les professeurs dépassés, le niveau scolaire à ras les pâquerettes (et son amie en sait quelque chose elle est elle même insist)

    Bref, elle est elle-même insist dans le public, mais quand ta fille sort tous les jours la boule au ventre de l’école… Ben tu change et tu essaye le privé. Et aujourd’hui sa fille est ravie et très épanouie.

    Alors bien sûr toutes les écoles du public en ZEP ne sont pas comme ça et heureusement ! Mais parfois oui ça arrive.

    Tout ça pour dire : c’est un peu réducteur et intolérant je trouve de considérer que les gens qui mettent leur enfant dans le privé sont forcément des élitistes. Parfois c’est le cas, mais parfois non, il faut admettre que l’école du coin est pas toujours la mieux pour une scolarité épanouie et dans ce cas à part déménager ou mettre son enfant dans le privé pas beaucoup d’options…

    Je trouve que c’est un peu facile de critiquer le choix du privé sans savoir, d’autant plus quand les enfants vont à la petite école du village bien mignone… Le problème ne se pose pas. Quand son gamin doit courir à la sortie du collège pour éviter de se faire humilier/frapper/insulter/raser les cheveux de force c’est pas la même problématique… Donc tout dépend des écoles et aussi d’où l’on vient.

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  44. J’aurais kiffé ma mère d’apprendre le bilboquet de la main droite et écrire en cyrillique de la main gauche 😉
    Sinon J’enseigne dans une petite ville avec seulement deux lycées et devine quoi, je n’enseigne pas dans le « bon ». Et là je ne parle même pas de privé ou public mais simplement de centre ville et périphérie ZUP… J’en entends de toutes les couleurs et je n’ai absolument pas peur de scolariser mes Pilous dans le public et en bordure de pseudo ZUP ♡ Pour les chiffres la différence vient certes du public brassé qui n’est pas le même mais également de pratiques non illégales mais moralement ras les pâquerettes…
    Après la liberté de chacun suivant ses moyens 😉

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  45. Le petit prof que je suis depuis 16 ans te remercie de cette approche anti alarmiste ! Je suis tombée dans le chaudron de la ZEP dès ma première année de boulot… Et je n’ai jamais voulu en sortir. Parce que, oui, il y a des élèves en difficulté ou réfractaires au boulot, des parents démissionnaires et/ou franchement de mauvaise foi… Mais il y a aussi -SURTOUT- des projets, une envie collective de faire avancer les gamins dans le bon sens, et au final, souvent, de belles surprises au tournant…

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  46. Je découvre ton blog et merci pour cet article. Bien que je ne sois pas encore face à cette problématique, le choix de l’établissement scolaire (ici pour la maternelle) est souvent abordé avec des amis qui ont des enfants dans la tranche d’âge de mon fils. Je pense sincèrement que si l’enfant bénéficie d’un bon suivi de la part de ses parents et de l’équipe pédagogique du collège public où il est scolarisé, il pourra aller dans le lycée de son choix et faire de bonnes études. Un collège de quartier ne rime pas forcément avec problèmes à tout va, loin de là selon moi. On peut très bien avoir fait ses études dans le privé et être une bille en classe et avoir des profs très mauvais qui y enseigne, sans parler de l’étroitesse de certains élèves. J’ai pas mal d’amis autour de moi qui ont fait leur scolarité dans des établissements publics et qui ont fait des écoles d’ingénieurs ou de commerces alors que leurs collèges voir lycées n’étaient pas dans le Top 10 des meilleurs établissements de leur ville d’origine et qui pourtant aujourd’hui occupes des postes à responsabilités. Mon mari a fait un lycée qui n’avait pas forcément une super réputation dans sa ville d’origine contrairement à l’autre lycée voisin où était scolarisé certains de ses anciens copains de collège et pourtant il a fait une très bonne prépa scientifique et a fait une grande école d’ingénieurs. Après bien entendu, la réputation de certains établissements a la dent dure et je comprend que les parents veulent le meilleur pour leurs enfants mais je pense qu’il faut donner une chance aux écoles (parfois il peut y avoir des années avec des éléments perturbateurs et des années avec des éléments très bons). Quand je vois certains amis qui se prennent déjà la tête pour mettre à tout prix leur progéniture dans des écoles privées qui demandent des dossiers de candidatures digne d’HEC car ils ne veulent pas que leurs enfants aillent dans le public de peur qu’ils ne fréquentent pas les gueux du quartier, j’avoue que ça m’irise les poils ce genre de réactions. Avec mon mari, nous sommes partisans pour les établissements publics. Nous verrons comment notre fils s’en sortira avec le public et si il s’avère que ça ne va pas, alors nous envisagerons le privé.

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  47. Je découvre ton blog et ton compte IG aujourd’hui, si cela peut te rassurer j’ai fait exactement le même calcul que toi et mes 2 filles sont dans le collège de secteur (je suis à Lyon). J’en suis tout à fait contente et notamment pour leur vie sociale : tous les copains sont dans le quartier et au moins elles sont « dans la vraie vie ». Les cours commencent à 8h et heureusement qu’en plus de la vie de collège bien fatigante elles n’ont pas des trajets en métro ! Dans les Saint Machin, il y a aussi des gamins dont les parents ne s’occupent pas.
    Résultat, mes filles sont en tête de classe et ça c’est chouette aussi pour la confiance en soi !

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