Le droit de se plaindre

Capture d’écran 2018-03-23 à 09.07.03.png

J’avais cet article dans mes brouillons depuis quelques temps, sans avoir eu l’occasion de le poster. Ce matin, je lis l’excellent billet de Maman BCBG sur le sujet de la plainte parentale et je me dis que c’est l’occasion d’en remettre une couche. OUI, on a le droit de se plaindre, et OUI, ça fait du bien… et en plus pour être honnête avec toi, se plaindre, moi, j’adore ça !

Depuis l’arrivée des jumeaux, une des phrases que j’entends le plus, c’est « je me plains, et pourtant, moi je n’en ai qu’un ».  J’entends aussi régulièrement le « je suis fatiguée, et pourtant, moi je ne bosse pas » … Comme s’il y avait une échelle de la complainte, la vraie, la justifiée, tout en haut, et les autres, moins légitimes.

Ça a commencé pendant la grossesse, la gémellaire donc. Certaines de mes copines enceintes en même temps n’osaient pas partager leurs petits (et gros) maux de grossesse, parce que tu comprends, pour toi, ça doit être encore plus difficile. Alors oui, avoir 2 bébés de 3 kilos dans son intérieur n’est pas toujours une partie de plaisir, mais je ne suis pas plus légitime qu’une autre qui se plaindra de ses nausées terribles. Et puis tout est relatif. À situation similaire, l’une se sentira complètement dépassée alors que l’autre en redemandera, il me parait impossible de comparer nos bagages pour en déduire un niveau acceptable de geignement.

On a tous.tes le droit de se plaindre, parce que c’est humain. On a tous.tes le droit de se plaindre, et chaque plainte a autant de valeur que celle du voisin. Evidemment, celle qui vrille parce que son cour de yoga post-natal a sauté et que le Zara était fermé pour inventaire, tout ça le même jour (#badkarma), j’ai plus de mal a l’entendre, mais je l’écoute quand même, parce qu’elle aussi a le droit de se plaindre.

Pourtant, ça n’est pas très bien vu de s’apitoyer sur son sort. Allez, fais un effort, cet enfant tu l’as voulu non ? et le deuxième, on t’a pas forcé non plus ? Et puis ce job, il te permet de partir en vacances alors de quoi tu te plains hein ? Ben oui, de quoi je me plains ? Et bien je me plains. Oui, je me plains de n’avoir pas assez dormi, d’avoir oublié d’acheter du Kiri, de trouver le réveil si difficile, des enfants qui ne me laissent pas tranquille, d’avoir envie de buter mon tas de linge sale, de parfois perdre les pédales, de ne pas avoir assez de temps, d’avoir mal au dos, aux yeux, et aux cheveux même si je veux. Je me plains parce que de temps en temps ça fait du bien. Je me plains parce que ça m’aide à continuer tranquillement mon chemin. Et parce que je sais très bien que ça ira mieux demain.

 

 

60 commentaires sur “Le droit de se plaindre

  1. Tout le monde a le droit de se plaindre mais ça dépend comment c’est dit…
    Une amie m’a dit un jour cet hiver qu’elle etait épuisée, le boulot, les enfants elle ne savait plus où donner de la tête et n’avait le temps de rien.
    Et à conclu « enfin tu sais ce que c’est, comme toi quoi ».
    La « petite » différence est qu’elle n’a qu’une fille de 6 ans et travaille maxi 30h par semaine, sors régulièrement le week end et papa est là tous les week end.
    Moi j’ai 4 enfants de 5ans à 18 mois, je fais mini 50h par semaine et papa rentre le week end seulement pour manger et dormir (pour rattraper le sommeil en retard de la semaine).
    J’étais sans voie quand elle m’a dit ça et c’est là qu’on voit que tout le monde n’a pas le même seuil de débordement.
    Certes nous choisissons tous un peu la direction que l’on prend mais je pense que certaines choses ne peuvent pas se comparer.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, chacun a son seuil de débordement, qui varie d’ailleurs chaque jour selon le degré de fatigue. C’est effectivement plus sage d’évaluer grosso modo le niveau de débordement de l’interlocuteur avant de se plaindre lui, ça évite les malentendus !

