Tourner la page de la maternité

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Il n’y a presque plus de biberons dans l’évier, le berceau a été remisé à la cave et les derniers bodies laissent place progressivement aux petites culottes taille 2/3 ans. Il n’y a plus de bébé à la maison, et je le vis mal. Je m’accroche à leur lit à barreaux avec l’énergie du désespoir. Je ne suis pas prête. Je refuse. Je m’obstine. Je veux du nourrisson, des montées de lait, du portage en écharpe, des poussées dentaires et du liniment oléo-calcaire. Lire la suite « Tourner la page de la maternité »

La décision

 

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Incapable de le formuler clairement, il me fallait reprendre mon souffle et retrouver le sens. Depuis quelques mois, une prise de conscience plus accrue du temps qui passe et de vivre parfois à coté de l’essentiel, il me fallait faire quelque chose pour aller mieux. Alors, j’ai pris un rendez-vous avec un consultant pro, pour faire le point, comme on dit. De ce rendez-vous, j’en attendais beaucoup. Qu’on m’ouvre le champs des possibles, qu’on me Lire la suite « La décision »

Les belles années

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Les études plutôt longues, les heures passées à réviser, à jongler entre les petits boulots et les jobs d’été. La vie à deux très tôt, comme une urgence, comme une évidence, les loyers exorbitants et les studios de 25 m2. Puis les stages, le mémoire de fin d’études, les CV envoyés, et le CDI tant convoité. Travailler encore, se battre, tenir bon et gagner en responsabilités. Puis l’envie de construire une famille, se battre, tenir bon et donner la vie à quatre bébés. Aujourd’hui, j’ai Lire la suite « Les belles années »

Le rejet

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26 mois, ça fait 26 mois que numéro 3 respire le même air que moi, 26 mois qu’il n’autorise personne d’autres que moi à l’approcher, 26 mois que je bois mon café ou prépare le diner avec lui dans mes bras,  que je me douche en l’entendant hurler à travers la porte de la salle de bain, que nos conversations d’adultes attendent qu’il soit couché. Mon bébé fusionnel s’est transformé en tyran domestique, et je n’en peux  plus. À chaque Lire la suite « Le rejet »

Maman solo

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Il m’arrive régulièrement d’être seule avec les enfants, parfois quelques jours de suite. Ces jours là, j’ai la sensation d’être un trapéziste sans filet. All  by myself (et les 4 mômes). Quand je suis seule, je deviens hyper vigilante. Je pars du bureau un peu plus tôt, pour anticiper un éventuel problème dans le métro. Je fais attention quand je traverse la rue, de peur qu’il m’arrive quelque chose et que personne ne puisse récupérer mes petits. Lire la suite « Maman solo »

Avoir une fille

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Avoir une fille, c’est savoir faire des couettes, des tresses, des chignons et des queues de cheval. Avoir une fille c’est mettre à l’épreuve son sens de la mode. Avoir une fille, c’est découvrir la diversité d’une palette chromatique allant du rose au mauve, en passant par toutes les déclinaisons de violets. Avoir une fille, c’est faire semblant. Faire semblant de boire le thé, faire semblant d’être une princesse au cheveux longs, faire semblant de parler couramment le petit poney. Avoir une fille, c’est supporter d’entendre crier souvent, certains sons, les plus aigus, peuvent même te faire perdre en qualité d’audition. Lire la suite « Avoir une fille »

Super glue

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Il me colle, du soir au matin, dans mes bras, sur mes genoux, accroché à mes jambes. Il m’accompagne à la cuisine ou dans la salle de bain tambourinant de désespoir quand je le laisse derrière la porte. Il préfère mes bras à tout autre moyen de locomotion. Il ne fait pas ses nuits, et n’arrive à se rendormir qu’après m’avoir serré dans ses bras, rassuré de savoir que je suis là. Lorsqu’il joue avec ses frères et soeurs, il vérifie que je ne suis pas loin, s’approche rapidement, me fait un câlin et repart aussitôt s’amuser, rechargé de sa dose d’amour maternel. Il s’installe sur mes genoux dès que je m’assois, et pose sa tête brusquement contre moi. Souvent il attrape mon visage entre ses mains  maladroites et me fixe intensément, d’un regard à la fois puissant et fragile, qui semble dire tu es tout pour moi, j’ai besoin de toi. Mais sait- t’il au moins que c’est moi qui ai besoin de lui, tellement besoin de lui ?