      J'aime

  2. Je rejoins ta pensée sur le fait d’avoir le droit de se plaindre mais à mon sens, il y a une condition sine qua non à ce droit : ne pas (sans cesse) polluer les autres. Pour avoir ce type de personne dans mon entourage, je t’assure que c’est méga anxiogène ! Parce que pour ces gens là, c’est plus souvent un moyen d’attirer l’attention sur soi qu’un réel mal-être.
    Après, il y a les problèmes et ce que l’on en fait. Tu vois des gens pleurer de rage parce que le rdv soin beauté en institut a été annulé (véridique) et d’autres qui encaissent l’annonce d’un cancer avec courage,détermination et sans jamais se plaindre… C’est vraiment une question de personne la plainte 😉

    Bises
    Cécilia

    Aimé par 1 personne

    1. Je te rejoins complètement! J’étais une vraie râleuse avant, jusqu’à ce que je comprenne que ça ne servait à rien en vérité, essayer de toujours voir le bon côté même si …ce n’est pas toujours évident! Parce que polluer les autres, ça ne te démarque pas, au contraire, ça donne envie aux gens de te fuir…oui parce qu’on a tous des problèmes, et la vie veut que tout ne soit pas rose, alors pourque les choses passent rapidement, soyons positifs! Oui je sais c’est plus dur à dire qu’à faire, mais on a tous des casseroles… je suis de celles qui étaient très anxiogènes & ne plus l’être, ça m’a fait un bien fou ainsi que pour les autres…faire du bien à soi et aux autres, c’est une liberté ☀️ …à bon entendeur! Bises

      J'aime

      1. C’est pour ça qu’il faut bien choisir son interlocuteur ! Trouver une âme prête a recevoir ta plainte et qui renchérira avec la sienne, c’est du win-win. On est 2 à se « soulager ». Mais quand on commence a être toxique pour celui d’en face, effectivement, aucun intérêt a continuer de geindre 😉

        Aimé par 1 personne

    2. Je reconnais que ne faire que se plaindre est très polluant pour l’entourage. Mais peut-être que la personne qui est atteinte de complainte chronique ne se sent justement pas suffisamment écoutée, d’où le fait d’en refaire des caisses à chaque petite épreuve en espérant enfin se faire entendre. Oui, je sais, j’ai un BEP en psychologie de comptoir :))

      J'aime

  3. Se plaindre à la bonne personne, je pense que c’est important. Car chacun a une histoire, un vécu et ressenti différent. Nous n’avons pas le même seuil de débordement et de douleur, c’est très personnel.
    Mais oui se plaindre de temps en temps, oui ça fait du bien, ça relache la pression et ça permet d’avancer. Et comme tu le dis, demain ça ira mieux.

    J'aime

  4. Et puis je crois qu’il y a cette injonction au « bonheur » que maman bcbg soulevait dans son article, cette pression à être une mère parfaite telllllemeent heureuse avec ses enfants, « ce n’est QUE du bonheur ». Non, en vrai, être maman c’est évidemment beaucoup de bonheur au global, mais en détail, c’est aussi une accumulation de moments chiants, durs et pas drôles. Ca n’empêche pas le bonheur général, mais on a aussi le droit de se plaindre de ces petits moments moins sympa – autant désacraliser le rôle de maman, pour déculpabiliser les autres et souligner qu’au fond c’est pareil chez tout le monde. Se plaindre en fait, ça revêt un côté presque militant…C’est important!

    Aimé par 1 personne

    1. J’adore le côté militant de la plainte !! En même temps, je trouve que c’est tout à fait juste : arrêter de croire que l’herbe est plus verte ailleurs, qu’on est tous pareils, ça permettrais peut-être à certain(e)s de relâcher un peu la pression 🙂

      J'aime

    2. J’ai plutôt l’impression que c’est la mère « approximative » qui est mise sur un piédestal ces derniers temps, et heureusement pour moi, et pour nous toutes d’ailleurs !… Je ressens une réelle saturation des diktas autour de la « bonne » éducation, celle tout en dialogue, en coussin de colère ou autre bâton de parole 😉

      J'aime

  5. Je suis 100% d’accord que tout le monde a le droit de se plaindre quel que soit le niveau de contrariété, parce que je pense sincèrement que « ce qui ne s’exprime pas s’imprime », et qu’il vaut mieux évacuer. Après je suis aussi complètement d’accord avec Bébé est Arrivé: se plaindre oui, mais pas tout le temps, c’est bien aussi de contrebalancer les moments coup de gueule avec des moments joyeux / positifs / enthousiastes au moins de temps en temps, sinon c’est vraiment usant pour les autres, et pour soi aussi d’ailleurs…

    Aimé par 1 personne

  6. L’année dernière, j’ai eu beaucoup de mal à écouter une copine se plaindre de la longueur de son dernier mois de grossesse – j’aurais tout donné pour être à sa place plutôt qu’à l’hôpital !
    Et quoi de plus pénible que ceux qui passent leur journée à geindre en ne voyant que du négatif partout ? Bref, je rejoins Cécilia. On a tous le droit de se plaindre mais pas tout le temps ni à n’importe qui.

    Aimé par 2 personnes

  7. Oh oui ! C’est tellement salvateur d’avoir droit à cette soupape de décompression ! On encaisse des choses à longueur de journée, et c’est normal, et c’est pour tout le monde pareil, mais pouvoir se plaindre, pouvoir réaliser que nos problèmes s’invitent également régulièrement chez les autres, ça fait un bien fou !

    J'aime

  8. Lorsque j’étais une jeune primipare, je me rappelle avoir dit à la femme d’un collègue, maman de 3 enfants : « Je ne sais pas comment tu fais, moi je suis au taquet avec une seule. »
    Et elle m’avait répondu « Je crois que j’étais au taquet aussi, dès le premier »
    ❤ ❤ ❤ pour elle et toi, pour vos mots si bienveillants 🙂

    Aimé par 1 personne

  9. Perso j’évite de trop me plaindre, sinon les critiques et les moqueries arrivent…
    4 enfants, bah tu l’as bien choisi.
    Et comme Cécilia, çà me met hors de moi, dès qu’on ose se plaindre, les amis en déduisent que je suis dépassée. Simplement parce que rien que l’idée de 4 enfants leur fait horreur;

    Nous vivons dans un monde d’apparences et de non-dits.

    Quand j’invite des copains à la maison pour les aînés, les autres mamans sont horrifiées en me demandait si çà a été 5 enfants à gérer.

    Moi je rigole, et dis qu’entre 4 et 5, çà ne fait plus grande différence, c’est même plus facile, tant ils sont heureux qu’un copain reste loger.

    J'aime

    1. J’avoue que moi aussi j’ai parfois tendance a limiter mes plaintes par « peur » qu’on me juge dépassée par une famille trop grande pour moi… La vérité est que malgré mes nombreuses complaintes, je ne me suis jamais sentie réellement dépassée, mais c’est pas évident à le savoir quand on m’entend brailler à travers les murs 😉

      J'aime

  10. (Donc je recommence, c’est parti trop vite, je te laisserai modérer tout ça :-P)
    (rhalala ces claviers d’ordi qu’est ce que c’est mal foutu !)
    (oui je me plains encore oui ;-))
    La plainte est saine et naturelle, le tout étant de savoir auprès de qui elle est formulée ! Je suis quelqu’un qui se plaint beaucoup, souvent. Mais j’ai eu une période assez compliquée il y a quelques années avec des maladies décès… bref des trucs qui à priori donneraient légitimement le droit de se plaindre – je crois – mais bizarrement cje ne crois pas m’en être beaucoup plaint.
    Au contraire, j’ai continué à me plaindre des petites choses sans importance, et ces « raleries » (oui j’invente des mots et alors ?! :-P) au contraire permettaient de dédramatiser les choses plus lourdes.
    Je ne voulais pas tomber dans le pathos et c’était aussi pour moi un exutoire, une façon de se dire que la vie est faite de petites et grandes contrariétés, que pour certaines on peut faire quelque chose et donc s’en plaindre tandis que pour d’autre ça ne servirait de toute façon à rien, alors autant avancer …
    Voilà en tout cas ce que cela m’inspire et puis moi j’aime bien les gens un peu soupe au lait (quand ils ont aussi un peu d’humour évidemment) 🙂
    Bref, longue vie aux râleurs et aux râleuses !

    J'aime

  11. Oh merci pour le compliment et ton lien :O !! happy happy que je suis !

    Tu t’en doutes, mais je suis on ne peut plus d’accord avec toi !
    Râler parce que ça fait du bien, parce que, parfois, on aime tous se donner un petit côté drama-queen aussi il faut bien le dire ( Non, mais, VRAIMENT, la colère au supermarché, c’était le chaos, l’apocalypse, Armageddon puissance 10.000 … comment ça, « marseillaise » ? attends au moins 3 personnes se sont retournées pendant qu’il hurlait qu’il voulait un exemplaire déchiré de Tcoupi !! Si si je te jure ! )

    Et comme malheureusement il existe toujours quelqu’un de plus à plaindre que nous, on ne peut pas attendre d’avoir toujours toute la légitimité nécessaire pour râler : on le fait, ça fait du bien, et on repars dans la course 😉

    Je me sentais dépassée avec un enfant, avec deux c’est pareil… si un jour je tente le troisième, au moins, je sais déjà que je passerai ma grossesse et les 15 prochaines années à me plaindre… ce qui ne m’empêchera pas de profiter des moments cool et d’être heureuse… quand même !

    Donc merci merci merci !

    J'aime

  12. Je milite pour ce droit à la complainte !!! Tu as 1000 fois raison. Je dois dire que ça me manque un peu le « avant », quand on se plaignait de tout et n’importe quoi entre potes. C’est plus compliqué désormais, quand tu vis des choses compliquées à la fois les gens n’osent plus se plaindre autour de toi et en même temps quand ils le font j’avoue j’ai du mal à compatir. Et pourtant franchement, j’ai tellement un bon souvenir des soirées de discussions de la loose, où tu finis après t’être plaint de ton boulot pas assez payé-de ton homme qui veut pas s’engager-tes post-its qui ne collent plus-ton boule pas hyper bikini ready (oui mais vas y ressert du vin et de la charcuterie quand même steuplé). En plus franchement quand on devient parent, il y a un tel champ d’expression pour la plainte que c’est péché que de ne pas en profiter ! ^^

    J'aime

  13. Mon mari a commencé à me dire à une période que je me plaignais trop et tout le temps et qu’il en avait marre (et c’était associé au fait de râler !)… Mais moi j’avais besoin d’extérioriser !
    Du coup ça m’a filé un complexe et j’ai commencé à craindre que les gens me trouvent chiante, car effectivement, je trouvais qu’eux ne se plaignaient pas (bon , on est en Suisse, la culture de la neutralité est très marquée, et c’est à un point parfois qu’il leur en faut beaucoup pour réagir !!!)
    Bref, du coup j’ai acheté le livre de Christine Levicky « J’arrête de râler  » et ça a été le déclencheur d’une très grande remise en question et d’un long processus de développement personnel en passant par le burn out maternel…
    Mais depuis quelques jours , justement , je me suis rendu compte que je ne passais plus les quelques minutes devant l’école en compagnie des autres parents à me plaindre , et ça me fait plaisir !!!
    Mais tu as raison, quand on peut le faire, en bonne compagnie et avec la modération nécessaire, comme c’est soulageant !

    J'aime

  14. Je découvre cet article grâce à Maman BCBG qui l’a partagé, et je suis tout à fait d’accord ! La résistance aux problèmes ne se mesure pas, c’est tellement personnel, ça dépend tellement du contexte… S’il y a une pétition pour le libre droit de se plaindre je signe 😉

    J'aime

  15. J’adore l’idée de cet article! C’est exutoire, ça fait du bien! Tu devrais en faire un TAG (je suis la meuf qui incite les autres à faire des TAGS). Genre, la complainte de maman blogueuse: ce serait drôle! Non? Je suis une incomprise.

    J'aime

  16. Bah tout le monde se plaint, non? c’est très humain!
    Et même pas honte d’avouer que j’ai voulu jeter des centaines de fois les 4 par la fenêtre… on a un plain-pied d’abord, même pas grave!!

    Par contre, il faudrait différencier les « bons râleurs » ceux qui savent bien qu’en vrai c’est pas la cata’ mais qu’il faut bien évacuer pour ne pas péter un câble… et qui se retiennent devant quelqu’un qui a un vrai problème

    Et y’a les mauvais râleurs, ceux que tu évites de croiser au boulot parce qu’ à la question « comment ça va aujourd’hui ? » ‘ils n’ont pas dans leurs choix de réponses « super et toi ? » Les éternels insatisfaits quoi… Et là y’a des winners dans la catégorie 🙂

    J'aime

  17. Se plaindre… je n’ose plus le faire à l’extérieur car en gros tu as 4 gamins il fait justifier que tu l’as choisi (Oui c’est possible de vouloir 4 enfants !) Se plaindre de ne pas avoir de temps pour soi.. ( oui je privilégie les activités de mes enfants qui sont le soir à 30 km de chez ) se plaindre d’un boulot où tu vas boule au ventre ou avec angoisse ( Je ne comprends pas tu es fonctionnaire ça ne fait rien de leur journée. .)
    La liste pourrait être longue pour parfois vider un sac plein.
    Merci d’avoir lu mes plaintes la journée va être plus légère!

    Aimé par 1 personne

  18. Je crois que chacun fait ce qu’il veut et se plaint à ces amis, sa famille, la voisine, peu importe. Moi je me plains aussi, de mon chef, d’avoir trop d’arbres dans mon jardin (oui, honteux!), etc mais jamais de mes enfants ou de ma grossesse. Nous avons eu une grosse frayeur avec notre troisième il y a quelques mois. Une épreuve qui m’a changé à jamais. Je savoure tout aujourd’hui, la fatigue, la manque de sommeil, et même les hémorroïdes de grossesse. Car tout peut changer beaucoup trop vite. J’ai choisi de ne plus me plaindre mais j’ecoute mes amies qui me font 😉

    Aimé par 1 personne

  19. Amen ♡
    Surtout continue de te plaindre car j’adore ça 😀 😀 😀
    Ici mon mécanisme de défense est de tout tourner au ridicule et ça ne fait pas toujours sourire tout le monde 😉
    L’important n’est pas la méthode mais plutôt le fait de pouvoir libérer tout ça. C’est bien mieux dehors que dedans !

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s